Du 16 au 22 janvier 2019 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 16 janvier 2019

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine du 16 au 22 janvier 2019, Être plutôt qu’avoir ?d’Agnès FouilleuxNos batailles  de Guillaume Senez, et toujours Les invisibles de Louis Julien Petit et Une affaire de famille de Hirokazu Kore Eda  au tarif Rochefort sur Toile : 6€ toutes les séances

Pour votre agenda cette semaine :

Jeudi 17 janvier à 19h Apéro-ciné à la Brasserie des Demoiselles (<<< notez le changement de lieu) – Place Colbert

Apéro-ciné : venez parler cinéma avec d’autres passionnés. Thème du soir : « L’heure de colle – l’école au cinéma »

Vendredi 18 janvier à 20h à l’Apollo Ciné 8 Ciné-débat : « Être plutôt qu’avoir »

Documentaire de Agnès Fouilleux avec Christine Cadoret de l’office central de coopération à l’école OCCE 17

Être plutôt qu’avoir 

Documentaire d’Agnès Fouilleux (1H28)

Synopsis

Quels citoyens notre société marchande et hyperconnectée forme-t-elle pour demain ? Quelles alternatives pourrait-on souhaiter pour mieux répondre aux enjeux à venir, quelles valeurs souhaite-t-on transmettre aux enfants ?

Bâtir la confiance en soi dans la relation, apprendre la coopération pour mieux faire société, connaitre la nature pour mieux appréhender les enjeux à venir, voilà ce que proposent les pédagogies actives…

Comme le disait Nelson Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde…

Et le souhaite-t-on vraiment ? Pour plus d’info voir >>>> la page sur la soirée ciné-débat

Les séances en version française

Me.16 Je.17 Ve.18

Sa.19 Di.20 Lu.21 Ma.22

Critiques

« Des exemples passionants,(…) des intervenants éclairants… » Les Fiches du cinéma

« Un panorama des pédagogies actives «  Le Monde

« Est-ce un remède à l’individualisme ambiant et à la consommation effrénée ? » Télérama

 » Un regard vivifiant sur les enjeux de l’école. Très documenté et construit, le film invite à réfléchir et à agir « 
Écran Total.

« Un film très documenté avec plusieurs pistes de réflexion très intéressantes, comme l’enfermement des enfants en classe et les écrans »
La Ligue de l’enseignement – FOL -Mission Nationale Cinéma

Nos batailles

Drame de Guillaume Senez (Belgique, 1h38)

Synopsis

Olivier se démène au sein de son entreprise pour combattre les injustices. Mais du jour au lendemain quand Laura, sa femme, quitte le domicile, il lui faut concilier éducation des enfants, vie de famille et activité professionnelle. Face à ses nouvelles responsabilités, il bataille pour trouver un nouvel équilibre, car Laura ne revient pas.

Les séances en version française

Me.16

Je.17

Ve.18

Sa.19

Di.20

Lu.21

Ma.22

Critiques

Ce beau film sensible et vibrant, sélectionné à la Semaine de la critique du dernier Festival de Cannes, s’ouvre sur le cas d’un des col­lègues d’Olivier, jugé trop vieux, trop faible, plus assez performant. L’en­treprise n’a pas le temps de le licencier : l’homme se suicide avant. Ce drame inaugural, comme une blessure ouverte d’emblée, donne le ton du film : un équilibre fragile, mais digne­ment tenu, entre les grandes douleurs et la grisaille quotidienne, entre la chaleur des liens affectifs et les froides rigueurs des vies ordinai­res, tout un maillage de contraires et de con­traintes, d’injustices, de colè­res, de tendresses et d’usure. Ce suicide, autour duquel tous se rassemblent et tentent de se soutenir, a-t-il joué un rôle dans le départ de la femme d’Olivier ? Partir, pour ne pas se laisser dévorer par le murmure insistant de la dépression, était peut-être le seul choix possible.

Olivier, c’est Romain Duris, dans l’un de ses plus beaux rôles à ce jour. Il habite avec ferveur ce héros faillible, pivot essentiel, profondément vrai et attachant, au croisement de l’intime et du social. Rares sont, aujourd’hui, les œuvres qui mêlent si bien les réalités, celles du dedans et du dehors, la chronique d’une famille ébranlée et le tableau des solidarités et des tensions au sein d’une entreprise, qui compte, ici, bien plus qu’un décor. Nos batailles est un film subtil et fort sur le monde du travail, ses flux d’énergie quotidienne, ses cahots, mais aussi les violences sournoises du management moderne.

