Du 1 au 7 mai 2019 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 2 mai 2019

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine du 1 au 7 mai 2019, Le vent de la liberté de Michael Bully HerwigLiz et l’oiseau bleu de Naoko Yamada et toujours La lutte des classes de Michel LeclercMonsieur Link  de Chris Butler et Dumbo de Tim Burton, au tarif Rochefort sur Toile : 6€ toutes les séances

Le vent de la liberté

thriller historique allemand de Michael Bully Herbig (2h06 vost et vf)

2 prix et 2 nominations au festival 2 cinéma de Valenciennes 2019; 1 prix au festival international du film d’histoire de Pessac 2018

Synopsis

1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest. Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière. Une histoire incroyable. Une histoire vraie.

Séances en Version Française (VF)
Me.1 Je.2 Ve.3 Sa.4 Di.5 Lu.6 Ma.7
19h50 20h00 15h25 19h50 19h50 15h25
Séances en Version Originale (VO)
Me.1 Je.2 Ve.3 Sa.4 Di.5 Lu.6 Ma.7
15h25 19h50 19h50 15h25 19h50

Critiques

Le réalisateur allemand Michaël Bully Herbig, spécialiste des divertissements télévisuels et des comédies à succès, sidéré par le peu d’intérêt de la jeunesse pour l’histoire de l’Allemagne de l’Est, s’appuie sur les témoignages des membres encore vivants des deux familles qui ont vécu il y a tout juste quarante ans ces événements, pour faire revivre tout un pan de l’histoire de son pays en relatant, non sans humour, les péripéties rocambolesques de citoyens bien décidés à retrouver leur liberté à l’Ouest. Après avoir lu un reportage sur un festival de montgolfières, Peter et Doris Strelzyk et leurs amis Petra et Günter Wetzel envisagent de s’évader en ballon. Construire une montgofière ne paraît pas si difficile pour Peter, qui a reçu une formation de technicien aéronautique et possède de bonnes notions de physique et de mathématiques. Plus téméraires que leurs amis, les Strelzyk et leurs enfants tentent seuls un premier décollage qui se solde par un échec et laisse assez de traces pour lancer la Stasi à leur trousse. Si elle parvient à remonter jusqu’à eux, ce sera la prison pour les parents et le placement en foyer pour les enfants. Il faut donc trouver très très vite le moyen de renouveler l’expérience. Pour cela, leurs amis décident de les aider et de partir avec eux.

Certes, le dénouement est connu. Pourtant, on tremble avec ces malheureux emprisonnés suffocant sous leur couvercle, malgré quelques longueurs ou ellipses difficilement crédibles, mais que l’on admet comme telles au nom de l’authenticité annoncée et de l’aspect rocambolesque recherché. Le récit reste vif de bout en bout et nous bouscule sans drame ni minauderie entre aventure historique, thriller et film policier. Pour nous faire vivre au plus près cette évasion considérée comme la plus spectaculaire de l’Allemagne de l’Est, le réalisateur s’attache à restituer les moindres détails de cette oppression permanente à laquelle il faut échapper, de la peur qui pousse à se méfier de tout le monde, y compris de ses enfants, mais aussi de la tension qui entoure les préparatifs du départ.
Une histoire authentique qui, à l’heure de la montée des extrêmes et du repli sur soi, rappelle qu’il est impératif de veiller à ce que jamais le souffle de la liberté ne se détourne de nos démocraties. Claudine Lavanneur pour àVoiràLire

C’est ce genre de film où l’on sursaute même quand quelqu’un frappe doucement à la vitre de la voiture. « Le Vent de la liberté » n’est pourtant pas un film d’horreur, mais un long-métrage inspiré d’une histoire vraie, celle d’une famille d’Allemagne de l’Est qui, en 1979, s’est construit une montgolfière pour passer illégalement en Allemagne de l’Ouest.

Rythmé par une musique oppressante, « Le Vent de la liberté » a une toile de fond politique – il évoque certains aspects de la dictature communiste en RDA –, mais c’est en fait un véritable thriller nourri de rebondissements. On est suspendus au destin de cette famille qui risque sa vie, se retrouve poursuivie par la Stasi (le service de police politique de la RDA) et mise en danger de l’intérieur.

Une histoire incroyable et très émouvante, servie par une mise en scène haletante. Catherine Balle pour Le Parisien

Liz et l’oiseau bleu

film d’animation japonais de Naoko Yamada (1h30 animation – vf et vost)

Synopsis

Nozomi est une jeune femme extravertie et très populaire auprès de ses camarades de classe, doublée d’une talentueuse flûtiste. Mizore, plus discrète et timide, joue du hautbois. Mizore se sent très proche et dépendante de Nozomi, qu’elle affectionne et admire. Elle craint que la fin de leur dernière année de lycée soit aussi la fin de leur histoire, entre rivalité musicale et admiration. Les 2 amies se préparent à jouer en duo pour la compétition musicale du lycée Kita Uji. Quand leur orchestre commence à travailler sur les musiques de Liz und ein Blauer Vogel (Liz et l’Oiseau Bleu), Nozomi et Mizore croient voir dans cette oeuvre bucolique le reflet de leur histoire d’adolescentes.
La réalité rejoindra-t-elle le conte ?

Séances en Version Française (VF)
Me.1 Je.2 Ve.3 Sa.4 Di.5 Lu.6 Ma.7
13h30 13h30 13h30 13h30 11h00 13h30 13h30
18h00 18h00
Séances en Version Originale (VO)
Me.1 Je.2 Ve.3 Sa.4 Di.5 Lu.6 Ma.7
18h00 18h00 18h00

Critiques

Le film est centré sur la relation entre Mizore et Nozomi, deux camarades du même lycée appartenant au club de musique classique. Le thème musical n’est pas une première pour Naoko Yamada, ni pour Kyoto Animation puisque leur partenariat avait déjà donné lieu à K-On, une adaptation animé au succès considérable qui raconte les péripéties d’un groupe de musique, formé là aussi par des lycéennes. Le sujet n’est pas usurpé car la bande originale du film fait appel à des mélodies sensiblement plus recherchées que la moyenne des animés japonais : cuivres, percussions, piano, flûte… beaucoup d’instruments se mêlent dans des envolées oniriques rappelant un peu l’illustre Fantasia de Disney.

Plutôt introvertie, Mizore éprouve un attachement fou pour Nozomi, fille plus expressive et qui l’a tirée de la solitude par son empathie. Elle voit donc Nozomi comme un idéal et veut être avec elle le plus possible. Mais l’inverse est également vrai et les deux vont se jalouser quand l’autre commence à se lier d’amitié avec d’autres filles. Leurs dissensions sont d’autant plus terribles que le spectateur ressent terriblement l’affliction de Mizore, par la réalisation exceptionnelle, le travail de la caméra et le choix très pertinent de la musique de fond. On s’identifie facilement à l’héroïne principale et Naoko Yamada arrive à nous serrer le cœur presque aussi bien que Makoto Shinkai dans Your Name.

On apprend assez vite que Liz & l’Oiseau Bleu est en réalité un conte. Thème du concours national que prépare le club de Mizore, il se pose en allégorie de la relation entre les deux filles. Le spectateur est alors confronté à un certain suspense, puisque l’histoire du livre en question finit de manière tragique : Liz et l’oiseau bleu se séparent à la fin. Liz & l’Oiseau Bleu est d’ailleurs narré, tel un film dans le film, par des séquences ponctuelles. Liz, une jeune fille solitaire habitant loin de tout rencontre un jour une fille aux cheveux azur, avec qui elle se lie d’amitié mais qui s’avérera en réalité être un oiseau bleu.Le dénouement renverse un peu les rôles, car on y voit Mizore qui parvient de plus en plus à se lier aux autres. Son parcours psychologique à travers le film, et notamment ses échanges avec Ririka (un autre camarade du club plus jeune) apporte une morale frappante sur le thème de l’amitié. Nozomi apparaît moins sûre d’elle et le film explore alors les tréfonds de la jalousie, ces sentiments qu’on a malgré nous et qui planent comme une ombre sur notre vie relationnelle. Liz & l’Oiseau Bleu est un peu le moyen d’exorciser ces rancœurs.

Voyage visuel et musical particulièrement agréable aux sens, Liz & l’Oiseau Bleu est une belle histoire d’amitié. Elle s’inscrit plutôt bien dans une tradition de l’animation nippone centrée sur le relationnel et l’émotionnel. Avec ses personnages sidérants d’humanité et sa réalisation impeccable, c’est une sortie de choix pour les fans d’animation japonaise. SymaNews

La lutte des classes

Comédie française de Michel Leclerc (1h44)

Synopsis

Sofia et Paul emménagent dans une petite maison de banlieue. Elle, brillante avocate d’origine maghrébine, a grandi dans une cité proche. Lui, batteur punk-rock et anar dans l’âme, cultive un manque d’ambition qui force le respect ! Comme tous les parents, ils veulent le meilleur pour leur fils Corentin, élève à Jean Jaurès, l’école primaire du quartier. Mais lorsque tous ses copains désertent l’école publique pour l’institution catholique Saint Benoît, Corentin se sent seul. Comment rester fidèle à l’école républicaine quand votre enfant ne veut plus y mettre les pieds? Pris en étau entre leurs valeurs et leurs inquiétudes parentales, Sofia et Paul vont voir leur couple mis à rude épreuve par la « lutte des classes ».

Séances en Version Française (VF)
Me.1 Je.2 Ve.3 Sa.4 Di.5 Lu.6 Ma.7
15h40 13h30 13h30 15h35 15h40 13h30 13h30
20h15 20h15 20h15 20h15 20h15 20h15

 

Critiques

Presque dix ans après Le nom des gens, Michel Leclerc repart au combat avec les mêmes armes : pertinence, humour, tolérance et loufoquerie. A travers ce titre à double lecture, il s’interroge sur l’école qui ne remplit plus son rôle d’ascenseur social et sur les tensions communautaires qui en découlent, mettant à mal les idéaux d’égalité chers aux générations précédentes.
Vêtu de son éternel Perfecto, la démarche chaloupée, Paul (Edouard Baer) cultive son image d’ancien batteur punk, à tendance anar. Indifférent à la réussite sociale et au regard des autres, il s’accroche désespérément à ses idées de gauche, celles d’une gauche révolue et refuse de toute son âme de se conformer aux diktats de cette société à pensée unique obligatoire, quitte à s’embourber dans ses propres contradictions.

A son grand dam, Sofia (Leïla Bekhti), jeune femme issue de l’immigration qui a gravi les échelons de la réussite, forme avec lui un couple communément appelé bobo. Elle est avocate et c’est elle qui fait vivre la famille. Elle revient dans la banlieue populaire de son enfance mais elle a changé de classe sociale, ce qui la place entre deux mondes et la met d’autant plus mal à l’aise que son fils Corentin est pris pour le « petit Blanc », plutôt destiné à l’école privée selon les nouveaux codes communautaires en vigueur . Paul découvre alors que le monde, en changeant aussi radicalement, l’a fait changer de case. Il n’est plus le gaucho qui faisait peur aux bourgeois : il est le bourgeois, et ça lui est insupportable. Mais finalement être systématiquement contre tout, est-ce bien la meilleure solution pour sortir de cette situation complexe ?

Sans aucun cynisme, Michel Leclerc prend un malin plaisir à grossir les traits de caractère de ses personnages jusqu’à la limite de la caricature pour nous amuser de leurs incohérences et nous les rendre plus proches. Sur un ton gentiment provocateur mais toujours bienveillant, il aborde bon nombre de sujets brûlants : la religion, le voile, le harcèlement scolaire, la formation des enseignants, le repli sur soi… et réussit même l’exploit de ne jamais se prendre les pieds dans l’écueil de la pesanteur.

Entouré d’une flopée de rôles secondaires récréatifs, Edouard Baer (qui a récemment obtenu le prix d’interprétation masculine au Festival 2 Valenciennes) délaisse son habituel registre de séducteur bien sous tous rapports pour se glisser avec un bonheur communicatif dans la peau de ce libertaire propre à susciter à la fois attachement et agacement, tandis que Leïla Bekhti apporte équilibre et conviction à Sofia plutôt tournée vers la défense des minorités et au parcours bien différent de celui de son compagnon. La mixité tant culturelle que politique de leur couple donne naissance à un duo inattendu et touchant. C’est donc sans difficulté que l’on partage le regard plein de tendresse que posent les auteurs du film sur ces êtres si imparfaits qu’ils créent instantanément reconnaissance et empathie.
Si La lutte des classes est avant tout une comédie divertissante, elle nous invite aussi, sans aucune idée moralisatrice, à une réflexion toute de douceur et d’humour sur l’avenir de nos valeurs républicaines.  Claudine Lavanneur – àVoiràLire

Ecole publique ou privée ? Le cinéaste du Nom des gens confronte les idéaux d’un couple de bobos au réel. Et décape les clichés avec fantaisie.

Cela va bientôt faire dix ans que Michel Leclerc et sa coscénariste Baya Kasmi ont commis Le Nom des gens, fable revigorante sur l’engagement — à gauche toute — et l’héritage politique laissé aux enfants. Le film ruait dans les brancards socialistes, déjà flageolants à l’époque. Les militants étaient encore sous le choc de l’abandon de Lionel Jospin, de la montée du Front national… Depuis ont eu lieu les attentats contre Charlie Hebdo et ceux du Bataclan, et « gauche » et « droite » ne veulent plus dire grand-chose… Comment vivre sans repères quand on s’est toujours abrité derrière des étiquettes rassurantes ?

Paul (Edouard Baer, parfait) est un rebelle, un pirate, quadra qui porte fièrement son blouson de cuir et se maquille encore les yeux en noir quand il va donner un concert de punk-rock devant des sans-abri. Depuis toujours, il emmerde le système… qui le lui rend bien. Il vit avec Sofia, brillante avocate qu’on aurait qualifiée de « Beurette » dans les années Mitterrand. Parents attentionnés, ils essayent d’élever leur fils selon leurs principes d’ouverture d’esprit, de tolérance et d’alimentation bio. Mais quand ils déménagent à Montreuil, leurs certitudes percutent la grande mixité de l’école publique du quartier, la bien nommée « Jean-Jo » (pour Jean-Jaurès, municipalité de gauche oblige). « Il faut s’avoir s’adapter aux autres », conseille Sofia à son fils. « C’est aux autres de s’adapter à toi », riposte Paul, selon une attitude hyperindividualiste que certains pourraient qualifier de droitière…Parce que tous leurs potes passent à l’ennemi (c’est-à-dire se tournent vers l’école privée), Paul et Sofia vont durcir leur position, jusqu’à risquer de mettre leur couple, et leur fils, en danger. Vivre en accord avec ses idéaux égalitaires quand son enfant devient « le blanc de service » est insupportable à Sofia, la fille d’immigrés qui a pu profiter de l’ascenseur social offert par l’Education nationale. Traitée de « Blanche » à Montreuil, elle reste « l’Arabe de service » dans son cabinet d’avocats parisien. D’ailleurs, elle veut accuser ses supérieurs d’« abus de discrimination positive ». Le monde devient fou ? Oui et, si on ne fait pas attention, la catastrophe guette, prévient Michel Leclerc.Sans moralisme, il va guider Paul et Sofia vers le chemin de la réconciliation. A l’aide d’un scénario à l’humour malin qui s’amuse à retourner les clichés ou à les confronter à une réalité devenue absurde. A la sortie de l’école, Paul propose à son fils d’inviter à la maison une copine. Mais quand il se tourne vers la mère, toute recouverte d’un voile noir, il a un mouvement de recul. « Une autre fois peut-être », disent les deux parents… Car la mère de la copine a été tout autant effrayée par le look anar de Paul. De quoi la peur se nourrit-elle ? Des différences mais surtout de l’ignorance. A Montreuil, on partage des potagers, mais au centre culturel on ne croise que des bobos. Les autres ne s’y sentent ni légitimes ni concernés. On pourrait reprocher aux scénaristes d’enfoncer des portes ouvertes, mais leur propos échappe au manichéisme grâce à la poésie qui s’invite ici ou là, sur un air de Jeanne Cherhal ou dans un finale rocambolesque, où tout le monde se retrouve autour d’un voile fabriqué en Chine… Tant qu’il y a de l’amour, de l’humour — et des luttes à mener —, il y a de l’espoir. Anne Dessuant – Télérama

Festival 2 Valenciennes 2019 – Prix de la critique

Monsieur Link

Film d’animation américano canadien de Chris Butler (1h35)

avec les voix française de Thierry Lhermitte et Eric Judor

Synopsis

Monsieur Link est une créature surprenante, étonnamment intelligente et surtout incroyablement attachante. Dernier vestige de l’évolution humaine et unique représentant de son espèce, Monsieur Link se sent seul… Pour l’aider à retrouver ses parents éloignés, il approche l’explorateur Sir Lionel Frost, le plus grand spécialiste des mystères et des mythes. Accompagnés par l’aventurière Adelina Fortnight qui possède l’unique carte qui leur permettra d’atteindre leur destination secrète, ils se lancent dans une odyssée à travers le monde.

Séances en Version Française (VF)
Me.1 Je.2 Ve.3 Sa.4 Di.5 Lu.6 Ma.7
13h30 13h30 13h30

Critiques

Réalisateur de « L’étrange pouvoir de Norman » sorti en 2012 et scénariste plus récemment du superbe « Kubo & l’amure magique », Chris Butler revient cette année avec un tout nouveau film d’animation : « Monsieur Link ». Une grande épopée qui parcours le monde entier et certains de ses fameux mythes (ici la vallée perdue de Shangri-La ou encore le Loch Ness) en revisitant avec beaucoup d’humour le genre de films d’aventures, de grandes explorations… sans oublier de faire passer de jolis messages d’amitié, de tolérance et de courage, comme on en a certes souvent l’habitude dans ce genre de films, mais qui reste toujours aussi appréciable dans la façon dont ces thèmes et morales sont traités.

Le film peut compter sur des dialogues et des blagues qui parviennent à toucher tous les âges et ce sur de nombreux niveaux de lectures possibles. C’est aussi une animation mêlant Fx et stop-motion toujours soigneusement travaillée que propose les studios Laika et encore une fois, un casting vocal de qualité avec Hugh Jackman, Zoe Saldana ou encore Emma Thompson pour la version anglaise et Thierry Lhermitte, Eric Judor du côté de chez nous. Monsieur Link ne réinvente rien en terme d’animation ou d’histoire mais vient proposer de bonnes idées qui font passer un agréable et joli moment. Un petit plaisir qu’on ne boudera pas. La critique de Charles Vignon (ZICKMA) 

Si les méchants sont sans réel complexité, Monsieur Link fait la part belle aux personnages féminins, particulièrement celui d’Adelina, une jeune espagnole « badass » à la répartie géniale qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et surtout pas par Lionel Frost. Sans oublier celui de la grand-mère tibétaine au poulet sur la tête et de la grande reine aux longs poils de yéti (cherchez pas, vous comprendrez en voyant le film).
Enfin, comme dans tous les bons films d’animation en volume, l’humour très british, fait de gags visuels, d’objets tombant sur la tête des gens, de situations cocasses, parfois absurdes où les personnages se parlent sans se comprendre, est absolument délicieux.
Le long-métrage reste techniquement réussi. Les mouvements des marionnettes sur l’océan, sous la pluie, sont tout à fait remarquables. Aucune raison, donc, de bouder son plaisir. Arthur Champilou (àVOIRàLIRE)

Dumbo

Film américain de Tim Burton, Aventures (2h04)

Synopsis

Les enfants de Holt Farrier, ex-artiste de cirque chargé de s’occuper d’un éléphanteau dont les oreilles démesurées sont la risée du public, découvrent que ce dernier sait voler…

Séances en Version Française (VF)
Me.24 Je.25 Ve.26 Sa.27 Di.28 Lu.29 Ma.30
15h35 15h35 15h35 15h35 10h50 15h35 15h35
20h10 20h10 20h10 20h10 15h35 20h10
20h10

Critiques

Travaillant constamment la photographie et les textures, comme l’enchevêtrement de techniques en dur et du numérique, le réalisateur retrouve une richesse graphique qu’il paraissait avoir abandonnée. Et alors qu’il s’immerge totalement dans cette fable où ses thèmes récurrents s’égrènent les uns après les autres, il nous fait la surprise de l’émotion.

Elle prend de l’ampleur avec la déclaration d’amour au spectacle vivant qui structure le film. En particulier lors d’un dernier acte où les blessés se relèvent et où les bonimenteurs bonimentent, à la faveur d’une séquence qui s’amuse à multiplier les illusions au sein d’un même plan. Une séquence pour mieux en appeler au souvenir d’un cinéma analogique, à l’amour dévorant de trucage qu’on ne s’attendait à revoir dans un blockbuster de tonton Mickey.

Même la partition aussi envahissante que grossière de Danny Elfman ne peut rien y faire, pas plus que l’animation parfois vilaine du petit éléphant : il émane du film de purs saillies sentimentales, de longues plages d’émerveillement, auxquelles les remakes live de Disney ne nous avaient pas habitués.

Parce qu’à la manière d’un monstre de foire, Dumbo ne se laisse jamais appréhender ou attraper, qu’il déjoue les enjeux attendus et se renouvelle sans cesse, il touche au cœur.  Simon Riaux, Ecran Large

Grand cirque créatif mêlant des numéros d’une beauté infinie à la tristesse de l’envers du décor. Le rire est parfois cruel. Micro-critique de Vince490

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