Du 25 avril au 1er mai 2018 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 25 avril 2018

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine du 25 avril au 1er mai, au tarif Rochefort sur Toile, L’insoumis de Gilles  Perret : soirée-rencontre avec le réalisateurThe Rider de Chloé ZhaoCall me by your name de Luca  Guadagnino, et toujours  Place publique de Agnès Jaoui et Croc Blanc d’Alexandre Espigares (film d’animation), 6€ toutes les séances et bientôt,  une soirée RST en avril, un cycle « Portugal ici et là-bas…  » en mai, et plus

L’insoumis

de Gilles Perret

Soirée- rencontre avec le réalisateur

               SAMEDI 28 AVRIL à 18H   (tarif 5,90 euros)

Synopsis

Avec ses hauts, ses bas, sa tendresse, son humour, et sa virulence, Jean-Luc Mélenchon est un vrai personnage de film. Qu’il soit haï ou adulé, il ne laisse personne indifférent. Sa campagne présidentielle de 2017 n’a ressemblé à aucune autre dans le paysage politique contemporain. C’est durant ces moments intenses de sa vie, et de celle de la France, que Gilles Perret l’a accompagné au plus près.  Une période propice à la découverte des côtés moins connus d’un homme indissociable de sa pensée politique

Les séances en version française

Me.25 Je.26 Ve.27 Sa.28 Di.29 Lu.30 Ma.1

The Rider

de Chloé Zhao

Synopsis

Le jeune cowboy Brady, étoile montante du rodéo, apprend qu’après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver une nouvelle raison de vivre, à présent qu’il ne peut plus s’adonner à l’équitation et la compétition qui donnaient tout son sens à sa vie. Dans ses efforts pour reprendre en main son destin, Brady se lance à la recherche d’une nouvelle identité et tente de définir ce qu’implique être un homme au coeur de l’Amérique.

Les séances en version originale sous-titrée

Me.25 Je.26 Ve.27 Sa.28 Di.29 Lu.30 Ma.1

Critique

La chose est assez rare pour être dite, «The Rider» est un joyau d’une grâce apaisante. Rencontrés en 2013 sur le tournage de son précédent film, la famille Jandreau et la majorité des protagonistes incarnent leur propre histoire. Le film nous offre des moments d’une complicité délicate: avec sa petite soeur Lily atteinte du syndrome d’Asperger, lorsqu’il rend visite à son ami Lane, ancien cador du rodéo resté tétraplégique, et jusqu’aux accrocs inévitables avec son père. Cela aurait pu être pleurnichard mais «The Rider» se révèle être une épopée philosophique contemplative, naturaliste et organique. Un deuxième long-métrage comme une ode à la vie et à l’Outback du Dakota. Si nous en doutions encore, Chloé Zhao prouve une nouvelle fois qu’elle est l’une des réalisatrices les plus prometteuses de sa génération. Théo Metais

Call me by your name

de Luca  Guadagnino

Synopsis

Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation, et il est proche de ses parents. Sa sophistication et ses talents intellectuels font d’Elio un jeune homme mûr pour son âge, mais il conserve aussi une certaine innocence, en particulier pour ce qui touche à l’amour. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

Les séances en version originale sous-titrée

Me.25 Je.26 Ve.27 Sa.28 Di.29 Lu.30 Ma.1

Critique

«Ni simpliste ni sentimental, Call Me by Your Name dépasse le cadre de l’hymne militant sur l’homosexualité. Universel, son récit évoque le mystère de l’amour, l’urgence de vivre et de ressentir. Impossible de le regarder l’œil sec» Revue des revues du Figaro

Luca Guadagnino trace une voie singulière, entre une fidélité italienne au néoréalisme (vérité des décors et des corps, durée des plans) et un tropisme hollywoodien — tout concourt à séduire. Call me by your name, tourné dans la région où il vit, est à ce jour son film le plus accompli. Louis Guichard

Des éloges auxquels nos confrères de Libération n’adhèrent pas totalement. «Call Me by Your Name se donne comme un grand film d’amour – cette prétention n’est pas un problème, au contraire: seules sa grandiloquence et sa recherche obstinée (…) le sauvent de la mièvrerie», note Luc Chessel.

Place publique

d’Agnès Jaoui

Synopsis

Castro, autrefois star du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd’hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris. Hélène, soeur de Nathalie et ex-femme de Castro, est elle aussi invitée. Quand ils étaient jeunes, ils partageaient les mêmes idéaux mais le succès a converti Castro au pragmatisme (ou plutôt au cynisme) tandis qu’Hélène est restée fidèle à ses convictions.
Leur fille, Nina, qui a écrit un livre librement inspiré de la vie de ses parents, se joint à eux.
Alors que Castro assiste, impuissant, à la chute inexorable de son audimat, Hélène tente désespérément d’imposer dans son émission une réfugiée afghane. Pendant ce temps, la fête bat son plein…

Les séances en version française

Critique

« Place publique » est loin d’être une simple caricature d’une bourgeoisie médiatique en soif de visibilité. La psychologie des principaux personnages est intelligemment travaillée pour que chacun ne soit pas cantonné à ses défauts ou à ses qualités, bien au contraire. Certes, le format « film chorale » ne permet pas de retrouver l’infini justesse de ton du « Goût des autres », mais l’ensemble est bien construit et ne souffre d’aucun temps mort.

En effet, outre les bons mots qui font mouche, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri font un subtil état des lieux des rapports humains dans un monde hyper-connecté. Bien écrit, leur scénario prouve que tout n’est pas qu’une question de notoriété. Les sentiments, la peur de vieillir, le manque de reconnaissance finissent toujours par fissurer les carapaces ripolinées que l’on expose sur la place publique. En résulte une comédie efficace et sincère qui elle, mérite largement un joli succès… public. Gaëlle Bouché

Croc Blanc

d’Alexandre Espigares

Synopsis

Croc-Blanc est un fier et courageux chien-loup. Après avoir grandi dans les espaces enneigés et hostiles du Grand Nord, il est recueilli par Castor Gris et sa tribu indienne. Mais la méchanceté des hommes oblige Castor-Gris à céder l’animal à un homme cruel et malveillant. Sauvé par un couple juste et bon, Croc-Blanc apprendra à maîtriser son instinct sauvage et devenir leur ami.

Les séances en version française

M.25 Je.26 Ve.27 Sa.28 Di.29 Lu.30 Ma.1

Critique

Il devient rare dans le domaine d’animation de trouver des productions capables de parler aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Le fait d’avoir un double niveau de lecture demande une certaine finesse d’écriture et l’envie de créer quelque chose de neuf en dehors des sentiers battus. Inutile de se mentir, la plupart du temps cette envie finit taillée en pièces dans les griffes du cahier des charges des producteurs ou s’écrase contre l’indifférence du public. C’est un pari audacieux à chaque fois, mais comment ne pas respecter ceux qui prennent la décision de se lancer sur cette route incertaine plutôt que celle de la facilité. Une jolie surprise. CHANDLEYR+

Programmation art et essai à venir

CYCLE « Portugal ici et là-bas…  » du 9 mai au 22 mai 2018: Aniki-Bobo de Manoel de Oliveira, Saint-Georges  de Marco Martins et Menina de Christina Pinheiro – Soirée Rochefort sur Toile :  MENINA en présence de la réalisatrice  le 9 mai 2018 à 20h15
Candelaria, Vent du Nord, les bonnes manières, Abracadabra

Et toujours

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

p.s. Pour d’autres informations et adhérer à Rochefort sur Toile, naviguer le site au moyen des mots clés et onglets en haut de la page

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