D’un bout à l’autre tout sonne juste : l’affection électrique entre Olivier et sa sœur, comédienne (Lætitia Dosch, lumineuse), la détresse rêveuse des deux bambins, l’autre fratrie du récit… Tour à tour, chacun à sa manière, ces personnages attachants chancellent, tombent et se relèvent, pour appren­dre à livrer, ensemble, toutes leurs batailles.​​​​​  Cécile Mury – Télérama

Ce n’est pas la première fois que Romain Duris change de peau et surprend. C’est un peu caricatural, mais peut-être le réalisateur a-t-il voulu souligner ce paradoxe au sein du couple hétérosexuel contemporain : nombre d’hommes sont tout à fait capables de tenir des discours égalitaires, mais, dans les faits, bien souvent les vieux schémas prennent le dessus. Soit parce que l’homme ne s’autorise pas à rentrer plus tôt du travail, soit parce que certaines femmes pensent pouvoir cumuler le rôle de la mère « parfaite » et de la professionnelle accomplie… Mais c’est usant, ça ne marche pas toujours, Wonder Woman de toute façon n’existe que dans les bandes dessinées, et, un beau jour, elle s’échappe et disparaît au coin de la page. Fin de l’histoire ?Dans Nos batailles, le récit continue. C’est la sœur, fantasque à souhait (Lætitia Dosch fait merveille) qui découvre la vie de famille et lance à moitié hilare à son frère : « Putain, je comprends qu’elle soit partie ! » C’est la mère qui finit par raconter qu’elle aussi a rêvé de quitter la bulle… La planche à dessins se remplit de cases dont Olivier ne soupçonnait pas l’existence. La sphère professionnelle, où règnent la précarité, quelques coups bas et rebondissements cyniques, lui réserve aussi des surprises.Le tissage de l’intime et du social se resserre lorsque Olivier et sa sœur confrontent leurs choix, l’un étant salarié permanent, l’autre intermittente du spectacle, cumulant des heures de travail avec des employeurs différents… C’est l’une des scènes les plus abouties, où les acteurs trouvent ce parler naturel que cherchait le réalisateur, avec une mise en scène tout à la fois calibrée et improvisée. Ce n’est pas la première fois que Romain Duris change de peau et surprend. Dans Nos batailles, Guillaume Senez a (presque) réussi à lui faire tomber son masque de charmeur au sourire automatique, tout en lui donnant le beau rôle. Clarisse Fabre – Le Monde

Les invisibles

Comédie de Louis-Julien Petit, France,  1h42

Synopsis

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Me.16

Je.17

Ve.18

Sa.19

Di.20

Lu.21

Ma.22

Critiques

Contre l’avis du maire, des assistantes sociales hébergent des femmes SDF. Une comédie sociale savoureuse où ces « invisibles » tiennent leur propre rôle.

Lady Di, Brigitte Macron, Beyoncé et les autres trépignent devant les grilles de L’Envol. Enfin, pas les vraies, mais des sans-abri qui se choisissent un pseudonyme lorsqu’elles viennent trouver un peu de répit dans ce centre d’accueil de jour pour femmes dans le Nord. Une douche, un café, quelques heures au chaud. Elles saisissent aussi la main que leur tendent les travailleuses sociales Audrey et Manu, et les bénévoles comme Hélène. Mais un jour, le couperet tombe : seulement 4 % des femmes accueillies à L’Envol ont réussi à se réinsérer. Bien trop peu pour la municipalité, qui « ne peut plus continuer à dépenser sans résultats » et en conclut qu’il faut fermer le centre. Manu et Audrey décident d’y installer clandestinement un atelier thérapeutique et un dortoir…

Cinq ans après son premier long métrage, Discount, dans lequel les employés d’un supermarché low cost se rebiffaient, Louis-Julien Petit orchestre l’acte deux d’une désobéissance civile jubilatoire. Avec Les Invisibles, il réussit un tour de force : transposer une saisissante matière documentaire sur le quotidien des femmes sans domicile fixe (1) en pétillante comédie sociale. Tout sonne juste. Le casting, porté par quatre attachantes figures de résistantes : Audrey Lamy et Corinne Masiero, si sincères en assistantes sociales risque-tout, Déborah Luku­muena, exquise tornade, et Noémie Lvovsky, parfaite « Bree Van de Kamp de Roubaix » (la bourgeoise bien comme il faut de la série Desperate Housewives) dont le couple vole en éclats… A leurs côtés, on découvre Dalida ou Edith Piaf, une dizaine de femmes qui, toutes, ont connu la grande précarité ou la rue et, pour beaucoup, tiennent ici leur premier rôle, parfois inspiré de leur propre vie. Dirigées avec humour et filmées avec cœur, elles se révèlent. Marie-Hélène Soenen, Télérama

Ce film, aussi dur et dramatique soit-il, est un feel good movie. Le spectateur en ressort grandi, heureux et plein d’espoir, riche de réelles solutions proposées à des gens qui sont dans la misère, et cela, pour tous les types de profils. Vient s’ajouter à cela une peinture d »une administration française compréhensive et non-systématiquement diabolisée, ainsi qu’une histoire d’amour aussi improbable que mignonne.

