HIPPOCRATE

Par rochefort.sur.toile, le 9 septembre 2014

Semaine du 10 au 16 Septembre

à 20h30 tous les jours sauf jeudi ;
à 18h mercredi, samedi, dimanche et mardi ;
à 16h dimanche , lundi et mardi ;
à 13h50 mercredi, samedi, dimanche et lundi ;
à 22h30 vendredi et samedi
Hippocrate : Affiche
Date de sortie 3 septembre 2014 (1h42min)
Réalisé par Thomas Lilti
Avec Vincent Lacoste, Reda Kateb, Jacques Gamblin plus
Genre Comédie dramatique
Nationalité Français

Le réalisateur Thomas Lilti s’est inspiré de son vécu pour écrire et réaliser « Hippocrate », son deuxième long-métrage. Lui-même médecin et fils de médecin, comme le personnage du film, il a probablement mis beaucoup de lui dans Benjamin, son personnage (qui porte d’ailleurs son deuxième prénom). Un Benjamin, soumis à la pression familiale.

Le réalisme au rendez-vous

Pour plus de réalisme, Thomas Lilti a fait appel à de véritables infirmières et a choisi de tourner dans l’hôpital dans lequel lui même a pratiqué. Un film indéniablement personnel, donc, dont le premier rôle a été confié au jeune Vincent Lacoste, qui a auparavant fait ses armes dans le registre de la comédie (« JC comme Jesus-Christ« , « Jacky au royaume des filles« , « Le skylab« , « Les beaux gosses« …).

Si l’objectif d’ »Hippocrate » était de montrer le quotidien d’un jeune interne, rapidement livré à lui-même en terrain (in)hospitalier, celui-ci est atteint.

On suit les premiers pas de Benjamin dans cet établissement parisien où il lui faudra composer avec la présence de son père (bien placé dans la hiérarchie) et celle d’une chef de service contrainte de jongler entre le bien-être des patients et le nombre limité de lits disponibles, tout en gérant les internes qu’elle a sous sa responsabilité.

Certaines scènes sont frappantes, désarmantes de réalisme. Le spectateur découvre plus en détails les coulisses, les enjeux, les aléas et les dilemmes propres à la pratique de la médecine…

Tout à fait recommandable

Sur le versant dramatique, le film est en revanche moins pertinent car plus artificiel. À noter quelques rebondissements plutôt faciles, dispensables ou prévisibles. Le film peut en revanche s’appuyer sur l’interprétation solide des scènes rôles : Reda Kateb, Jacques Gamblin et Marianne Denicourt compensent le manque d’épaisseur du personnage principal.

Médecin : malédiction, métier ou vocation ? C’est à cette question que Lilti essaie de répondre pendant une centaine de minutes d’une métrage réalisé avec sincérité et humour, mais aussi avec une certaine maladresse (notamment sur la fin de parcours). Rien de dommageable pour autant, Hippocrate reste un film tout à fait recommandable.

Par 
Chroniqueur cinéma

Le Nouvel Observateur.

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