Du 2 au 8 mai 2018 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 1 mai 2018

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine du 2 au 8 mai, au tarif Rochefort sur Toile, Candelaria de Jhonny Hendrix HinestrozaLes bonnes manières de Juliana Rojas et Marco Dutra, Vent du nord de Walid Mattar, et toujours  Place publique de Agnès Jaoui, 6€ toutes les séances et la semaine prochaine le cycle « Portugal ici et là-bas… »

Candelaria

de Jhonny Hendrix Hinestroza

Synopsis

La Havane, 1995. Au plus fort de l’embargo américain, les Cubains traversent une crise économique sans précédent. Parmi eux, Candelaria et Victor Hugo, 150 ans à eux deux, vivent de bric et de broc jusqu’au jour où Candelaria rentre à la maison avec une petite trouvaille qui pourrait bien raviver la passion de leur jeunesse…

Les séances en version originale sous-titrée

Me.2 Je.3 Ve.4 Sa.5 Di.6 Lu.7 Ma.8

Critique

Candelaria et son mari Víctor Hugo vivent dignement mais difficilement dans un quartier très délabré de La Havane de la Periode spéciale qui, dans les années 1990, a plongé Cuba dans la pénurie après la chute du bloc soviétique. Pour survivre, Candelaria chante dans un bar et Víctor Hugo trafique un peu. Jhonny Hendrix Hinestroza a déjà abordé avec Chocó la difficulté d’être femme et noire dans la Colombie rurale où il vit. Dans Candelaria, tourné à Cuba, il adopte un ton plus délicat et léger, non dénué d’humour, surtout quand il met en scène la sexualité. Le jury de la Journée des Auteurs du dernier festival de Venise l’a couronné du Premier prix, lui reconnaissant entre autres son intelligent message social, son esthétique visuelle, sa chaude palette de couleurs latines, la qualité de ses acteurs. cinelatino

Drôle et émouvant grâce à ses acteurs : Veronica Lynn et Alden Knight. Agathe Moreaux

Les bonnes manières

de Juliana Rojas et Marco Dutra

Synopsis

Clara, une infirmière solitaire de la banlieue de São Paulo, est engagée par la riche et mystérieuse Ana comme la nounou de son enfant à naître. Alors que les deux femmes se rapprochent petit à petit, la future mère est prise de crises de somnambulisme…

Interdit aux -12 ans Durée : 2h15. – Genre : Fantastique, drame

Les séances en version originale sous-titrée

Me.2 Je.3 Ve.4 Sa.5 Di.6 Lu.7 Ma.8

Critique

Second film réalisé par le tandem brésilien composé de Marco Dutra et Juliana Rojas, Les bonnes manières est un conte à la fois classique et moderne, qui souffle un vent de fraîcheur dans un cinéma fantastique passionnant mais trop souvent prévisible. Les bonnes manières, s’est forgé une réputation flatteuse au Festival de Locarno (été 2017) et plus récemment au Festival du film Fantastique de Gérardmer, où il a obtenu le prix du jury (présidé par Mathieu Kassovitz).

On retrouve en toile de fond la dimension sociale (les deux héroïnes du film appartiennent à deux classes sociales différentes) et culturelle (le Brésil est encore aujourd’hui un pays très religieux, majoritairement chrétien, et cela se ressent clairement dans Les bonnes manières) ; l’importance des rôles féminins (remarquablement bien interprétés par les jolies Isabél Zuaa et Marjorie Estiano) mais surtout cette approche intéressante, exigeante du fantastique, où la qualité du récit prime nettement sur la volonté de dérouler les conventions du genre. Bernard Mathieux

Vent du nord

de Walid Mattar

Synopsis

Nord de la France. L’usine d’Hervé est délocalisée. Il est le seul ouvrier à s’y résigner car il poursuit un autre destin : devenir pêcheur et transmettre cette passion à son fils. Banlieue de Tunis. L’usine est relocalisée. Foued, au chômage, pense y trouver le moyen de soigner sa mère, et surtout de séduire la fille qu’il aime. Les trajectoires de Hervé et Foued se ressemblent et se répondent.

