Semaine du 10 au 16 mai à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 10 mai 2017

Cette semaine au tarif Rochefort sur Toile – 6€ tous les jours et toutes les séances – La jeune fille et son aigle, The young lady, et toujours Silence et Aurore 

et

Du 3 au 23 Mai : le cycle Cinéma Espagnol « Visa pour l’Espagne » de Rochefort sur Toile

3 soirées débat – 4 films. 

Pour cette deuxième semaine:

CARMINA, de Paco Leon 

Les séances en version originale sous-titrée

Me.10 Je.11 Ve.12 Sa.13 Di.14 Lu.15 Ma.16

vendredi 12 Mai soirée ciné-débat à 20h15 : AFECTADOS (rester debout) de Sylvia Munt, avec Daniel Lacasa, co-scénariste du film , en visio-conférence depuis Barcelone

Les séances en version originale sous-titrée

Me.10 Je.11 Ve.12 Sa.13 Di.14 Lu.15 Ma.16

vendredi 19 mai : L’HOMME AUX MILLE VISAGES d’Alberto Rodríguez

– pass  « Cycle cinéma espagnol » à 14 euros pour les 4 films – voir: Horaires pour l’ensemble du Cycle

La jeune fille et son aigle, film documentaire américano-britanno-mongol, réalisé par Otto Bell

Synopsis

Dresseur d’aigles, c’est un métier d’hommes en Mongolie. Depuis l’enfance, Aisholpan assiste son père qui entraîne les aigles. L’année de ses 13 ans, elle décide, avec la complicité de son père, d’adopter un aigle pour en faire un chasseur de renards. Parviendra-t-elle à briser les traditions et à se faire accepter par les anciens du village ?

« Une image sublime de beauté, des paysages à couper le souffle et un sujet – la relation entre une adolescente mongole et son aigle dressé pour la chasse – puissant. »
François Forestier (Libération du 12/04/2017) Comme au cinéma

Les séances en version française

Me.10 Je.11 Ve.12 Sa.13 Di.14 Lu.15 Ma.16

Les séances en version originale sous-titrée

Me.10 Je.11 Ve.12 Sa.13 Di.14 Lu.15 Ma.16

The Young lady, film britannique de William Oldroy

Synopsis

1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge.

Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre enfin la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

Première audace bienvenue de ce premier film, l’époque à laquelle il se situe, l’Angleterre du XIXème siècle. Il s’agit donc d’un film en costumes qui voyage sans contestation possible sur les terres d’Emily Bronte et de ses Hauts de Hurlevent, d’ailleurs l’héroïne fougueuse, proche de la nature et de la lande battue par les vents, s’appelle Katherine, est-ce un hasard ? et de l’Amant de Lady Chatterley, la jeune femme mal mariée qui s’étiole dans un quotidien morose et découvre la passion charnelle dans les bras d’un amant palefrenier. Mais la belle ne va pas se contenter de vivre son amour interdit et il vaut mieux ne pas se trouver sur son passage et faire opposition à son désir d’indépendance. Qu’on lui foute la paix sinon…

Adapté d’un roman de la littérature russe de Nikolaï Leskov Lady Macbeth du district de Mtsensk, le réalisateur, jusque là spécialiste de mises en scène de théâtre et d’Opéra livre une œuvre d’une grande beauté esthétique et de façon implacable nous montre l’évolution d’un monstre froid en répétant la scène du lever jusqu’à ce que des grains de sable viennent bloquer les rouages. Sur la route du cinéma

L’une des grandes réussites du scénario écrit par Alice Birch est son habileté à jouer d’une part avec les attentes comme on l’a évoqué, mais aussi avec les ruptures de ton. C’est un film d’horreur qui n’en est jamais un ; c’est un drame costumé… qui ressemble de plus en plus à une comédie noirissime au très mauvais esprit. Car la méchanceté de The Young Lady semble sans limite. Elle n’est pas en roue libre pour autant: plus le film est méchant, plus son héroïne est ambiguë, et plus on s’attache à elle. Voilà un tour de passe-passe pas évident: le récit est à la fois glaçant et jubilatoire et, à partir de personnages enfermés dans leur condition, ne se limite jamais à une seule note – à l’image du dénouement où à la haine misogyne succède le mépris de classe. Porté par une jeune actrice épatante (Florence Pugh), The Young Lady est une belle révélation. Nicolas Bardot

Les séances en version originale sous-titrée

Me.10 Je.11 Ve.12 Sa.13 Di.14 Lu.15 Ma.16

Silence, de Martin Scorcese

Synopsis

XVIIème siècle, deux prêtres jésuites se rendent au Japon pour retrouver leur mentor, le père Ferreira, disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au terme d’un dangereux voyage, ils découvrent un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés. Ils devront mener dans la clandestinité cette quête périlleuse qui confrontera leur foi aux pires épreuves.

La maestria de Martin Scorsese n’est plus à prouver. Quand on découvre Silence, on mesure immédiatement la qualité formelle de l’objet : photographie tout en nuances et décors soignés, direction d’acteurs convaincante. Le début du film est marqué par les fameux « God Watching Shot(s) » chers au réalisateur, des vues en plongée surplombant les personnages qui offrent de magnifiques moments de composition visuelle, et qui suggèrent déjà, sans un mot, le thème principal du film : l’impassibilité du regard divin face aux hommes.

Impossible de remettre en question l’implication du réalisateur dans son projet après 28 ans d’épreuves pour le faire naître, la sincérité de sa démarche, sa générosité également. Scorsese met l’accent sur l’importance de la spiritualité dans la vie de chacun, qu’elle soit religieuse ou non. Une humilité très touchante se dégageait de ce discours. Le film témoigne en effet de véritables questionnements sur la légitimité de la foi catholique qui habitent le réalisateur depuis son enfance, baignée dans le plus strict catholicisme romain. Mais dans la mise en scène grave de ce sujet difficile s’élève en creux une question perturbante : qu’en est-il des autres cultes ? François Labitrie

Les séances en version française

Me.10 Je.11 Ve.12 Sa.13 Di.14 Lu.15 Ma.16

Les séances en version originale sous-titrée

Me.10 Je.11 Ve.12 Sa.13 Di.14 Lu.15 Ma.16

Aurore, film français de Blandine Lenoir

Synopsis

Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

Aurore, ou le portrait moderne et solaire d’une femme de cinquante ans d’aujourd’hui. C’est à l’actrice Agnès Jaoui que la cinéaste Blandine Lenoir a choisi de confier le rôle-titre de son deuxième long-métrage. Parce qu’elle voulait une comédienne connectée à son personnage, en adéquation avec sa personnalité, son esprit, son âge, et sa façon de l’assumer. L’alchimie entre les deux artistes a pris instantanément et a rapidement servi un film traversé par une beauté et une sensibilité de chaque instant, qui participent à le rendre magnifiquement attachant.

Les séances en version française

Me.10 Je.11 Ve.12 Sa.13 Di.14 Lu.15 Ma.16

Aurore vit à La Rochelle avec ses deux filles sur le point de quitter la maison. Elle est séparée de son ex-mari, elle perd son boulot, et seul le spectre de la triste solitude semble se profiler à l’horizon. Comment rebondir ? Comment exister de nouveau quand on n’est plus une jeune femme désirable ou une mère potentielle ? A cet âge où l’homme peut s’enorgueillir d’embrasser le passé et le futur, la femme est brutalement réduite à l’oubli. Nicolas Rieux

Pour les opéras et ballets, 18 euros sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

Partagez sur vos réseauxShare on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
Pin on Pinterest
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *