Du 30 octobre au 5 novembre 2019 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie, le 30 octobre 2019

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, du 30 octobre au 5 novembre 2019, Joker de Todd PhillipsLa fameuse invasion des ours en Sicile de Lorenzo MattotiSorry we missed you de Ken LoachAlice et le maire de Nicolas PariserAu nom de la terre d’Edouard Bergeon et Shaun le mouton, la ferme contre-attaque de Will Becher et Richard Phelan au tarif Rochefort sur Toile : 6€ toutes les séances.

 *** CE SOIR mercredi 30 novembre *** l’Apéro-ciné ,

et à venir et à ne pas manquer: Soirée Hommage à JEAN VIGO le VENDREDI 8 NOVEMBRE à 20h15, en présence de Thierry GUILABERT ,  auteur  du livre  » Jean Vigo libertaire ».

Enfin, n’oubliez pas de renouveler votre adhésion pour soutenir votre association rochefortaise des amoureux du cinéma!

Joker

Drame américain de Todd Philipps,  2h02

Synopsis – Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement

Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

Séances en Version Française (VF)
Me.30 Je.31 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5
20h00 16h40 16h40 16h40 20h00 20h10 20h10
22h30 20h00 20h00 20h00
22h30 22h30 22h30

Quelques critiques

Jo Fishley pour Bande à Part : Voyez comme il danse, Joaquin Phoenix ! Fou, hagard et souple. La danse de mort du Joker, enfant inconsolé, chorégraphie un film malade insensé. Un grand film.
Bruyn pour Mariane : Grand film sur la folie d’un personnage en quête d’identité (…) Joker, avec un plaisir sardonique, dérègle les codes lénifiants du blockbuster.
Thierry Chèze pour Première : Un immense film politique sous influence scorsesienne assumée, porté par l’interprétation démente de Joaquin Phoenix.
Remi Lou pour le Journal du Geek : Un film qui se veut réaliste sans jamais prendre à parti le spectateur, le laissant simplement témoin de la naissance d’un mal profond tapi dans l’ombre et nourri depuis longtemps par une société malade.

La fameuse invasion des ours en Sicile

Film d’animation italo-français de Lorenzo Mattoti, 1h22

Synopsis – à partir de 6 ans

Tout commence le jour où Tonio, le fils du roi des ours, est enlevé par des chasseurs dans les montagnes de Sicile… Profitant de la rigueur d’un hiver qui menace son peuple de famine, le roi décide alors d’envahir la plaine où habitent les hommes. Avec l’aide de son armée et d’un magicien, il réussit à vaincre et finit par retrouver Tonio. Mais il comprend vite que le peuple des ours n’est pas fait pour vivre au pays des hommes…

Séances en Version Française (VF)
Me.30 Je.31 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5
17h55 17h55 17h55 17h55 18h10 18h10

Télérama aime passionnément. La critique de Guillemette Odicino :

Adaptée d’un roman de Buzzati, cette fable écologique montre des ours ravir le pouvoir aux hommes. Entre Fantasia de Disney et commedia dell’arte.

Il était une fois… le pouvoir de la narration. Pour amadouer un ours qu’ils ont réveillé dans sa caverne, le saltimbanque Gédéone et sa petite assistante entreprennent de lui raconter une histoire : celle, légendaire, de ce roi des ours, Léonce, dont le fils fut enlevé. Pour retrouver son petit Tonio, le père décide de faire descendre son peuple des montagnes vers la vallée des hommes. Après un combat contre les troupes du vaniteux grand-duc de Sicile, les plantigrades s’installent au pouvoir et les deux peuples fraternisent. Mais les ours sont-ils vraiment faits pour vivre au pays des hommes ?

Adapter le roman pour enfants publié en 1945 par Dino Buzzati semblait impossible. Lorenzo Mattotti, grand illustrateur de BD, mais aussi réalisateur d’un segment de Peur(s) du noir (2007), a fait appel à Jean-Luc Fromental, auteur du scénario de Loulou, l’incroyable secret (2013), et à Thomas Bidegain, scénariste fétiche de Jacques Audiard, entre autres. Leur grande idée a été de reconstruire le récit autour de deux narrateurs, le forain puis l’ours, pour une version complémentaire de l’histoire. Et les deux bénéficient des voix d’authentiques raconteurs d’histoires : Thomas Bidegain lui-même et le grand Jean-Claude Carrière.

