Du 6 au 12 décembre à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 4 décembre 2017

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, au tarif Rochefort sur Toile, 6€ toutes les séances

Bienvenue à Suburbicon, de George Clooney, Prendre le large, de Gaël Morel, et Au-revoir là-haut, d’Albert Dupontel 

Et à noter ce week-end : WEEK-END MUSIQUE & CINÉMA – VINCENT LAFONT le 9 décembre à 20h30 – Coupe d’Or

Rencontre avec Daniel Yvinec vendredi 8 décembre à 20h, hall de l’Olympia(théâtre), entrée gratuite

Ciné – concert  KEATON/CHAPLIN – samedi 9 décembre à la Coupe d’Or à 20h 30 partenariat la Poudrière /Rochefort sur Toile

3 courts-métrages (Charlot rentre tard, la maison démontable et Charlot émigrant) 

Direction artistique Daniel Yvinec,  musiciens Lafont/Poncelet tarif : 7 euros , gratuit – de 14 ans

et puis >>> un Film en v.o.

Bienvenue à Suburbicon,

de George Clooney

Synopsis

Suburbicon est une paisible petite ville résidentielle aux maisons abordables et aux pelouses impeccablement entretenues, l’endroit parfait pour une vie de famille. Durant l’été 1959, tous les résidents semblent vivre leur rêve américain dans cette parcelle de paradis. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, entre les murs de ces pavillons, se cache une réalité tout autre faite de mensonge, de trahison, de duperie et de violence… Bienvenue à Suburbicon.

Critique

Comme toujours et par bonheur, les comédies signées Georges Clooney encadrent des observations plus larges sur la société. Suburbicon ne déroge pas à la règle et s’étoffe d’au moins trois grands axes de lecture. Le plus évident, en surface, celui du drame familial, car c’est bien de cela dont on parle! Suburbicon est une sale affaire de meurtre et de dégénérescence dont regorgent les faits divers. Des histoires sans puissance comique en apparence et pourtant, il y a des subtilités à l’écriture et un casting impeccable.

Un tableau tragi-comique. Rire et satire vont de pair, Suburbicon égratigne la classe moyenne blanche américaine, la représentation de l’ordre public, l’institution maritale et la figure paternelle. Néanmoins, nous connaissions les frères Coen plus incisifs et Clooney plus burlesque. Sans pour autant arriver à saturation, il traîne un sentiment de déjà-vu et une performance relativement classique. Bref, l’humour noir vire au gris, et la satire relève de la bienséance … Théo Metais

Sans être une réussite éclatante, le script souffrant des à-coups d’une écriture souvent très prévisible conduisant le spectateur à avoir toujours un ou deux coups d’avance sur l’histoire, Bienvenue à Suburbicon ressemble à un film des frères Coen, plus politisé sous l’impulsion de George Clooney. Mais au-delà d’un fond qui fait office de moteur, le carburant injecté pour le faire fonctionner fait le boulot. Porté par un excellent Matt Damon dans un rôle à contre-emploi et une formidable double Julianne Moore, par un travail de reconstitution soigné, par un cynisme délectable et par exquis mélange des genres entre le rire grinçant et le thriller violent, Bienvenue à Suburbiconest un petit plaisir très agréable à suivre, qui prend un malin plaisir à faire tomber d’une certaine Amérique. Le film aurait sans doute pu être bien meilleur mais il se bonifie comme du bon vin quand on y repense.  Nicolas Rieux

Les séances en version française

Les séances en version originale sous-titrée

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Prendre le large

de Gaël Morel

Synopsis

Edith, 45 ans, ouvrière dans une usine textile, voit sa vie bouleversée par un plan social. Loin de son fils et sans attache, plutôt que le chômage, elle est la seule à choisir de rejoindre son usine délocalisée au Maroc…

Les séances en version française

Critique

A contre-courant du modèle habituel de l’immigration économique, le film porte un regard poignant mais optimiste sans jamais être naïf sur les différences culturelles et la difficulté à les surpasser. Si ce trio impeccable (auquel viendra s’ajouter Ilian Bergala dans le rôle du fils plus complexe qu’il n’y paraît) apporte un éclairage chaleureux à cette fresque humaine, c’est sans conteste Sandrine Bonnaire au jeu expressif nourri de mille nuances qui accorde toutes ses lettres de noblesse à ce portrait de femme sincère. Entre mélancolie et espoir, elle transforme avec grâce un sujet douloureux en un récit apaisant et romanesque dont le lyrisme est encore renforcé par la musique de Camille Rocailleux (qui avait déjà composé la musique de Notre paradis). Claudine Levanneur

Au revoir là-haut

d’Albert Dupontel 

Synopsis

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.

Les séances en version française

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Critique

Au revoir là-haut n’est pas un film de guerre ni même un film sur la guerre mais un film sur l’après-guerre. Par le biais de ces quelques destins d’anciens soldats ayant partagé une même tranchée ou de celui d’une petite orpheline, négligeant alors les personnages secondaires (Émilie Dequenne, Mélanie Thierry, Kyan Khojandi), le récit s’articule autour de la thématique de la reconstruction de soi, qu’elle soit littérale, par le biais de chirurgie plastique, qu’on refuse d’ailleurs, ou au sens (dé)figuré, forgée dans le papier mâché de masques changeants et dans la mise en scène à laquelle chacun s’adonne, comme si le mensonge et la vilenie, même chez nos « héros », étaient les seules manières de survivre au retour dans le monde. Ainsi se fabrique-t-on sa famille au détriment de la vraie et retourne-t-on le profit contre les profiteurs de guerre dans cette histoire qui pisse sur les monuments aux morts comme pour réfuter les valeurs du travail, de la famille et de la patrie, pour mieux construire son monument aux vivants.

 Formellement, Dupontel a mis les petits plats dans les grands et signe un film avec autrement plus de gueule que le précédent. Adieu l’image de téléfilm et les cadrages hasardeux, place à la photo d’époque et aux cadres de BD, à l’esprit cartoon ou du burlesque muet dans les gags et la gestuelle des comédiens, tous réjouissants. Néanmoins, derrière les mouvements audacieux et les gags millimétrés, c’est la direction artistique qui séduit la rétine et marque de façon indélébile, notamment par la poésie de ces masques qui paraissent citer autant le Judex de Franju que les caricaturistes politiques. Robert Hospyan

Film en V.O.

Le Bonhomme de neige, de Tomas Alfredson

Les séances en version originale sous-titrée

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Et toujours

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

p.s. Pour adhérer à Rochefort sur Toile, télécharger votre Bulletin d’Adhésion à partir de http://rochefort-sur-toile.net/adherer-2/

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