Du 5 au 11 septembre 2018 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 4 septembre 2018

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine du 5 au 11 septembre, Mary Shelley d’Haifa Al Mansour, Guy d’Alex Lutz et toujours My Lady de Richard Eyre, The Guilty de  Gustav Möller, et Blackkklansman de Spike Lee au tarif Rochefort sur Toile : 6€ toutes les séances. Il est temps de renouveler votre adhésion.

Mary Shelley
d’Haifa Al Mansour (2h00)

Synopsis

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

Les séances en version originale sous-titrée

Me.5 Je.6 Ve.7 Sa.8 Di.9 Lu.10 Ma.11

Critique

Ce voudrait être la genèse d’un grand roman fantastique : Frankenstein ou le Prométhée moderne. Contée sur le mode féministe, cette chronique de la jeunesse de Mary Shelley, de ses amours tumultueuses avec le poète Percy Shelley, bénéficie du charisme de son interprète, la gracieuse Elle Fanning. Mais, bien trop académique et lesté de séquences grandiloquentes, le film peine à donner vie à son sujet. Cécile Murry

A force de vouloir toucher donner à ses personnages une fougue cinématographique, le biopic s’est surtout enfoncé dans un académisme pompier. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ce pilier du roman gothique qui a forgé une bonne partie de notre imaginaire moderne méritait sûrement une adaptation plus accomplie. Frédéric Mignard

Guy
d’Alex Lutz (1h41)

Synopsis

Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu’il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui-ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.

Les séances en version française

Critique

On ne sait ce qu’il faut le plus admirer : la justesse des pastiches, la sobriété avec laquelle Lutz recourt aux documents d’époque – scopitone, extraits d’émissions de variétés – ou, sur un registre plus ambitieux, sa tentative de saisir, avant qu’elle ne disparaisse, une certaine manière d’être un homme. Se refusant presque trop systématiquement aux paroxysmes (la relation entre le fils caché et le père se gonfle de non-dits jusqu’à la fin du film), Alex Lutz procède par expressions un peu désuètes, par gestes d’un autre temps. Il peut compter aussi sur un entourage hors pair : Nicole Calfan est parfaite en ancienne combattante des guerres du Top 50, attachée de presse d’une fidélité indéfectible. Elodie Bouchez et Dany se partagent le rôle d’Anne-Marie, reine des nuits dans les années 1980 devenue entrepreneuse de fitness.

Il faut assortir ces louanges d’un avertissement : le risque de l’hyperréalisme est d’être touché par la contagion des maux dont souffre l’objet représenté. Et si l’on s’est ennuyé d’innombrables samedis soirs devant les émissions de variétés du service public, si l’on redoute de voir la télévision allumée le dimanche après-midi lors d’une visite familiale (Michel Drucker tient ici son propre rôle), il faudra surmonter ces phobies pour profiter de l’intelligence diabolique de Guy.  Thomas Sotinel

My Lady
de Richard Eyre (1h46)

Synopsis

Faut-il obliger un adolescent à recevoir la transfusion qui pourrait le sauver ? Fiona Maye, Juge de la Haute Cour, décide de lui rendre visite, avant de trancher. Leur rencontre bouleversera le cours des choses.

Les séances en version française

Me.5 Je.6 Ve.7 Sa.8 Di.9 Lu.10 Ma.11

Les séances en version originale sous-titrée

Me.5 Je.6 Ve.7 Sa.8 Di.9 Lu.10 Ma.11

Critique

Tiré du best-seller de Ian McEwan, à qui l’on doit également l’intrigue de Reviens-moi, My Lady vaut principalement pour la performance magistralement nuancée de son actrice principale, Emma Thompson. L’actrice y est Fiona Maye, une Juge de la Haute Cour, spécialisée dans les affaires familiales. Rompue aux décisions façon jugement de Salomon, elle doit cette fois décider du sort d’un jeune témoin de Jéhovah qui refuse une transfusion qui pourrait lui sauver la vie et, en même temps, faire face à la déliquescence de son mariage. Si la réalisation de Richard Eyre ne fait rarement mieux que le téléfilm BBC moyen, l’interprétation tout en retenue et en silences pesés de l’actrice dégage une intensité qui n’est renforcée que par le jeu ardent du jeune Fionn Whitehead incarnant l’adolescent bouleversé. Perrine Quennesson

The Guilty
de  Gustav Möller (1h25)

Synopsis

Une femme, victime d’un kidnapping, contacte les urgences de la police. La ligne est coupée brutalement. Pour la retrouver, le policier qui a reçu l’appel ne peut compter que sur son intuition, son imagination et son téléphone.

Les séances en version française

Me.5 Je.6 Ve.7 Sa.8 Di.9 Lu.10 Ma.11

Les séances en version originale sous-titrée

Me.5 Je.6 Ve.7 Sa.8 Di.9 Lu.10 Ma.11

Critique

Prix de la Critique lors du Festival International du Film Policier de Beaune 2018, The Guiltyest un exercice de style parfaitement exécuté. Un huis-clos aussi captivant que bouleversant dans lequel l’acteur danois Jakob Cedergren apparaît plus électrisant et charismatique que jamais. Du très grand art, et accessoirement du très beau cinéma danois. Wesley Bodin

Blackkklansman  – J’ai infiltré le Ku Klux Klan
de Spike Lee  (2h16)

Synopsis

Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l’histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions

En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d’en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le « Grand Wizard » du Klan, David Duke, enchanté par l’engagement de Ron en faveur d’une Amérique blanche. Tandis que l’enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu’une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d’aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre.

Les séances en version française

Me.5 Je.6 Ve.7 Sa.8 Di.9 Lu.10 Ma.11

Les séances en version originale sous-titrée

Me.5 Je.6 Ve.7 Sa.8 Di.9 Lu.10 Ma.11

Critique

BlacKkKlansman est tout à la fois un polar avec flic undercover, une comédie campagnarde à la Coen, un brûlot anti-Trump (avec force clins d’œil à l’actu et une coda glaçante sur les images des rassemblements racistes de Charlottesville), une dissertation méta sur l’histoire de la représentation des Noirs dans le cinéma américain (extraits de Naissance d’une nation et Autant en emporte le vent, conversations sur la blaxploitation, apparition émotion de Harry Belafonte…). Sans doute un peu trop pour un seul film. Paradoxalement, c’est aussi cette dispersion thématique et esthétique, cette incapacité de Lee à choisir entre ses activités de cinéaste et d’éditorialiste, qui font le charme bizarre, un peu malade, du film, traversé de vraies fulgurances (l’« épiphanie » du héros à un meeting du Black Panther Stokely Carmichael). Un objet finalement aussi foutraque et intrigant que… la carrière de Spike Lee elle-même.  Frédéric Foubert

Il est temps de renouveler votre adhésion à Rochefort sur Toile pour la saison 2018-2019 – vous pouvez utiliser le même formulaire que pour 2016 !!! ici >>>> formulaire de d’adhésion
Et toujours : Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile.
Pour d’autres informations , naviguez le site au moyen des mots clés et onglets en haut de la page.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *