Semaine du 17 au 23 mai à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 17 mai 2017

Cette semaine au tarif Rochefort sur Toile – 6€ tous les jours et toutes les séances –

Les fantômes d’IsmaelCorporate, et toujours La jeune fille et son aigle et The young lady

et bien sûr à ne pas manquer la troisième et dernière semaine :

Du 3 au 23 Mai : le cycle Cinéma Espagnol « Visa pour l’Espagne » de Rochefort sur Toile

Deux films :

L‘homme aux 1000 visages, d’ Alberto Rodriguez soirée Rochefort sur Toile , vendredi 19 mai à 20h 15 , film suivi d’un débat avec Pablo Gonzales Roger, Membre du Festival du Cinéma Espagnol de Nantes.

Les séances en version originale sous-titrée

Me.17 Je.18 Ve.19 Sa.20 Di.21 Lu.22 Ma.23

et

Fronteras, de Mikael Rueda

Synopsis

Rafa adolescent espagnol va au lycée, traine avec ses amis, sort en boite… Ibrahim, lui, a une vie légèrement plus compliquée. Marocain, il est illégal sur le territoire . Leur rencontre, un soir dans un club, va changer leur destin. Rafa va tout faire pour aider Ibrahim à rester en Espagne.

La rencontre de deux jeunes garçons. Un ado en quête de sa propre personne, un exilé marocain à la recherche d’un havre, où sa liberté se conjuguerait au bonheur d’une terre d’accueil. C’est pourquoi Ibrahim, au début, ne voit dans l’amitié que lui porte le jeune espagnol, qu’un soutien franc et aidant. Ils vont se rapprocher, indistinctement, inconsciemment dans le quotidien de leurs deux mondes qui les séparent encore, celui des copains, et des menaces policières pour une expulsion, le fameux regroupement alors que le jeune réfugié n’a plus aucune famille au Maroc. Le cinéaste explore ainsi sans tapage des quêtes identitaires, sexuelles, et politiques quand le thème de l’immigration s’imbrique avec un naturel parfait dans celui des sentiments. Les deux comédiens sont amateurs, et remarquables de vérité, de justesse. heuredelasortie.com

Les séances en version originale sous-titrée

Me.17 Je.18 Ve.19 Sa.20 Di.21 Lu.22 Ma.23

Modeste production espagnole, Fronteras croise avec une belle simplicité deux problématiques sociétales qui n’ont a priori pas grand-chose à voir ensemble : l’immigration clandestine et l’amour homosexuel. ÉCLOSION DU DÉSIR, par

Les fantômes d’Ismael, film français d’Arnaud Desplechin

Synopsis

Une femme disparue depuis 21 ans refait surface et bouleverse la vie de son mari et de sa nouvelle compagne.

Dans Les Fantômes d’Ismaël, film-somme d’Arnaud Desplechin, qui donnera le coup d’envoi du Festival de Cannes et sortira le 17 mai au cinéma. Indispensable.

Dans ce film porté par la fougue, se croisent des vivants et des morts. Ici Ismaël, un réalisateur psychiquement agité (Mathieu Amalric), qui tente de nourrir une fiction de cinéma inspirée du parcours diplomatique de son frère, Ivan (Louis Garrel). Son ami cinéaste, Bloom (László Szabó), inconsolable depuis la disparition de sa fille, Carlotta (Marion Cotillard), projette en boucle, sur un écran domestique, des diapositives d’elle enfant. Voici aussi Sylvia (Charlotte Gainsbourg), astrophysicienne, qui partage la vie d’Ismaël, qu’elle aime d’une infinie douceur.
Un beau jour, comme sortie des flots marins, Carlotta refait surface. Elle, dont chacun avait plus ou moins fait le deuil, s’incarne à nouveau et se présente au regard des siens. Quel vertige ! Dans une scène en bord de mer, d’une très belle sobriété (contrastant avec le caractère quasi baroque de l’ensemble), elle viendra tendre la main à Sylvia et tentera de réinvestir la vie et le territoire de son mari, Ismaël. Anne-Claire Cieutat 

Sortie à Rochefort en même temps qu’au Festival de Cannes!

Les séances en version française

Me.17 Je.18 Ve.19 Sa.20 Di.21 Lu.22 Ma.23

Les Fantômes d’Ismaël, traversé par l’eau vive, exulte, déclare son amour à la fiction, au cinéma, à l’art, à la vie. Il nous invite à rejoindre notre axe, à vivre en phase avec le moment présent. Il tord ainsi le cou aux esprits chagrins, et fait la nique aux névroses diaboliques. Pour peu qu’on soit suffisamment en forme pour le recevoir (Les Fantômes d’Ismaël n’est pas un film reposant !), il incite au mouvement, à la marche, et croit en l’amour vrai et possible. Car, oui, Desplechin peut aussi être sentimental. Son film est une source d’alacrité. Il lui va bien au teint. Bande-a-part

Corporate, film français de Nicolas Silhol

Synopsis

Emilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une « killeuse ». Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. Elle doit faire face à la pression de l’inspectrice du travail, mais aussi à sa hiérarchie qui menace de se retourner contre elle. Emilie est bien décidée à sauver sa peau. Jusqu’où restera-t-elle corporate ?

En partant du bruit d’un corps qui chute, du drame, de l’élément déclencheur – l’employé qui met fin à ses jours dans son entreprise en se jetant par la fenêtre – Nicolas Silhol dresse un bilan  clinique de l’entreprise qu’il décortique et sur laquelle il pose un regard loin d’être bienveillant. Il redit aussi l’importance de protéger ce monde du travail si féroce en tout cas tel qu’il le décrit. Chloé Margueritte

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La jeune fille et son aigle, film documentaire américano-britanno-mongol, réalisé par Otto Bell

Synopsis

Dresseur d’aigles, c’est un métier d’hommes en Mongolie. Depuis l’enfance, Aisholpan assiste son père qui entraîne les aigles. L’année de ses 13 ans, elle décide, avec la complicité de son père, d’adopter un aigle pour en faire un chasseur de renards. Parviendra-t-elle à briser les traditions et à se faire accepter par les anciens du village ?

Une image sublime de beauté, des paysages à couper le souffle et un sujet – la relation entre une adolescente mongole et son aigle dressé pour la chasse – puissant. François Forestier (Libération du 12/04/2017) Comme au cinéma

Les séances en version française

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The Young lady, film britannique de William Oldroy

Synopsis

1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge.

Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre enfin la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

Première audace bienvenue de ce premier film, l’époque à laquelle il se situe, l’Angleterre du XIXème siècle. Il s’agit donc d’un film en costumes qui voyage sans contestation possible sur les terres d’Emily Brontë et de ses Hauts de Hurlevent, d’ailleurs l’héroïne fougueuse, proche de la nature et de la lande battue par les vents, s’appelle Katherine, est-ce un hasard ? et de l’Amant de Lady Chatterley, la jeune femme mal mariée qui s’étiole dans un quotidien morose et découvre la passion charnelle dans les bras d’un amant palefrenier. Mais la belle ne va pas se contenter de vivre son amour interdit et il vaut mieux ne pas se trouver sur son passage et faire opposition à son désir d’indépendance. Qu’on lui foute la paix sinon…

Adapté d’un roman de la littérature russe de Nikolaï Leskov Lady Macbeth du district de Mtsensk, le réalisateur, jusque là spécialiste de mises en scène de théâtre et d’Opéra livre une œuvre d’une grande beauté esthétique et de façon implacable nous montre l’évolution d’un monstre froid en répétant la scène du lever jusqu’à ce que des grains de sable viennent bloquer les rouages. Sur la route du cinéma

L’une des grandes réussites du scénario écrit par Alice Birch est son habileté à jouer d’une part avec les attentes comme on l’a évoqué, mais aussi avec les ruptures de ton. C’est un film d’horreur qui n’en est jamais un ; c’est un drame costumé… qui ressemble de plus en plus à une comédie noirissime au très mauvais esprit. Car la méchanceté de The Young Lady semble sans limite. Elle n’est pas en roue libre pour autant: plus le film est méchant, plus son héroïne est ambiguë, et plus on s’attache à elle. Voilà un tour de passe-passe pas évident: le récit est à la fois glaçant et jubilatoire et, à partir de personnages enfermés dans leur condition, ne se limite jamais à une seule note – à l’image du dénouement où à la haine misogyne succède le mépris de classe. Porté par une jeune actrice épatante (Florence Pugh), The Young Lady est une belle révélation. Nicolas Bardot

Les séances en version originale sous-titrée

Me.17 Je.18 Ve.19 Sa.20 Di.21 Lu.22 Ma.23

Pour les opéras et ballets, 18 euros sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

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