Du 4 au 10 octobre à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 4 octobre 2017

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, au tarif Rochefort sur Toile – 6€ toutes les séances

Demain jeudi 5 octobre : Kiss and cry de Lila Pinell et Chloé Mathieuen visio-conférence avec la réalisatrice Chloé Mahieu

Les séances en version française

Me.4 Je.5 Ve.6 Sa.7 Di.8 Lu.9 Ma.10

N’oubliez pas de renouveler votre adhésion

BarbaraConfident royal, Kiss and Cry, Petit paysanGauguin – Voyage de Tahiti et Le Redoutable

également les prochains films et les soirées Rochefort sur Toile à venir

Barbara, film français  de Mathieu Amalric

Synopsis

Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l’envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle.

Critique

Comment exalter cette voix ? Comment transmettre l’émotion ravageuse qu’elle procure ? Comment rendre justice au talent et à la personnalité de Jeanne Balibar, actrice moderne par excellence, en l’embarquant dans une entreprise d’imitation qui ne pourra in fine que souligner l’écart entre l’original et la copie ? « C’était, évidemment, le film impossible… Le film qu’il ne fallait pas faire. »

Présenté jeudi 18 mai à Cannes, en ouverture de la section Un certain regard, Barbara accomplit pourtant le miracle de faire revivre la chanteuse à l’écran, de faire monter les larmes aux yeux et de dresser les poils des bras chaque fois que sa voix résonne, tout en laissant pleinement s’épanouir Jeanne Balibar. Isabelle Régnier, Le Monde

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Confident royal, film britannique de Stephen Frears

Synopsis

L’extraordinaire histoire vraie d’une amitié inattendue, à la fin du règne marquant de la Reine Victoria. Quand Abdul Karim, un jeune employé, voyage d’Inde pour participer au jubilé de la reine Victoria, il est surpris de se voir accorder les faveurs de la Reine en personne. Alors que la reine s’interroge sur les contraintes inhérentes à son long règne, les deux personnages vont former une improbable alliance, faisant preuve d’une grande loyauté mutuelle que la famille de la Reine ainsi que son entourage proche vont tout faire pour détruire. A mesure que l’amitié s’approfondit, la Reine retrouve sa joie et son humanité et réalise à travers un regard neuf que le monde est en profonde mutation.

Critique

Le plus odieux de tous n’est autre que l’héritier du trône, le futur Edouard VII, que le comique Eddie Izzard joue avec un mélange irrésistible de componction et de cruauté.

Mais le principal atout de Confident royal reste Judi Dench. La grande dame du théâtre anglais avait porté une première fois la couronne de Victoria dans La Dame de Windsor, pour son premier grand rôle au cinéma, en 1997. Il était, déjà, question d’une relation à scandale de la monarque avec un roturier (son palefrenier écossais). Comme John Madden il y a vingt ans, Stephen Frears la filme en morte-­vivante qui, petit à petit, retrouve le goût de l’existence et son autorité naturelle. Au fil des scènes, Lady Dench multiplie les morceaux de bravoure. Qu’elle joue l’enthousiasme ou la douleur, la colère ou la tendresse, elle est toujours précise, juste. Vraiment royale. Samuel Douhaire, Télérama

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Les séances en version originale sous-titrée

Me.4 Je.5 Ve.6 Sa.7 Di.8 Lu.9 Ma.10

Petit paysan, film français de Hubert Charuel

Synopsis

Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, sa soeur vétérinaire et ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver

Critique

La Semaine de la Critique de Cannes a pour habitude de sélectionner des films au geste radical. Si celui d’Une Vie violente est lié à la narration, la radicalité de Petit paysan est davantage reliée à la caractérisation de son personnage principal. Pierre, éleveur de vaches laitières, est confronté à une épidémie touchant ses bêtes. Ne pouvant se résoudre à perdre son troupeau, il utilise tous les moyens (même les plus radicaux) pour dissimuler ses vaches malades, en premier lieu auprès de sa sœur, vétérinaire.

