« Deep end » – Cycle ‘Solveig Anspach’ – épisode 4

Par Christelle, le 7 septembre 2016

Considéré comme un des chefs d’oeuvre du cinéaste polonais Jerzy Skolimowski, ce film sorti en 1970 était peu à peu tombé dans l’oubli, jusqu’à sa restauration en 2011.

Il reçut un excellent accueil critique et public lors de sa première sortie en salle et il fut presque immédiatement classé dans la catégorie des « films cultes ».

Vision crépusculaire du Swinging London, film sur l’état d’adolescence, épopée tragique du désir naissant, ce film aux couleurs pop vient balafrer la grisaille londonienne, au rythme des morceaux de Cat Stevens et du groupe Can.

Durée : 1h30
Avec  Jane Asher, John Moulder-Brown

Synopsis

À quinze ans, Mike a quitté l’école et trouvé un premier emploi : préposé au vestiaire des hommes dans un établissement de bains publics, à Londres. Susan, plus âgée de quelques années, s’occupe de la clientèle féminine.
Elle l’initie à ce travail et lui propose un arrangement : il pourrait arrondir leur paie auprès de certaines clientes. Mike s’y refuse, après en avoir fait l’expérience à son corps défendant, mais tombe amoureux de Susan. Il est vierge, elle est fiancée à un jeune homme aisé (qui lui a offert une bague ornée d’un diamant) tout en maintenant une liaison avec un professeur d’éducation physique, dont Mike a été l’élève. Le soir venu, Mike s’immisce dans la vie de Susan, du fiancé et de l’amant. Il les suit au cinéma, en discothèque, fait barrage à leur voiture.
Amoureux jaloux de la jeune femme, Mike devient encombrant.

Critiques

« [..]Le film enfin restauré avec ses rutilantes couleurs pop venant balafrer la grisaille londonienne est un chef-d’œuvre de mélancolie et de cruauté, ancêtre pas si lointain des teen-movies sensibles signés Gus Van Sant dans son exploration empathique des émois définitifs de l’adolescence.[…] »
Olivier Père – Les Inrocks – voir la critique complète

« [..]Skolimowski conduit son récit avec une ironie et une maîtrise époustouflantes, rappelant la liberté de ton du jeune cinéma de l’Est de ces années-là, regard faussement naïf sur un monde retors, incompréhensible. Suivre le jeune Mike dans sa découverte de la ville, de la vie et de l’amour est un pur plaisir.[…] »
Aurélien Ferenczi – Télérama – voir la critique complète

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