Les Jours Heureux

Par rochefort.sur.toile, le 2 décembre 2013

Les Jours Heureux

Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : « Les jours heureux ».

  • Fiche technique

  • Titre : Les Jours heureux

  • Réalisation : Gilles Perret

  • Production : Fabrice Ferrari

  • Distribution : La Vaka Productions

  • Musique : Laurie Derouf

  • Montage : Stéphane Perriot

  • Pays d’origine : France

  • Format : Couleurs – 16/9

  • Genre : Documentaire

  • Durée : 97 minutes

  • Date de sortie : 2013

Quand l’utopie des Résistants devint réalité… Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : « Les jours heureux ». Ce programme est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises, etc.

Ce film de témoignages et de commentaires sur les changements apportés au système social, basé sur la mémoire des membres survivants du CNR et des interventions d’économistes et hommes politiques contemporains, balance entre la gravité de la description des atrocités commises pendant la guerre dans tous les camps, l’utopie qui a permis aux membres du CNR de définir un but sur lequel se raccrocher au cours de leurs combats et l’ironie, parfois amère, face au constat d’attaque, par la classe politique néo-libérale, de ce projet d’avenir pour la France qui leur a permis de donner un sens commun à leur lutte contre l’armée occupante. Notamment, Raymond Aubrac précise avec amertume que le programme du CNR a commencé à être démantelé « au début des années 80 » (sous-entendant sous un gouvernement de gauche), puis n’hésite pas à traiter, avec beaucoup d’humour, Denis Kessler de « meilleur allié de la gauche » pour avoir osé déclarer sa volonté de « défaire méthodiquement le programme du CNR »

 

 

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