Fable écologique qui confronte la candeur animale à la corruption politique, ce film à tiroirs puise ses charmes à de multiples sources, des légendes méditerranéennes à la Renaissance italienne, en passant par la commedia dell’arte et Paul Grimault. Guidés par la faim, l’art de la guerre ou les ruses de la magie, les animaux forment de splendides cortèges d’un orange sanguin à géométrie variable dans le bleu roi et le vert sapin. Certaines liesses, éphémères, forment des ballets à la fantasmagorie pop proche du Fantasia de Disney. Sur les escaliers sans fin d’une citadelle sur la mer, et jusqu’aux dangereux tréfonds d’une gentilhommière, court et virevolte la jeune et fière Almérida, qui mettra au jour un complot. Avec sa divine profusion de lignes (de perspective et de fuite) et de couleurs éclatantes, ce grand film d’animation impose sa vérité : quand deux logiques s’affrontent, c’est la nature, et non l’homme, qui a le dernier mot.

Sorry we missed you

Drame britannique de Ken Loach, 1h40

Synopsis

Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Leur famille est soudée et les parents travaillent dur. Alors qu’Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées à domicile, Ricky enchaîne les jobs mal payés ; ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir
indépendants ni propriétaires de leur maison. C’est maintenant ou jamais ! Une réelle opportunité semble leur être offerte par la révolution numérique : Abby vend alors sa voiture pour que Ricky puisse acheter une camionnette afin de devenir chauffeur-livreur à son compte. Mais les dérives de ce nouveau monde moderne auront des répercussions majeures sur toute la famille…

Séances en Version Originale (VO)
Me.30 Je.31 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5
13h30 11h00 11h00 13h30 11h00 13h30 13h30
15h45 15h50 15h50 15h45 15h50 15h45 15h45
20h15 18h00 18h00 18h00 20h15 20h15 20h15

L’avis de AvoirAlire :

A 82 ans, Ken Loach réussit à parfaitement dessiner les évolutions libérales du marché du travail et leurs dérives aliénantes. Il en profite également pour dépeindre un portrait de ses contemporains avec la justesse dont il a le secret.

Déjà lauréat de deux Palmes d’Or, c’est avec l’histoire d’une famille en pleine dislocation que Ken Loach est revenu cette année concourir à Cannes. Bien entendu, son approche d’une chronique familiale se fait moins sur le ton mélodramatique conventionnel que via le prisme de ses thématiques sociales favorites. Le spectateur n’est d’ailleurs pas pris au dépourvu puisque Sorry, we Missed You s’ouvre sur un entretien d’embauche. Ainsi, à l’inverse de Daniel Blake, le rôle-titre de son précédent film, Ricky Turner ne va pas devoir affronter une perte d’emploi mais bien l’acquisition d’un nouveau job. Il est dès lors d’autant plus intéressant de découvrir comment le cinéaste parvient à faire de ce point de départ, à priori positif, la source d’une série d’ennuis, voir même d’un cercle vicieux tout aussi destructeur que les situations qu’il avait déjà pu croqué au cours de sa carrière.

Les compromis que Ricky et sa femme Abbie doivent faire pour cumuler deux emplois et ainsi rembourser leurs dettes et nourrir leurs enfants, en dit long sur le regard que Loach porte sur le marché du travail actuel. Soit, comment, sous couvert d’un semblant de liberté, les employeurs ne font que renforcer la précarité, et donc l’asservissement, de leurs salariés. C’est tout un système qui se voit pointer du doigt à travers les conditions de travail au demeurant inhumaines des deux personnages : le système UBER. Ainsi, il apparait que Ken Loach a parfaitement su moderniser son regard sur le sujet depuis Riff-Raff qui, en 1991, dénonçait déjà la façon dont le patronat imposait sa mainmise sur la classe ouvrière. Les acquis sociaux que le prolétariat croyaient avoir acquis depuis n’étaient alors qu’une vaste fumisterie.

Alice et le maire

Comédie dramatique de Nicolas Pariser,  1h43

Synopsis

Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

Séances en Version Française (VF)
Me.30 Je.31 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5
11h00 11h00 18h00 18h00

Critique : Lu dans LYON CAPITALE

Le film, tourné à Lyon l’été dernier n’avait pas reçu le soutien de la municipalité. Faute d’accord pour tourner à l’hôtel de ville, c’est les salons de la préfecture et l’hémicycle du conseil général qui ont servi de décor au long-métrage. Comme nous l’écrivions à l’époque, l’histoire n’avait pas franchement fait rire Gérard Collomb. “Il y a eu une consigne donnée par les équipes de Gérard Collomb de ne pas participer au tournage”, avait glissé un élu de la majorité à la Ville de Lyon. Un Lyonnais qui avait participé au tournage nous avait raconté plus en détail l’histoire : “Le maire de Lyon joué par Fabrice Luchini est épaulé par une femme qui a trente ans de moins que lui. Il est fâché avec le maire du 4e arrondissement, qui est un sosie de François Hollande. Ceux qui ont écrit ce film ont eu des infos de l’intérieur. C’est aussi vrai que nature. De Caroline Collomb à David Kimelfeld, il y a tout le monde !