Ce film est l’occasion également de mieux comprendre le travail des différents acteurs de ce secteur et la place de la loi et de la norme. Il est alors possible de mieux comprendre pourquoi certaines décisions sont prises, qui semblent absurdes. Il s’agit ici de faire comprendre pourquoi l’aide doit être organisée et ne peut être que sporadique. Car comme quand César donnait du pain et des jeux à ses foules pour leur faire oublier la famine, la misère et les morts incessantes des soldats dans ses conquêtes, l’aide qui consiste à donner le gîte et le couvert pour un jour à un sans-abri n’est pas vraiment une aide, mais peut-être même constituer un risque de handicap.

« Les invisibles » est un film essentiellement féminin. Et il est peut-être dommage de noter qu’une partie du salut final vient d’un personnage masculin, alors que tout le combat a été mené par des femmes. Les hommes sont peu développés et représentent souvent des stéréotypes, mais ce sont eux qui apportent une touche comique au film. Abus de ciné

Une affaire de famille

Drame de Hirokazu Kore-Da (Japon) 2h01, Palme d’Or Cannes 2018

Synopsis

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

Les séances en version originale sous-titrée

Me.16 Je.17

Ve.18

Sa.19

Di.20 Lu.21

Ma.22

Critiques

Venu du cinéma documentaire, Hirokazu Kore-Eda a développé un sens de l’observation rare qu’il transmet à ses acteurs, tous parfaits, de la grand-mère Kirin Kiki aux enfants. C’est d’une humanité rare, avec une écriture délicate et sensible qui ne force jamais le trait et sème des petits cailloux dans le récit que l’on récupère par la suite. La mise en scène est discrète mais Hirokazu Kore-Eda place toujours la caméra au bon endroit, comme cette scène magnifique du bus qui nous aura fait couler nos premières larmes de Cannes en mai dernier. Sous le vernis de la chronique familiale grand public se cache aussi un vrai discours politique. Hirokazu Kore-Eda témoigne son affection pour des déclassés de la société japonaise qui luttent pour joindre les deux bouts, parfois en volant, souvent en travaillant pour un salaire de misère. Une scène terrible montre ainsi deux employées à qui l’on demande de choisir celle qui va garder son travail… Mais si l’argent manque au foyer reconstitué, l’amour, lui, a toujours droit de cité. Magnifique. Yannick Vely, Paris Match« C’est pas un enlèvement, puisqu’on ne demande pas de rançon. » C’est ainsi, en une phrase et deux haussements d’épaules, que la question est réglée : la petite voisine, 5 ans et une belle collection de bleus et de brûlures sur la peau, vient de trouver un nouveau foyer. Cette mouflette, Osamu, maigrichon entre deux âges, vif et malin, l’a quasiment ramassée dans la rue. Il l’a croisée, livrée à elle-même, alors qu’il revenait d’un raid de ravitaillement au supermarché (sans passer à la caisse, et en oubliant de piquer le shampooing), avec son propre fils préadolescent.L’adorable Cosette japonaise ne perd pas au change : la famille dans laquelle elle est aussitôt absorbée, réchauffée et câlinée est un vrai cocon de tendresse, encore qu’elle ne corresponde pas (du tout) aux normes classiques en matière d’éducation… Papa vole à l’étalage, aidé par son gamin, lequel ne fréquente aucune école. Maman fait les poches des clients dans la blanchisserie industrielle où elle travaille, et la fille aînée s’exhibe dans un peep-show, déguisée en écolière. Tout ce petit monde attachant, tranquillement amoral, s’entasse au jour le jour chez Mamie, elle-même plutôt douée pour l’arnaque.La vie déborde de partout dans la baraque encombrée qui abrite la tribu. Ce décor étroit, surchargé de vieux tissus et de machins en plastique, ressemble à une dérisoire caverne aux trésors — le butin de la misère, à peine mieux que le contenu d’un chariot de clochard. Hirokazu Kore-eda lui donne un aspect presque organique, il le construit comme un nid d’oiseau fait de bribes et de brindilles chapardées, à la fois protecteur et fragile, inconfortable et douillet. Les délinquants lumineux qui habitent ce capharnaüm lui ressemblent : des vies émouvantes, cocasses, agglomérées, bricolées, mais étrangement solides.Cécile Mury, Télérama

Adhérer à Rochefort sur Toile pour la saison 2018-2019 !!! ici >>>> formulaire de d’adhésion

Et toujours :

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile.
Pour d’autres informations , explorez le site au moyen des mots clés et onglets en haut de la page.

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