Du 25 au 31 décembre 2019 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 25 décembre 2019

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, du 25 au 31 décembre 2019, La Vérité d’Hirokazu Kore Eda et toujours le cristal magique de Nina Weks et Regina WelkerLes misérables de Ladj Ly et J’accuse de Roman Polanski, au tarif Rochefort sur Toile : 6€ toutes les séances.

L’équipe de Rochefort sur Toile vous souhaite de belles fêtes et vous donne rendez-vous le vendredi 24 janvier 2020, à 20h15 à l’Apollo Ciné 8 pour un ciné-rencontre autour du film ATLANTIQUE, de Mati Diop, Grand Prix au festival de Cannes 2019.

La Vérité

Drame franco japonais de Hirokazu Kore-eda, 1h47

Premier film étranger de Hirokazu Kore-eda qui a remporté la Palme d’or au festival de Cannes en 2018.

Synopsis

Fabienne, icône du cinéma, est la mère de Lumir, scénariste à New York. La publication des mémoires de cette grande actrice incite Lumir et sa famille à revenir dans la maison de son enfance. Mais les retrouvailles vont vite tourner à la confrontation : vérités cachées, rancunes inavouées, amours impossibles se révèlent sous le regard médusé des hommes. Fabienne est en plein tournage d’un film de science-fiction où elle incarne la fille âgée d’une mère éternellement jeune. Réalité et fiction se confondent obligeant mère et fille à se retrouver…

Séances en Version Française (VF)
Me.25 Je.26 Ve.27 Sa.28 Di.29 Lu.30 Ma.31
15h50 13h30 11h00 15h55 11h00 11h00 13h30
20h25 15h55 15h55 20h10 15h55 15h55 15h55
20h15 20h10 22h30 20h20 20h20 20h20
22h30

La critique de Louis Guichard, Télérama

Un Japonais à Paris. Sans parler un mot de français, Hirokazu Kore-eda, fort de la Palme d’or et du succès international d’Une affaire de famille (2018), s’est vu proposer de tourner un film ici. Avec Catherine Deneuve, s’il vous plaît. Il en a écrit seul le scénario, a mené le tournage et le montage en osmose avec sa traductrice. Le résultat surprend, séduit, saisit, mélange fluide de cultures, où une belle maison de Montparnasse évoque une demeure traditionnelle du Japon, fantômes compris. À l’inverse d’autres réalisateurs étrangers invités à travailler en France, l’auteur de Still Walking et de Tel père, tel fils conserve sa personnalité une fois délocalisé. Il demeure un observateur subtil et malicieux des liens familiaux : mère-fille, en l’occurrence. Il réussit un film français, mais traversé par une ironie, une irrévérence venue d’ailleurs.

Et d’abord à l’égard de son actrice-monument. Catherine Deneuve joue Fabienne, une star du septième art puissante, toujours active, le verbe assassin, ouvrant le film à un jeu constant entre réalité et fiction. Plus que bien des Français, Kore-eda ose s’aventurer loin dans les références à la biographie de Catherine D., dont on croit parfois reconnaître, au détour d’une scène ou d’une allusion, la sœur disparue, la fille, un ancien metteur en scène… Tout est vrai et tout est faux, évidemment. La vérité, c’est l’illusion. Deneuve est la complice de cette mystification authentique, de cette malicieuse démythification. Elle y gagne un rôle-somme somptueux, où s’illustrent tous ses registres, de la mélancolie à l’extrême fantaisie, avec toujours cette note de subversion détachée qui reste sa signature. Ainsi, à l’évocation, par un chauffeur de taxi, de Brigitte Bardot (qui tourna elle aussi un film intitulé La Vérité), Fabienne esquisse une moue sceptique — au mieux.

La diva publie ses Mémoires, truffés de savoureux mensonges qui la mettent en valeur. À cette occasion, elle reçoit sa fille (Juliette Binoche, sobre et juste), devenue scénariste aux États-Unis, avec compagnon et enfant. La jeune femme a grandi dans l’ombre de sa mère illustre, accumulé blessures et rancunes avant de s’émanciper : les retrouvailles s’avèrent houleuses. Mais, en virtuose de la composition, Kore-eda leur superpose un autre face-à-face mère-fille, beaucoup plus virtuel : Fabienne tourne, ces jours-là, un film de science-fiction où elle joue l’enfant d’une femme immortelle qui, donc, ne change pas et semble de la génération suivante — trouvaille fructueuse. Les répliques de ce film dans le film, cruelles, portent sur la jeunesse éternelle de l’une et sur le vieillissement de l’autre, pourtant née après. Ce travail de cinéma est filmé comme un supplice nécessaire pour la vedette insubmersible, une violence qui est aussi une affirmation courageuse de son âge et de son talent. Un matin de tournage, après plusieurs prises insatisfaisantes, dans une atmosphère tendue, la star finit par s’effondrer et perdre connaissance. Stupeur pour l’équipe et aussi pour nous, spectateurs de La Vérité… Mais bien sûr, la grande actrice se relèvera.

