Du 7 au 13 février 2018 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 7 février 2018

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, au tarif Rochefort sur Toile, 6€ toutes les séances, Vers la lumière de Naomi Kawase, Cro Man de Nick Park (film d’animation) et Préjudice d’Antoine Cuypers, la prochaine soirée RST le 8 février! Au tarif normal, mais des séances en v.o.

Vers la lumière

de Naomi Kawase

Synopsis

Misako passe son temps à décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescripteur de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre Masaya, un photographe au caractère affirmé dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.

Les séances en version originale sous-titrée

Me.7 Je.8 Ve.9 Sa.10 Di.11 Lu.12 Ma.13

Critique

Avec “Vers la lumière”, Naomi Kawase signe un très joli retour après “Les délices de Tokyo”. En dévoilant l’histoire d’amour naissante entre deux personnages opposés, la cinéaste met en place un récit dans lequel le spectateur se laisse emporter et émouvoir sans difficulté.

Après le très réussi Les Délices de Tokyo, Naomi Kawase met en scène une bouleversante histoire d’amour avec Vers la lumière. Ce nouveau long-métrage porte très bien son titre, tant il symbolise à merveille la quête des deux personnages principaux profondément attachants.

Le message aurait pu engendrer une œuvre mièvre gorgée de passages faciles. C’était sans compter sur la subtilité de Naomi Kawase, qui réalise ici un long-métrage qui donne envie de prendre le temps de regarder autour de soi. C’est d’ailleurs pour cette raison que la lenteur ne suscite à aucun moment l’ennui chez le spectateur. A l’instar de la magnifique composition d’Ibrahim Maalouf, le film ne cesse de surprendre grâce à la bonté et la simplicité qui en émanent. Kevin Romanet

En s’ouvrant à un plus large public, la cinéaste n’oublie pas d’explorer l’intimité de ses personnages. Il y a un regard comme toujours superbe posé sur les humains chez Kawase. Cela peut être des visages en gros plans saisis à la volée dans la rue lors des vifs premiers instants du long métrage. Ce sont au contraire des ombres, celles d’une vieille photo à contre-jour, celle de la mère filmée à chaque apparition comme un spectre qui menace de s’évanouir. Ce sont surtout ses deux personnages principaux, elle qui voit et lui qui entend. La scène d’aveuglement (et celle qui suit, sur le pont) font parties des moments les plus poignants vus ces derniers temps au cinéma. « Rien n’est plus beau que ce qu’on a sous les yeux et qui s’apprête à disparaître » – Kawase incarne cette réplique par sa mise en scène, à travers des personnages qui pourtant ne cherchent pas à séduire. Mais qu’elle baigne dans la douceur de sa lumière, dans une sensibilité qui n’appartient qu’à elle. Le plus beau plan de Vers la lumière, et qui restera comme l’un des plus beaux de sa précieuse filmographie, est précisément celui… d’une photo floue. Nicolas Bardot

Cro Man

de Nick Park  (ANIMATION)

Synopsis

Préhistoire, quand les dinosaures et les mammouths parcouraient encore la terre. L’histoire d’un homme des cavernes courageux, Doug, et de son meilleur ami Crochon, qui s’unissent pour sauver leur tribu d’un puissant ennemi.

Les séances en version française

Me.7 Je.8 Ve.9 Sa.10 Di.11 Lu.12 Ma.13

Critique

Après les grandes théories du Big Bang et de l’évolution, Cro Man nous propose la théorie Aardman : le football aurait été inventé par des hommes préhistoriques au moment où une pluie de météorites s’abattait sur la Terre, détruisant au passage les dinosaures. Et quoi de mieux qu’une météorite encore fumante pour se faire des passes du pied, puis marquer dans des cages en os de tyrannosaures ? Quelques milliers d’années plus tard, en plein Âge de pierre, Doug et les autres membres de sa tribu chassent sereinement le lapin, dans l’ignorance totale du sport autrefois inventé par leurs ancêtres. L’ignorance est finalement ce qui les caractérise le mieux, car ils n’imaginent pas une seule seconde ce qui se dessine au-delà de leur paisible vallée verdoyante : l’Âge de bronze est déjà en marche, prêt à tout écraser sur son passage. Un programme qui semble tout à fait séduisant, mais une question pourtant dérangeante grandit à mesure que le récit avance : et  si la prouesse technique avait pris le pas sur le scénario ? Laetitia Scherier

Préjudice 

d’Antoine Cuypers    

Synopsis

Lors d’un repas de famille, Cédric, la trentaine, vivant toujours chez ses parents, apprend que sa soeur attend un enfant. Alors que tout le monde se réjouit de cette nouvelle, elle provoque chez lui un ressentiment qui va se transformer en fureur. Il tente alors d’établir, aux yeux des autres, le préjudice dont il se sent victime depuis toujours.
Entre non-dits et paranoïa, révolte et faux-semblants, jusqu’où une famille peut-elle aller pour préserver son équilibre ?

Les séances en version française

Me.7 Je.8 Ve.9 Sa.10 Di.11 Lu.12 Ma.13

Critique

voir la page pour la soirée-débat Rochefort sur Toile du jeudi 8 février autour de la séance de 20h15

en partenariat avec l’association Cause Freudienne Aquitania 

Jeudi 8 février à 20h15

PREJUDICE, un film de  Antoine Cuypers avec  Nathalie Baye et Arno

Suivi d’une discussion avec Gérard Seyeux, Psychanalyste à La Rochelle

 Séances en v.o. Pentagon Papers, de Stephen Spielberg

Les séances en version originale sous-titrée

Me.7 Je.8 Ve.9 Sa.10 Di.11 Lu.12 Ma.13

Et toujours

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

p.s. Pour d’autres informations et adhérer à Rochefort sur Toile, naviguer le site au moyen des mots clés et onglets en haut de la page

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