Petit paysan se situe à mi-chemin entre la chronique naturaliste et le thriller mental. Il démontre même que dans le monde paysan, l’un ne va pas sans l’autre. Hubert Charuel, qui aurait pu devenir paysan s’il avait repris l’exploitation familiale, sait de quoi il parle. Il sait aussi précisément où poser sa caméra car c’est la ferme de ses parents, celle où il a grandi, qui lui sert de décor. Aux acteurs professionnels se mêlent des acteurs non professionnels, amis ou famille du réalisateur, qui apportent encore une touche d’authenticité (et de légèreté) au film.

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Le film d’Hubert Charuel n’essaie jamais de faire de Pierre un héros. Il le montre en décalage constant avec son entourage, ce qui injecte dans le récit une part d’humour bienvenue. Un récit qui devient de plus en plus asphyxiant à mesure que Pierre entre dans l’engrenage infernal du mensonge et de la dissimulation pour protéger ses vaches. L’incursion du film de genre dans le monde paysan transforme alors Pierre en meurtrier sanguinaire dans des scènes filmées de façon extrêmement sèche et presque fantastique. Pierre, éleveur passionné, qui sombre, c’est aussi le symbole des difficultés et des contradictions du monde paysan. Un mélange des genres qui reste très crédible et donne une réelle force à cette peinture passionnée et honnête du travail paysan. Le Passeur critique

Gauguin, Voyage de Tahiti, film français d’Edouard Deluc

Synopsis

1891. Gauguin s’exile à Tahiti. Il veut trouver sa peinture, en homme libre, en sauvage, loin des codes moraux, politiques et esthétiques de l’Europe civilisée. Il s’enfonce dans la jungle, bravant la solitude, la pauvreté, la maladie. Il y rencontrera Tehura, qui deviendra sa femme, et le sujet de ses plus grandes toiles.

Critique

En se concentrant sur le premier voyage à Tahiti en 1891, le film cherche ouvertement à reconstituer la genèse de la période la plus célèbre de l’artiste tout en la contrebalançant d’aspects moins reluisants de sa personnalité comme son caractère autoritaire et machiste. Thomas Choury

Un biopic captivant centré sur le peintre post-impressionniste mort aux îles Marquises en 1903. Un film beau, puissant, rendu d’autant plus éblouissant par la présence d’un Vincent Cassel à son plus haut niveau. Wesley Bodin

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Le Redoutable, film français de Michel Hazanavicius

Synopsis

À Paris, en 1967. Le célèbre réalisateur Jean-Luc Godard tourne son film La Chinoise. La tête d’affiche n’est autre que la femme qu’il aime, Anne Wiazemsky, de 17 ans sa cadette. Ils se sont rencontrés peu de temps avant, sur le tournage du film Au hasard Balthazar de Robert Bresson en 1966. Ils sont heureux, amoureux, séduisants, ils se marient.

À sa sortie, La Chinoise reçoit un accueil assez négatif et cela déclenche chez Jean-Luc une profonde remise en question. À cela vont s’ajouter les évènements de Mai 68. Cette crise que traverse le cinéaste va profondément le transformer. Il va passer d’un statut de réalisateur « star » à celui d’un artiste maoïste hors du système autant incompris qu’incompréhensible.

Critique

Le Redoutable ressemble par endroits à une suite de vignettes, un improbable film à sketch enchaînant les roulades. Si elles sont toutes exécutées avec une révérence maniaque envers l’œuvre Godardienne (la quantité de clins d’œil et d’hommage est renversante), elles peuvent apparaître vaines à qui ne se concentrera que sur le parcours du protagoniste principal.

Car Michel Hazanavicius ne cherche absolument pas le biopic, pas plus qu’il n’entend à faire de son anti-héros un être traversé de véritables enjeux dramatiques. À la manière de Jean Dujardin, il use de Louis Garrel comme d’un effet spécial permanent, une matière plastique, bouffonne, moulin à absurdité d’une précision métronimique, ressort comique inusable, qui passe au lance-flamme non pas un Godard que le film aime (vachement) mais bien une conception de l’intellectuel médiatique dont il est dit qu’elle est vouée à assécher l’artiste et appauvrir la réflexion. Simon Riaux

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Prochainement

En novembre, le cycle : le cinéma d’animation français

Prochaines soirées-rencontres avec Rochefort sur toile

Le jeudi 12 Octobre : La pyramide humaine de Jean Rouch, avec  Nadine Ballot (actrice du film) et Catherine Ruelle (journaliste) pour la présentation du festival « Visions d’Afrique »
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