La note de Jérémie Couston pour Télérama : TT (on aime beaucoup)

Shaun le mouton, la ferme contre-attaque

de Will Becher et Richard Phelan

Synopsis

Objectif Laine !
Shaun Le Mouton revient dans une aventure intergalactique. Un vaisseau spatial s’est écrasé près de la ferme de Shaun. A son bord, une adorable et malicieuse petite créature, prénommée LU-LA.
Avec ses pouvoirs surnaturels, son goût pour l’aventure, et ses rots venus d’un autre monde, elle est immédiatement adoptée par le troupeau. Mais lorsqu’une sombre organisation gouvernementale se lance à sa poursuite, bien décidée à capturer la petite alien, la ferme contre-attaque ! Shaun et le troupeau vont tout faire pour aider LU-LA à rentrer chez elle.
Accrochez vos ceintures et préparez-vous pour une épopée…à se tondre de rire !

Séances en Version Française (VF)
Me.30 Je.31 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5
15h55 11h10 11h10 15h55 11h10 15h55 15h55
15h55 15h55 15h55

Au nom de la terre

Drame d’Edouard Bergeon , 1h43

Synopsis

Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l’exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu… Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.

Une histoire vraie

Au nom de la terre est tiré de la propre histoire du réalisateur Edouard Bergeon. Guillaume Canet interprète le personnage principal, Pierre, directement inspiré du père agriculteur du cinéaste. « Le film est tiré de mon vécu. Je suis descendant d’une longue lignée de paysans, fils et petit-fils de paysans, tant du côté de ma mère que de mon père.

Edouard Bergeon ne savait pas écrire un scénario. Il a donc collaboré avec deux co-auteurs – Bruno Ulmer d’abord, Emmanuel Courcol ensuite – en partant d’une feuille blanche. « Je nourrissais les séquences, eux les mettaient en forme et donnaient toute l’envergure narrative. Ce n’est qu’à la toute fin que j’ai commencé à mon tour à écrire quelques scènes. »

Séances en Version Française (VF)
Me.30 Je.31 Ve.1 Sa.2 Di.3 Lu.4 Ma.5
17h50 17h50 17h50 17h50 18h10 18h00 18h00

L’avis de àVoiràLire

Pour prendre ses traits et le représenter lorsqu’il se destinait encore à une carrière agricole, le cinéaste a choisi le jeune comédien Anthony Bajon, récompensé par l’Ours d’argent du meilleur acteur pour son rôle dans La Prière. Il livre ici une performance profonde et bouleversante, se glissant tranquillement dans la peau d’un lycéen qui travaille comme un homme. Primé par le prix d’interprétation masculine au festival d’Angoulême, il tient l’exploitation familiale (et finalement, le film) sur ses jeunes épaules. Face à lui, Guillaume Canet est tout autant habité et témoigne du soutien qu’il affiche toujours au monde agricole, en interprétant, avec sincérité, un agriculteur qui n’arrivera plus à faire face – jusqu’au geste fatal.

Film autobiographique bouleversant, qui tire le signal d’alarme en montrant à quel point perdre pied est facile, Au nom de la terre cherche à révéler les histoires familiales qui se cachent derrière des chiffres accablants mais qui, finalement, n’ont pas suffisamment d’effet sur l’opinion publique. A la tête d’exploitations essentielles, exerçant un métier physique et compliqué, les agriculteurs ont besoin d’un soutien à grande échelle. A défaut de les protéger des aléas qui peuvent ruiner des mois de travail en quelques heures, cela leur apporterait peut-être un peu de cette sérénité qui leur fait si cruellement défaut. Une cause nationale, bien loin du simple fait divers.
Comme le chantait Anne Sylvestre : « Pleure ma Terre au ventre déchiré. Pleure la terre où mon sang a coulé ». Pauvre terre…

Adhérer à Rochefort sur Toile pour la saison 2019-2020 !!!

Et toujours : Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile.
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