Le cristal magique

Film d’Animation allemand-belge de Nina Weks et Regina Welker,  1h21

Synopsis

Latte n’est pas un petit hérisson ordinaire ! Elle déborde d’énergie et d’une imagination presque trop vive. Un jour, les animaux de la forêt se réveillent et découvrent que la pierre magique disparaît et que la forêt est confrontée à une sécheresse qui les mènera tous à l’extinction.. Latte annonce avec courage et force qu’elle va récupérer elle-même la pierre magique !

Séances en Version Française (VF)
Me.25 Je.26 Ve.27 Sa.28 Di.29 Lu.30 Ma.31
18h15 18h20 13h30 13h30 13h30 13h30 18h20
17h55 17h55 18h15 18h15

« Le Cristal magique » : une fable écologique pour les petits

Ce dessin animé adapté d’un classique de la littérature allemande évoque la survie des espèces confrontées au manque d’eau à travers les péripéties d’une petite hérissonne et d’un écureuil.

L’AVIS DU « MONDE » par Clarisse Fabre: à VOIR

Amy, petite hérissonne espiègle, aimerait bien se jeter à l’eau, barboter au milieu des arbres. Seulement, la rivière est en train de s’assécher, et les dernières réserves viennent d’être gaspillées. Les habitants de la forêt tiennent conseil : apprenant que loin d’ici, le roi des ours, Bantour, s’est accaparé l’eau grâce à un morceau de cristal, Amy, solitaire et sans famille, relève le défi : elle part chercher le cristal magique en dépit des dangers qui l’attendent. Son ami Tom, un petit écureuil plutôt craintif, la suit dans son périple sans prévenir ses parents.

Le Cristal magique, de Regina Welker et Nina Wels, est l’adaptation d’un classique de littérature jeunesse allemand (pour les 5-9 ans), Latte Igel und der magische Wasserstein, de l’auteur finno-suédois Sebastian Lybeck, publié en 1956. Petit avertissement, le dessin 3D un peu basique, ainsi que l’esthétique télévisuelle du film, aux couleurs vives, peuvent décourager. Il n’empêche, le tandem formé par la hérissonne et l’écureuil est espiègle et joyeux.

Des aventures qui s’enchaînent

Rempli de bons sentiments – l’importance des liens d’amitié, de la solidarité et du partage –, Le Cristal magique est une fable écologique, dans l’air du temps, où la question de la survie des espèces est en toile de fond, mais qui saura captiver un petit enfant grâce aux aventures qui s’enchaînent à bon rythme, tout en évitant l’avalanche d’images.

La scène cruciale dans le royaume de l’ours est plus drôle qu’inquiétante. En effet, si Bantour garde l’eau pour lui, c’est non pas pour mijoter un plan diabolique ou détruire la planète, mais pour son plaisir personnel : il raffole des ballets aquatiques et ses sujets lui offrent chaque matin un spectacle de haute volée. C’est l’un des moments les plus réussis du film. En résumé, Bantour est davantage inconscient de ses choix que mal intentionné. Et le jeune fils de Bantour se révélera un précieux allié pour Amy et Tom. A défaut d’être nouveau, le thème de l’arroseur arrosé produit toujours son effet.

Les misérables

Drame français de Ladj Ly ,  1h42

Avec avertissements

Synopsis

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux « Bacqueux » d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes…

Séances en Version Française (VF)
Me.25 Je.26 Ve.27 Sa.28 Di.29 Lu.30 Ma.31
17h40 17h40

JKDZ29 a écrit pour « A la rencontre du septième Art » :

Régulièrement caméra à l’épaule, souvent près de ses personnages, Ladj Ly choisit d’ouvrir son film sur la journée de la finale victorieuse de l’équipe de France de football à la dernière coupe du monde. C’est la communion, tout le monde fait la fête, personne ne pense plus à rien, on chante tous la marseillaise et on court dans les rues. Puis cette ouverture heureuse laisse place au quotidien des quartiers, au retour à la réalité, loin de cette éphémère utopie. A travers son film, Ladj Ly communique toute la misère de ces quartiers, la détresse et la peur qui y règnent, les faisant basculer dans un monde sans foi ni loi où il ne s’agit plus que d’être le plus fort. Dans ce qui est devenu une véritable jungle, les individus ne s’écoutent plus, et ne sont plus capables de communiquer autrement que par la violence.

Car Les Misérables développe un climat de tension permanent et étouffant, qui va crescendo jusqu’à un dernier acte apocalyptique s’apparentant à un véritable cri de colère teinté de détresse. Toute prise de parti est évitée. Qu’il s’agisse des habitants des quartiers que des forces de police, tous sont dans la même misère, la même détresse, et n’ont plus que la violence pour s’exprimer. C’est elle qui est pointée du doigt, et surtout ses origines, que sont principalement le délaissement de ces quartiers et de toute une génération qui n’a plus de repères et ne veut pas se conformer à l’ordre établi. C’est l’ingérence et le manque de préoccupation du gouvernement envers ces quartiers que Ladj Ly, qui a lui-même vécu toutes ces situations, pointe du doigt. La rupture est proche, et si rien n’est fait, il ne restera plus que le chaos.

Aucun misérabilisme ni prise de parti, pas de volonté d’être moralisateur, juste exposer les faits tels qu’ils sont, montrer ce que l’on ne montre pas toujours, ou le montrer d’un angle véritablement neutre pour permettre au spectateur de prendre plus de recul, de mieux comprendre. En s’incarnant dans la peau du petit pilote de drones, il se fait le témoin d’une génération abandonnée, un futur sans avenir. Les Misérables offre une plongée dans l’enfer de banlieues où la misère, la peur, le désespoir et la colère ont donné naissance à un monde sans foi ni loi. Un film immersif au plus près de la réalité, avec une tension grandissante qui happe le spectateur.

et la critique de Louis Guichard pour Télérama  :

Pour Ladj Ly, 38 ans, c’est un baptême du feu absolu : premier long métrage,  première compétition cannoise. Et la réussite est éclatante. On est saisi, happé par cette histoire de bavure policière en banlieue, à la cité des Bosquets de Montfermeil (93), inspirée d’un fait réel de 2008, dont le réalisateur fut le témoin en tant que vidéaste travaillant et habitant sur place – il en tira un court métrage, Les Misérables, déjà, il y a quelques années. C’est aussi un baptême du feu au sens propre, tant le jeune réalisateur s’affronte à une violence de plus en plus incendiaire, un jour d’été brûlant, peu après la victoire des Bleus à la Coupe du monde de foot. Bienvenue dans la France des banlieues. Quant au titre, outre qu’il qualifie parfaitement les conditions de vie de la  plupart des personnages, il renvoie, bien sûr, à Victor Hugo. L’écrivain rédigea son roman dans cette même ville de Montfermeil – une scène le rappelle avec humour.

La plus évidente qualité du film est l’équilibre entre les forces en présence, les flics et les jeunes de la cité. Les policiers de la brigade anti-criminalité (dont les révélations Djebril Zonga et Alexis Manenti) qui commettent l’irréparable – un tir de Flash-Ball sur le visage d’un préadolescent – ne sont ni des salauds fachos ni des modèles de vertu. Ils ne sont jamais d’accord entre eux sur les attitudes et les stratégies à adopter. Et ils sont, eux aussi, des habitants du quartier, qu’on suit le soir, à la maison – même si le personnage principal, joué par Damien Bonnard (excellent, une fois encore), prend ses fonctions au début du film, entraînant le spectateur dans sa stupeur de « nouveau ». Ajoutons que, dans son unique scène, Jeanne Balibar, en patronne de la brigade, exprime tout son génie et pulvérise beaucoup de clichés.

En face, les petits et grands frères forment une galerie de personnages impressionnants, flamboyants, pleins de fierté taiseuse ou de colère déchaînée. Beaucoup, originaires du Mali, sont joués par des résidents réels de la cité. Eux aussi échappent à toute caricature, au fil de cette escalade de la violence, dont l’origine est presque dérisoire : le vol d’un lionceau du cirque ambulant… Ladj Ly, formidable directeur d’acteurs, parvient à faire comprendre les raisons de chacun, et pourquoi l’explosion fatale est possible à tout moment. Avec ce film extrêmement vivant, il se réclame de La Haine de Mathieu Kassovitz et du collectif Kourtrajmé qui en découla indirectement. Mais le réalisateur des Misérables évoque aussi le grand Spike Lee des débuts, sa verve, son humanité et une énergie qui n’est pas, loin s’en faut, que celle du désespoir.

J’accuse

drame de Roman Polanski, France/ Pologne/ Grande-Bretagne, 2h12

Grand Prix du Jury Mostra de Venise 2019 – Synopsis

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.
Séances en Version Française (VF)
Me.25 Je.26 Ve.27 Sa.28 Di.29 Lu.30 Ma.31
17h40 17h40

La critique de Alexandre Janowiak pour Écran Large :

Même à qui n’a suivi que légèrement ses cours d’histoire plus jeune, Alfred Dreyfus est un nom qui évoque quelque chose. L’affaire qui lui colle à la peau est considérée comme l’une des plus grandes erreurs judiciaires de l’Histoire française (voire complot). Cependant, c’est sans doute la lettre ouverte d’Emile Zola publiée dans le journal L’Aurore – et au titre cinglant : J’accuse… ! – à propos de cette injustice qui est restée dans les mémoires. Pas étonnant donc que le nouveau long-métrage de Roman Polanski en reprenne l’intitulé dans son titre  : J’accuse.Pour autant, s’il est basé sur ce fait réel et adapté du bouquin D. du Britannique Robert Harris (co-scénariste du film), J’accuse s’attarde peu sur l’article dénonciateur du célèbre écrivain. Au contraire, le film se concentre essentiellement sur la quête de vérité du colonel Picquart, ancien professeur de Dreyfus devenu lieutenant-colonel et chef du service de renseignement militaire, lorsqu’il découvre qu’Alfred Dreyfus a été condamné à tort. De quoi lancer un récit aux multiples ressorts et manipulations.

Le cinéaste franco-polonais n’a plus tout le talent qu’il détenait dans les années 60-70 lors de la sortie de ses chefs-d’oeuvre de Rosemary’s Baby au Locataire,  mais il n’en garde pas moins une vraie intelligence de la narration.

Ainsi, l’ouverture de J’accuse impressionne par son cadre imposant et oppressant. L’instauration de l’intrigue – qui se met en place avec la dégradation militaire d’Alfred Dreyfus (incarné par un Louis Garrel austère) – est remarquable, extrêmement méticuleuse et procure une force immédiate au récit.

Loin de faire de son film une simple reconstitution historique, Polanski le transforme rapidement en thriller d’espionnage où Picquart joue au Sherlock Holmes. Une idée judicieuse qui redonne un véritable intérêt aux enjeux politiques, judiciaires et militaires derrière l’Affaire tout en lui conférant une avancée ludique et divertissante tout autant qu’instructive. Le film se veut alors une quête de vérité, de dignité et de justice au coeur d’un système perverti et manipulé par le mensonge et les préjugés, dans une première heure robuste.

Malheureusement, si les intentions de J’accuse sont louables et les choix narratifs propices à un enfièvrement progressif, le film ne décolle jamais vraiment. Jean Dujardin a beau livrer une prestation remarquable dans la peau du Colonel Picquart, les multiples trouvailles de cet homme d’honneur prêt à beaucoup de sacrifices pour prouver l’innocence de Dreyfus, se suivent, se ressemblent et finissent par tourner en rond.

L’enquête bat son plein et pourtant, J’accuse s’enlise dans un rythme neurasthénique voire totalement apathique, le récit donnant corps uniquement aux enjeux politiques et rarement à ceux humains. Nul doute que J’accuse aurait d’ailleurs pu devenir un grand film sur les défauts de la Justice tant il est le plus maitrisé et solide du réalisateur depuis The Ghost Writer en 2010, et ce malgré quelques incrustations numériques inabouties.

Pour cela, il aurait cependant fallu que Roman Polanski veuille vraiment parler de l’affaire Dreyfus dans son film. Au visionnage, difficile en effet de ne pas voir Polanski mettre en parallèle sa propre histoire avec celle du militaire français. Dans le dossier de presse du film, le cinéaste l’a d’ailleurs avoué pleinement : « Je connais bon nombre de mécanismes de persécution qui sont à l’œuvre dans ce film et cela m’a évidemment inspiré ».

Là est pourtant une immense erreur du réalisateur de penser pouvoir se comparer à la persécution dont a été victime Alfred Dreyfus. À leur grande différence, ce dernier a toujours été pleinement innocent au contraire du metteur en scène qui s’est lui même reconnu coupable de viol sur mineur, en avouant lors de son procès en 1977 avoir eu des relations sexuelles avec une jeune fille de 13 ans. Une comparaison dérangeante de la part du cinéaste de 86 ans donc qui est sans doute la raison principale de la puissance dégressive de J’accuse. À défaut de narrer jusqu’au bout avec passion l’histoire de son personnage, le cinéaste a voulu y greffer la sienne empêchant à l’ensemble de se dévoiler pleinement et d’impliquer le spectateur émotionnellement. Dommage.

Adhérer à Rochefort sur Toile pour la saison 2019-2020 !!!

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