PARTY GIRL

Par rochefort.sur.toile, le 5 septembre 2014

 

Semaine du Mercredi 3 au Mardi 9 Septembre

à 20h30  samedi, lundi et mardi
à 18h20 mercredi, samedi, dimanche, lundi et mardi
à 16h15 samedi et mardi et à 13h50 lundi

  • Angélique a soixante ans. Elle aime encore la fête, elle aime encore les hommes. La nuit, pour gagner sa vie, elle les fait boire dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares.Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser.
  • Date de sortie :
    03 septembre 2014
  • Réalisé par :
    Marie Amachoukeli-Barsacq, Claire Burger
  • Avec :
    Sonia Theis-Litzemburger

Critique du Soir
  (Avis de la rédaction)

A un peu plus de soixante ans, Angélique s’accroche

à son boulot d’entraîneuse de cabaret. Cela fait 35 ans qu’elle passe ses nuits à s’effeuiller en dansant et à tenter de faire boire du champagne aux hommes. Loin de se considérer en victime et de faire son labeur nocturne à contrecœur, Angélique assume. Mieux : elle aime sans réserve cette vie de joyeuses débauches. Un soir pourtant, Michel, un de ses clients, lui propose de raccrocher et de l’épouser. La proposition ne manque pas de bon sens. Angélique consulte ses quatre enfants, issus de lits différents. Se prépare pour le mariage. Mais la perspective de cette nouvelle vie finit par l’effrayer. Et si à l’approche du grand jour, Angélique rêve à faire la noce, ce n’est pas forcément celle auprès de Michel.

Sacré film que ce Party girl, réalisé par un trio de cinéastes, dont l’un – Samuel Theis – est le fils d’Angélique Litzenburger. Or c’est précisément de la vraie vie d’Angélique qu’il s’agit ici. Party girl, portrait d’une vieille danseuse de cabaret et mère chaotique de quatre enfants, tient sur papier du docu-fiction. C’est, à en croire la première intéressée, un arrêt sur image totalement biographique. Tout relève de la démarche documentaire. Pourtant, et c’est là le petit miracle du film, quelque chose transcende ici le réel et fait de Party girl un authentique objet de fiction. Aussi troublant que généreux, le film, qui renvoie aux œuvres sur les coulisses des « revues » érotiques (Tournée, d’Amalric, ou Meurtre d’un bookmaker chinois, de Cassavetes), se résume en somme à du ciné-réalité. En se démarquant totalement de la téléréalité, dans la mesure où il est moins voyeuriste que profondément humaniste. Loin de juger sa protagoniste, ou de s’en moquer, la caméra s’en fait ici une tendre amie, en révélant avec beaucoup d’empathie le masque – celui d’une enfant et d’une mamie – de cette sacrée Angélique. Une bien belle réussite.

 

 

 

 

Partagez sur vos réseauxShare on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
Pin on Pinterest
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *