Du 14 au 20 février 2018 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 14 février 2018

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, au tarif Rochefort sur Toile, 6€ toutes les séances, Wonder Wheel de Woody Allen et Cro Man de Nick Park (film d’animation). A noter, les prochaines rencontres RST

Wonder Wheel

de Woody Allen

Synopsis

Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l’effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

Les séances en version française

Me.14 Je.15 Ve.16 Sa.17 Di.18 Lu.19 Ma.20
15h40

Les séances en version originale sous-titrée

Me.14 Je.15 Ve.16 Sa.17 Di.18 Lu.19 Ma.20

Critique

Jamais le cinéaste ne s’est autant approché, par la fiction, de l’événement privé qui a marqué en profondeur son parcours : sa rupture, en 1992, avec Mia Farrow (héroïne de treize de ses films), consécutive à sa relation avec la fille adoptive de l’actrice. Le scénario romance considérablement l’épisode, mais l’analogie s’impose, comme s’il s’agissait pour Woody Allen de livrer son point de vue d’artiste sur cette histoire.

Nous sommes dans les années 1950, à Coney Island, plage du sud de Brooklyn. Plus précisément au cœur du parc d’attractions de la plage. La grande roue du titre, souvent visible à l’arrière-plan, se prête aux métaphores mélancoliques, et notamment celle de la fortune qui passe.

Woody Allen ressemble à cet enfant pyromane, dont les séances de psychothérapie (et les séances de cinéma qu’il réclame) ne soignent pas la tendance à déclencher des incendies partout. Il est aussi, évidemment, le narrateur séducteur qui, pour expliquer ses revirements fatals, n’a que cette formule désinvolte, presque testamentaire : « Le cœur a ses hiéroglyphes… » Louis Guichard

Dès le premier plan, on comprend que le film est hyper soigné et travaillé sur le plan pictural. Jolie surprise pour le casting : Jim Belushi excelle, Justin Timberlake se révèle être plus que convaincant en amoureux menteur (ou l’inverse) face à une Kate Winslet ex-comédienne de théâtre ratée, névrosée et lunatique, mariée à un mari gras qui ne pense qu’à l’amener pêcher.

Derrière ses tirs à la carabine, ses écritures vintages (néologisme) et le plaisir qu’elle donne à ses passants, la grande fête foraine de Coney Island devient rapidement un théâtre où chaque personnage joue sa propre tragédie, pour ainsi dire « theatrum mundi ». La mise en abyme est installée : le spectateur regarde un film où des acteurs jouent leurs rôles, qui consistent à jouer des rôles, qui consistent à mentir à tout le monde, y compris à eux-mêmes. Carlaglt

Cro Man

de Nick Park  (ANIMATION)

Synopsis

Préhistoire, quand les dinosaures et les mammouths parcouraient encore la terre. L’histoire d’un homme des cavernes courageux, Doug, et de son meilleur ami Crochon, qui s’unissent pour sauver leur tribu d’un puissant ennemi.

Les séances en version française

Me.14 Je.15 Ve.16 Sa.17 Di.18 Lu.19 Ma.20
13h45

Critique

Après les grandes théories du Big Bang et de l’évolution, Cro Man nous propose la théorie Aardman : le football aurait été inventé par des hommes préhistoriques au moment où une pluie de météorites s’abattait sur la Terre, détruisant au passage les dinosaures. Et quoi de mieux qu’une météorite encore fumante pour se faire des passes du pied, puis marquer dans des cages en os de tyrannosaures ? Quelques milliers d’années plus tard, en plein Âge de pierre, Doug et les autres membres de sa tribu chassent sereinement le lapin, dans l’ignorance totale du sport autrefois inventé par leurs ancêtres. L’ignorance est finalement ce qui les caractérise le mieux, car ils n’imaginent pas une seule seconde ce qui se dessine au-delà de leur paisible vallée verdoyante : l’Âge de bronze est déjà en marche, prêt à tout écraser sur son passage. Un programme qui semble tout à fait séduisant, mais une question pourtant dérangeante grandit à mesure que le récit avance : et  si la prouesse technique avait pris le pas sur le scénario ? Laetitia Scherier

Prochaines rencontres 

Rochefort sur Toile

jeudi 1er mars à 17h45 : café ciné à la librairies l’Arbre à mots

vendredi 9 mars à 20h15 : Goldstone de Ivan Sen en préambule au festival Rochefort Pacifique

vendredi 23 mars à 20h15 : l’atelier de conversation de Bernard Braustein

 

Et n’oubliez pas de réserver vos billets à l’office de tourisme pour la soirée hommage à Pierre Barouh à la Coupe d’Or le 24 février.

Et toujours

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

p.s. Pour d’autres informations et adhérer à Rochefort sur Toile, naviguer le site au moyen des mots clés et onglets en haut de la page

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