Semaine du 19 au 25 avril à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 19 avril 2017

Cette semaine au tarif Rochefort sur Toile – 6€ tous les jours et toutes les séances – AuroreDe l’autre côté de l’espoir, et Sage Femme

Aurore, film français de Blandine Lenoir

Synopsis

Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

Aurore, ou le portrait moderne et solaire d’une femme de cinquante ans d’aujourd’hui. C’est à l’actrice Agnès Jaoui que la cinéaste Blandine Lenoir a choisi de confier le rôle-titre de son deuxième long-métrage. Parce qu’elle voulait une comédienne connectée à son personnage, en adéquation avec sa personnalité, son esprit, son âge, et sa façon de l’assumer. L’alchimie entre les deux artistes a pris instantanément et a rapidement servi un film traversé par une beauté et une sensibilité de chaque instant, qui participent à le rendre magnifiquement attachant.

Les séances en version française – en avant-première

Me.19 Je.20 Ve.21 Sa.22 Di.23 Lu.24 Ma.25

Aurore vit à La Rochelle avec ses deux filles sur le point de quitter la maison. Elle est séparée de son ex-mari, elle perd son boulot, et seul le spectre de la triste solitude semble se profiler à l’horizon. Comment rebondir ? Comment exister de nouveau quand on n’est plus une jeune femme désirable ou une mère potentielle ? A cet âge où l’homme peut s’enorgueillir d’embrasser le passé et le futur, la femme est brutalement réduite à l’oubli.

C’est cette idée effrayante que Blandine Lenoir a su exploiter avec sagacité à travers Aurore, comédie dramatique centrée sur une sublime et banale héroïne, tour à tour drôle et bouleversante, et autour de laquelle gravite tous les âges de la femme via des personnages secondaires aussi pertinents que subtilement bien écrits. Sa fille aînée, enceinte jusqu’aux yeux, qui lui renvoie l’image d’une future grand-mère. Sa fille cadette, post-ado amoureuse à laquelle elle s’accroche, par peur de l’heure où elle prendra elle-aussi son envol en l’abandonnant à son statut de « post-mère à la retraite ». Il y a sa meilleure amie aussi, quadra célibataire belle et libre, qui représente l’épanouissement absolu. Ou encore les personnes âgées de la maison de retraite du coin, heureuses et armées d’une sagesse bienveillante. Toutes ensembles, ces femmes font d’Aurore, un portrait des femmes croqué avec une subtile justesse du regard, et approché avec une émouvante délicatesse qui trouve du répondant dans des salves humoristiques qui font mouche. Intelligent et rieur, Aurore est un petit trésor plein d’humilité, d’esprit, d’entrain et d’émotion. Un coup de cœur inattendu. Nicolas Rieux

De l’autre côté de l’espoir, film finlandais d’Aki Kaurismaki 

Synopsis

Dans la ville d’Helsinki Khaled, un réfugié syrien qui a presque tout perdu, maison et famille, dans les bombardements d’Alep, rencontre Wikström un représentant de commerce qui vient de racheter un restaurant après avoir quitté sa femme alcoolique.

Khaled, en fuite suite au refus de sa demande d’hébergement sur le territoire finlandais, est embauché par Wikström dont le restaurant a des difficultés à démarrer. Berlinale 2017 : Ours d’argent du meilleur réalisateur.

Tout le charme du cinéma d’Aki Kaurismäki opère à nouveau dans L’Autre Côté de l’espoir. L’humour s’y déploie comme la lumière perce au loin dans l’obscurité, par-delà la tristesse des âmes seules. La musique y occupe une place de choix, voix rock bouleversantes sur riffs de guitares.

Les personnages sont humains, trop humains, capables de petites bassesses et de grandes générosités, sans héroïsme ni même résolution. L’humanité, chez Aki Kaurismäki, ne s’encombre pas de posture ou de principes.

Elle agit comme en dépit de ceux qui la portent et les entoure d’un halo de grâce. De ces ingrédients naît une sorte de burlesque désabusé, d’une tendresse infinie. Arnaud Schwartz

Les séances en version originale sous-titrée

Me.19 Je.20 Ve.21 Sa.22 Di.23 Lu.24 Ma.25

Sage Femme de Martin Provost

Qu’est-ce aujourd’hui qu’une femme libre ? Comment concilier épanouissement personnel et engagement professionnel, désir d’amour et soif d’indépendance ? Loin des pamphlets féministes ou des ‘ questions de cours’, le réalisateur Martin Provost (« Séraphine », 2008, « Violette », 2013) nous propose une fable contemporaine, tonique et troublante, sur les destins croisés de deux femmes de génération et de condition différentes. Grâce à l’interprétation magistrale de grandes comédiennes (Catherine Frot et Catherine Deneuve), ensemble à l’écran pour la première fois, dans des rôles écrits pour elles, « Sage femme » nous livre la confrontation salutaire entre Claire, vouée corps et âme à son métier et à une conception stricte du devoir, et Béatrice, amoureuse de l’amour et du pur présent, brûlant sa vie sans compter. A distance du récit factice d’un choc de caractères dissymétriques, la comédie dramatique se colore de lyrisme et de fantaisie poétique et prend même des allures de conte philosophique. A sa façon, souvent émouvante, parfois maladroite, la fable imaginée par Martin Provost nous donne à voir l’humanité partagée et les choix singuliers de deux femmes aspirant à leur liberté. Samra Bonvoisin

Les séances en version française

Me.19 Je.20 Ve.21 Sa.22 Di.23 Lu.24 Ma.25

Pour les opéras et ballets, 18 euros sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *