Semaine du 22 au 28 mars à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 22 mars 2017

Cette semaine au tarif Rochefort sur Toile – 6€ tous les jours et toutes les séances –

Sage FemmeJackie, Et les Mistrals gagnants

Egalement en VO, The lost city of Z de James Gray

Sage Femme, de Martin Provost

Synopsis

Qu’est-ce aujourd’hui qu’une femme libre ? Comment concilier épanouissement personnel et engagement professionnel, désir d’amour et soif d’indépendance ? Loin des pamphlets féministes ou des ‘ questions de cours’, le réalisateur Martin Provost (« Séraphine », 2008, « Violette », 2013) nous propose une fable contemporaine, tonique et troublante, sur les destins croisés de deux femmes de génération et de condition différentes. Grâce à l’interprétation magistrale de grandes comédiennes (Catherine Frot et Catherine Deneuve), ensemble à l’écran pour la première fois, dans des rôles écrits pour elles, « Sage femme » nous livre la confrontation salutaire entre Claire, vouée corps et âme à son métier et à une conception stricte du devoir, et Béatrice, amoureuse de l’amour et du pur présent, brûlant sa vie sans compter. A distance du récit factice d’un choc de caractères dissymétriques, la comédie dramatique se colore de lyrisme et de fantaisie poétique et prend même des allures de conte philosophique. A sa façon, souvent émouvante, parfois maladroite, la fable imaginée par Martin Provost nous donne à voir l’humanité partagée et les choix singuliers de deux femmes aspirant à leur liberté. Samra Bonvoisin

Les séances en version française

Jackie, de Pablo Larrain

Synopsis

22 Novembre 1963. John F. Kennedy, 35ème président des États-Unis, est assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, Première Dame admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme. Décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut, elle accorde une interview exclusive à un journaliste du magazine Life pour écrire et réécrire l’Histoire.

Pablo Larraín l’a prouvé il y a quelques semaines avec Neruda : il ne filme pas les biopics comme les autres et comme un simple exercice. Aussi classique puisse-t-il être dans le fond, Jackie, consacré à la célèbre épouse du président Kennedy, est ainsi un film subtil et virtuose. Natalie Portman est certes de tous les plans, brillant dans une performance éclatante dans la pure tradition hollywoodienne (nomination sans surprise aux Oscars), mais c’est parce qu’il s’intéresse à la complexité de cette figure moderne, tour à tour fragile et inquiétante, que Jackie est une réussite. En résulte un portrait à plusieurs dimensions et vitesses, d’une finesse étonnante et d’une beauté formelle évidente, qui se révèle à la fois plus intimiste et plus majestueux que la plupart des biopics de ces dernières années. Geoffrey Crété

Les séances en version française

Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28

Les séances en version originale sous-titrée

Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28

Et les mistrals gagnants, film documentaire d’Anne-Dauphine Julliand

L’argument

Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Ils vivent dans l’instant. Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves, leur maladie. Avec beaucoup de sérénité et d’amour ces cinq petits bouts d’Homme nous montrent le chemin du bonheur. Un film à hauteur d’enfant, sur la vie tout simplement. avoir-alire.com

Une leçon de vie

N’y allons pas par quatre chemins, c’est les yeux humides que l’on ressort de ce film, mais avec le sourire et non abattu. Pendant un peu plus d’une heure, c’est une formidable leçon de vie qui nous est donnée par ces cinq enfants atteints de maladies graves. Cinq situations différentes, mais une vision commune de la vie qui les anime, eux qui ne renoncent jamais à leurs rêves et leurs passions.

La caméra reste à leur hauteur et ne les quittent que de courts moments pour des plans sur la nature. Un réel changement s’opère l’instant de 2 minutes, le temps d’une conversation entre la mère d’Ambre et une infirmière à domicile. Mais même si l’enfant n’est pas dans le cadre, la conversation la concerne et c’est la mère qui se fait ici la porte-parole de sa fille. En aucun cas on regrette ce choix de mise en scène car il permet également de voir les gestes du corps médical, les relations avec les parents et de prendre pleinement conscience de la situation de ces enfants sans tomber dans le pathos. On est touché par leurs discours qu’ils manient avec une simplicité rare et notamment le vocabulaire médical de leur maladie et les difficultés de leur quotidien.

La réalisatrice ne sombre jamais dans le voyeurisme et reste pudique dans sa façon de traiter la maladie de ces enfants et leur quotidien. C’est aussi et simplement un documentaire sur l’enfance et l’insouciance qui l’accompagne quand les adultes, eux, sombreraient plus facilement dans la dépression.

Un bémol cependant, on aimerait que ce documentaire dure plus longtemps… ! Malgré son sujet difficile, ce film fait du bien et nous amène à relativiser nos soucis du quotidien, pour profiter de l’instant présent. Kevin Gueydan

Les séances en version française

Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28

En VO au tarif normal

The Lost City of Z, de James Gray

Les séances en version originale sous-titrée

Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28

A venir prochainement

Silence ;  Gimme danger

Pour les opéras et ballets, 18 euros sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

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