Du 29 novembre au 5 décembre à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 29 novembre 2017

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, au tarif Rochefort sur Toile, 6€ toutes les séances

*** Notre coup de coeur: Jeune femme, de Leonore Seraille *** également Au-revoir là-haut, d’Albert Dupontel et Corps et âme, d’Iildiko Enyedi

Et à Noter la semaine prochaine <<< suivre ce lien et >>> Film en V.O.

Jeune femme,

de Leonore Seraille

Synopsis

Un chat sous le bras, des portes closes, rien dans les poches, voici Paula, de retour à Paris après une longue absence. Au fil des rencontres, la jeune femme est bien décidée à prendre un nouveau départ. Avec panache.

Critique

Paula, trentenaire ébouriffée, est seule dans Paris. Avec son chat, qu’elle trimballe dans un carton. Ce n’est même pas vraiment son chat, c’est celui de son ex-amant, le photographe qui s’est lassé de capturer son image et l’a poussée dehors. Paula ne possède rien d’autre qu’une énergie farouche et naïve. Pas à pas, ce film délicat (Caméra d’or, meilleur premier film du festival de Cannes 2017) brosse son portrait en mouvement : une avancée instable et fragile, sur un fil de funambule, entre l’envol et la chute, entre l’enfant perdue et la « jeune femme » atypique. Plus que la ligne narrative — une errance, d’une chambre d’hôtel à une chambre de bonne, des rencontres, un petit boulot dans une boutique de lingerie —, c’est ce beau personnage qui retient l’attention. On y retrouve un peu de la drôlerie poignante, le côté clown lunaire d’une Giulietta Masina dans La Strada, mais aussi de l’effritement tragique de Gena Rowlands dans Une femme sous influence. Mais Paula est encore ailleurs, dans le naturel et la sensualité fantasque de son interprète, Laetitia Dosch. En larmes ou en orbite dans ses rêves, en uniforme rose ou perdue dans son grand manteau rouge, la comédienne est la révélation du film. Cécile Mury, Télérama

Le premier film de Léonor Serraille est véritablement un portrait. Il commence par un coup de sang de Paula (Laetitia Dosch) contre une porte fermée puis un long discours sur l’amour et la solitude. Paula part de rien. Elle se construit après sa rupture avec un riche photographe avec qui elle vivait pendant 10 ans. Q.Duforeau

Les séances en version française

Me.29 Je.30 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5

Corps et âme,

d’Iildiko Enyedi

Synopsis

Mária, nouvelle responsable du contrôle de qualité et Endre, directeur financier de la même entreprise, vivent chaque nuit un rêve partagé, sous la forme d’un cerf et d’une biche qui lient connaissance dans un paysage enneigé. Lorsqu’ils découvrent ce fait extraordinaire, ils tentent de trouver dans la vie réelle le même amour que celui qui les unit la nuit sous une autre apparence…

Critique

L’étrangeté arborée par cette comédie romantique lui a déjà attiré quelques suffrages, dont les nôtres et ceux du jury de la Berlinale 2017 qui lui a décerné rien moins que l’Ours d’or. On en avait retenu la confrontation des genres (quelques images évoquant le film d’entreprise ou le documentaire animalier) et sa façon de retenir les sentiments derrière les visages peu expansifs. À revoir le film, cependant, cette étrangeté apparaît comme un principe préétabli, scénarisé et escompté par l’agencement des images, mais qui peine à découler de celles-ci et plus encore de captiver en tant que caractère de cette romance peu commune. Benoît Smith

Les séances en version originale sous-titrée

Me.29 Je.30 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5

Au revoir là-haut

d’Albert Dupontel 

Synopsis

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.

Les séances en version française

Me.29 Je.30 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5

Critique

Au revoir là-haut n’est pas un film de guerre ni même un film sur la guerre mais un film sur l’après-guerre. Par le biais de ces quelques destins d’anciens soldats ayant partagé une même tranchée ou de celui d’une petite orpheline, négligeant alors les personnages secondaires (Émilie Dequenne, Mélanie Thierry, Kyan Khojandi), le récit s’articule autour de la thématique de la reconstruction de soi, qu’elle soit littérale, par le biais de chirurgie plastique, qu’on refuse d’ailleurs, ou au sens (dé)figuré, forgée dans le papier mâché de masques changeants et dans la mise en scène à laquelle chacun s’adonne, comme si le mensonge et la vilenie, même chez nos « héros », étaient les seules manières de survivre au retour dans le monde. Ainsi se fabrique-t-on sa famille au détriment de la vraie et retourne-t-on le profit contre les profiteurs de guerre dans cette histoire qui pisse sur les monuments aux morts comme pour réfuter les valeurs du travail, de la famille et de la patrie, pour mieux construire son monument aux vivants.

 Formellement, Dupontel a mis les petits plats dans les grands et signe un film avec autrement plus de gueule que le précédent. Adieu l’image de téléfilm et les cadrages hasardeux, place à la photo d’époque et aux cadres de BD, à l’esprit cartoon ou du burlesque muet dans les gags et la gestuelle des comédiens, tous réjouissants. Néanmoins, derrière les mouvements audacieux et les gags millimétrés, c’est la direction artistique qui séduit la rétine et marque de façon indélébile, notamment par la poésie de ces masques qui paraissent citer autant le Judex de Franju que les caricaturistes politiques. Robert Hospyan

A noter:

WEEK-END MUSIQUE & CINÉMA – VINCENT LAFONT le 9 décembre à 20h30 – Coupe d’Or

Rencontre avec Daniel Yvinec vendredi 8 décembre à 20h, hall de l’Olympia(théâtre), entrée gratuite

Ciné – concert  KEATON/CHAPLIN – samedi 9 décembre à la Coupe d’Or à 20h 30 

partenariat la Poudrière /Rochefort sur Toile

3 courts-métrages (Charlot rentre tard, la maison démontable et Charlot émigrant) 

Direction artistique Daniel Yvinec,  musiciens Lafont/Poncelet tarif : 7 euros , gratuit – de 14 ans

Film en V.O.

Le Bonhomme de neige, de Tomas Alfredson

Les séances en version originale sous-titrée

Me.29 Je.30 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5

Et toujours

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

p.s. Pour adhérer à Rochefort sur Toile, télécharger votre Bulletin d’Adhésion à partir de http://rochefort-sur-toile.net/adherer-2/

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