Semaine du 24 au 30 mai à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 24 mai 2017

Cette semaine à l’Apollo Ciné 8 au tarif Rochefort sur Toile – 6€ tous les jours et toutes les séances – Les fantômes d’Ismaël20th Century womenLes initiésUne vie ailleursAprès la tempête, Django et Aurore 

Django, film français d’Etienne Comar

Résumé

En 1943 pendant l’occupation allemande, le tsigane Django Reinhardt, véritable “guitare héros”, est au sommet de son art. Chaque soir il fait vibrer le tout Paris aux Folies Bergères avec sa musique swing alors qu’en Europe, ses frères sont pourchassés et massacrés. Lorsque la propagande allemande veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse aidé par une de ses admiratrices, Louise de Klerk. Pour passer, il se rend à Thonon-les-Bains, sur les bords du lac Léman, avec sa femme enceinte, Naguine et sa mère Negros. Mais l’évasion est plus compliquée que prévue, Django et ses proches se retrouvent plongés dans la guerre. Pendant cette période dramatique, il n’en demeure pas moins un musicien exceptionnel qui résiste avec sa musique, son humour, et qui cherche à approcher la perfection musicale…

Si le film comporte évidemment des séquences musicales, c’est avant tout pour cette période de la vie de Django Reinahrdt qu’il faut aller le voir Django. Les connaisseurs n’apprendront probablement pas grand chose mais, c’est tout de même intéressant de voir comment l’artiste a géré ces événements difficiles pour sa famille et lui. Etienne Comar livre un premier film réussi, pas sans défauts mais, qui fait largement le travail. Cinephiliacr

Les séances en version française

Me.24 Je.25 Ve.26 Sa.27 Di.28 Lu.29 Ma.30

20th Century women, film américain de Mike Mills

Résumé

Santa Barbara, 1979. Trois femmes racontent à un jeune garçon leur expérience des hommes, des femmes, de l’amour et de la liberté

20th Century Women baigne dans cette catégorie de films sans intrigue particulière, seulement dirigés par le récit de la vie fantastique de personnages fantastiques. Dorothea n’a pourtant rien de spécial. Seule, elle élève juste du mieux qu’elle peut son fils, dans sa vieille maison qu’elle partage avec quelques locataires recueillis. Elle est divorcée, elle travaille, elle vit, elle a ses qualités et ses failles, elle va de petits bonheurs en petits malheurs. Rien de particulier, si ce n’est un charisme, une volonté de traverser sa vie en étant une bonne personne, d’élever son enfant pour faire de lui, quelqu’un de bien. A travers elle, son fils en pleine construction et la galerie de personnages qui les entourent (interprétés par Elle Fanning, Billy Cudrup ou Greta Gerwig), la splendide chronique de Mike Mills s’élargit vers la fresque parlant du monde moderne, des changements, la difficulté d’y évoluer, trouver sa place et s’y définir soi-même… Bref, 20th Century Women parle finalement ni plus ni moins que de la vie, sous toutes ses facettes et dans toutes ses dimensions, avec une infinie sagesse qui n’a d’égale que son humilité jamais donneuse de leçons. Car c’est bien ça qu’incarne Dorothea au centre de ce long-métrage bouleversant. Une mère, une femme, qui fait du mieux qu’elle peut, qui commet des erreurs parfois, qui voit juste parfois, qui essaie toujours. Et comme beaucoup de films du même genre, du moins les plus réussis, 20th Century Women est drôle, émouvant, profond. Une balade à travers quelques existences gravitant autour d’une aux allures d’astre solaire. Mondocine.net

Les séances en version originale sous-titrée

Me.24 Je.25 Ve.26 Sa.27 Di.28 Lu.29 Ma.30

Une vie ailleurs, film français d’Olivier Peyon

Résumé

Sylvie décide d’aller chercher son fils Felipe, enlevé quatre ans auparavant par son ex-mari, en Uruguay. Elle est aidée par Mehdi, un assistant social, qui a pour mission d’apprendre à connaître le garçon. Il découvre alors que Felipe est heureux auprès de sa tante et sa grand-mère, qu’il est un enfant joyeux et épanoui ayant sa propre vie en Amérique latine…

« Une vie ailleurs » raconte le combat d’une mère pour retrouver son fils et le ramener en France après quatre ans de séparation. Accompagnée et aidée de Mehdi, elle découvre que Felipe est heureux auprès de sa tante et de sa grand-mère. Isabelle Carré incarne alors tour à tour une mère nerveuse à l’idée des retrouvailles, énervée par les obstacles qu’elle rencontre, n’en faisant qu’à sa tête avant de devoir affronter la dure réalité : elle devra ré-apprivoiser son propre fils. On pourrait avoir de la sympathie pour cette femme qui mène un véritable combat au nom de l’amour filiale, mais, au contraire, c’est plutôt l’agacement qui nous guette tant le personnage est à fleur de peau et incapable de contrôler ses émotions. C’est pourquoi, Mehdi, incarné avec brio par Ramzy Bedia, apporte une bouffée d’oxygène grâce à sa sensibilité, son intelligence et sa tempérance. Felipe, lui, est un rayon de soleil à la joie communicative et dont le charisme crève l’écran. Lucie Gaillard

Les séances en version française

Me.24 Je.25 Ve.26 Sa.27 Di.28 Lu.29 Ma.30

Les initiés, film sud-africain de John Tengrove 

Résumé

En Afrique du Sud, dans les montagnes du Cap oriental, l’Ukwaluka est un rite d’initiation traditionnel pratiqué par l’ethnie Xhosa, à l’issue duquel de jeunes garçons, « les initiés », deviennent « des hommes ».

Le jeune héros du film, Kwanda, qui débarque en pleine forêt pour subir ce rite, porte un regard critique, à la fois fasciné et effrayé, sur cette pratique archaIque. C’est ainsi qu’il découvre le secret de deux des « parrains » chargés de veiller au bon déroulement des rites, qui sont amants. L’histoire de leur amour impossible prend le pas sur le documentaire…

« Les Initiés », bien plus qu’une énième romance homosexuelle, se révèle un thriller ethnographique, érotique et subversif, à fleur d’une peau ….noire ébène. Sandra Joxe, mondafrique

Les séances en version originale sous-titrée

Me.24 Je.25 Ve.26 Sa.27 Di.28 Lu.29 Ma.30

Après la tempête, film japonais de Hirokazu Kore-eda  

Résumé

Malgré un début de carrière d’écrivain prometteur, Ryota accumule les désillusions. Divorcé de Kyoko, il gaspille le peu d’argent que lui rapporte son travail de détective privé en jouant aux courses, jusqu’à ne plus pouvoir payer la pension alimentaire de son fils de 11 ans, Shingo. A présent, Ryota tente de regagner la confiance des siens et de se faire une place dans la vie de son fils. Cela semble bien mal parti jusqu’au jour où un typhon contraint toute la famille à passer une nuit ensemble…

Des histoires de familles intimistes qui puisent leurs grandeurs au cœur même de tragédies humaines sur fond de musique pianotée désormais reconnaissable : pas de doutes possibles, APRÈS LA TEMPÊTE est bien un film de Hirokazu Kore-eda. Sofiane, LeBlogduCinema

Les séances en version originale sous-titrée

Me.24 Je.25 Ve.26 Sa.27 Di.28 Lu.29 Ma.30

Les fantômes d’Ismaël, film français d’Arnaud Desplechin

Résumé

Une femme disparue depuis 21 ans refait surface et bouleverse la vie de son mari et de sa nouvelle compagne.

Dans Les Fantômes d’Ismaël, film-somme d’Arnaud Desplechin, qui donnera le coup d’envoi du Festival de Cannes et sortira le 17 mai au cinéma. Indispensable.

Dans ce film porté par la fougue, se croisent des vivants et des morts. Ici Ismaël, un réalisateur psychiquement agité (Mathieu Amalric), qui tente de nourrir une fiction de cinéma inspirée du parcours diplomatique de son frère, Ivan (Louis Garrel). Son ami cinéaste, Bloom (László Szabó), inconsolable depuis la disparition de sa fille, Carlotta (Marion Cotillard), projette en boucle, sur un écran domestique, des diapositives d’elle enfant. Voici aussi Sylvia (Charlotte Gainsbourg), astrophysicienne, qui partage la vie d’Ismaël, qu’elle aime d’une infinie douceur.
Un beau jour, comme sortie des flots marins, Carlotta refait surface. Elle, dont chacun avait plus ou moins fait le deuil, s’incarne à nouveau et se présente au regard des siens. Quel vertige ! Dans une scène en bord de mer, d’une très belle sobriété (contrastant avec le caractère quasi baroque de l’ensemble), elle viendra tendre la main à Sylvia et tentera de réinvestir la vie et le territoire de son mari, Ismaël. Anne-Claire Cieutat 

Les séances en version française

Les Fantômes d’Ismaël, traversé par l’eau vive, exulte, déclare son amour à la fiction, au cinéma, à l’art, à la vie. Il nous invite à rejoindre notre axe, à vivre en phase avec le moment présent. Il tord ainsi le cou aux esprits chagrins, et fait la nique aux névroses diaboliques. Pour peu qu’on soit suffisamment en forme pour le recevoir (Les Fantômes d’Ismaël n’est pas un film reposant !), il incite au mouvement, à la marche, et croit en l’amour vrai et possible. Car, oui, Desplechin peut aussi être sentimental. Son film est une source d’alacrité. Il lui va bien au teint. Bande-a-part

Aurore, film français de Blandine Lenoir

Résumé

Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

Aurore, ou le portrait moderne et solaire d’une femme de cinquante ans d’aujourd’hui. C’est à l’actrice Agnès Jaoui que la cinéaste Blandine Lenoir a choisi de confier le rôle-titre de son deuxième long-métrage. Parce qu’elle voulait une comédienne connectée à son personnage, en adéquation avec sa personnalité, son esprit, son âge, et sa façon de l’assumer.

Les séances en version française

Me.24 Je.25 Ve.26 Sa.27 Di.28 Lu.29 Ma.30
 Aurore vit à La Rochelle avec ses deux filles sur le point de quitter la maison. Elle est séparée de son ex-mari, elle perd son boulot, et seul le spectre de la triste solitude semble se profiler à l’horizon. Comment rebondir ? Comment exister de nouveau quand on n’est plus une jeune femme désirable ou une mère potentielle ? A cet âge où l’homme peut s’enorgueillir d’embrasser le passé et le futur, la femme est brutalement réduite à l’oubli. Nicolas Rieux

Et à noter dans vos calepins jeudi prochain, le 1er juin à 20h15

Soirée-débat : Bikes vs Cars  en partenariat avec l’association Vélo pour Tous

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Pour les opéras et ballets, 18 euros sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

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