Les séances en version française

Me.2 Je.3 Ve.4 Sa.5 Di.6 Lu.7 Ma.8

Critique

Dans une ville face à la Manche, un ouvrier perd son emploi après la délocalisation de son usine. Dans une ville face à la Méditerranée, une usine s’installe et un jeune Tunisien trouve du travail. Ancré dans une réalité sociale difficile, ce film à la tendresse inattendue parle… du bonheur. L’ouvrier tunisien croit l’avoir trouvé : en jouant le joli cœur avec une collègue, il bâtit déjà son avenir, en pensée. En France, le chômeur rebondit et s’achète un bateau pour monter un petit business de pêcheur avec son fils et sa femme. Ce n’est pas le Pérou, mais les rêves modestes ont des chances de réussir… Interprétés par des comédiens qui jouent le réalisme avec style, les personnages sont des funambules sur une corde raide. Dans un monde qui les chahute, ils suivent leur ligne de chance. En trouvant le ton juste pour cette comédie tout en retenue, le réalisateur célèbre la quête d’une vie heureuse, contre vents et marées. Et parle avec finesse des désillusions du présent comme de l’utopie jamais vaincue. Frédéric Strauss

Place publique

d’Agnès Jaoui

Synopsis

Castro, autrefois star du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd’hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris. Hélène, soeur de Nathalie et ex-femme de Castro, est elle aussi invitée. Quand ils étaient jeunes, ils partageaient les mêmes idéaux mais le succès a converti Castro au pragmatisme (ou plutôt au cynisme) tandis qu’Hélène est restée fidèle à ses convictions.
Leur fille, Nina, qui a écrit un livre librement inspiré de la vie de ses parents, se joint à eux.
Alors que Castro assiste, impuissant, à la chute inexorable de son audimat, Hélène tente désespérément d’imposer dans son émission une réfugiée afghane. Pendant ce temps, la fête bat son plein…

Les séances en version française

Me.2 Je.3 Ve.4 Sa.5 Di.6 Lu.7 Ma.8

Critique

« Place publique » est loin d’être une simple caricature d’une bourgeoisie médiatique en soif de visibilité. La psychologie des principaux personnages est intelligemment travaillée pour que chacun ne soit pas cantonné à ses défauts ou à ses qualités, bien au contraire. Certes, le format « film chorale » ne permet pas de retrouver l’infini justesse de ton du « Goût des autres », mais l’ensemble est bien construit et ne souffre d’aucun temps mort.

En effet, outre les bons mots qui font mouche, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri font un subtil état des lieux des rapports humains dans un monde hyper-connecté. Bien écrit, leur scénario prouve que tout n’est pas qu’une question de notoriété. Les sentiments, la peur de vieillir, le manque de reconnaissance finissent toujours par fissurer les carapaces ripolinées que l’on expose sur la place publique. En résulte une comédie efficace et sincère qui elle, mérite largement un joli succès… public. Gaëlle Bouché

Programmation art et essai à venir

CYCLE « Portugal ici et là-bas…  » du 9 mai au 22 mai 2018: Aniki-Bobo de Manoel de Oliveira, Saint-Georges  de Marco Martins et Menina de Christina Pinheiro – En ouverture – la Soirée Rochefort sur Toile :  MENINA en présence de la réalisatrice Cristina Pinheiro le 9 mai 2018 à 20h15

Pour parler de cinéma :

le  jeudi 24 mai à partir de 18h , café ciné au Srey Nane Café  , 7 rue du 14 juillet .

Et toujours :

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

p.s. Pour d’autres informations et adhérer à Rochefort sur Toile, naviguez le site au moyen des mots clés et onglets en haut de la page, ou bien participez et allez à l’AG le lundi 28 mai à 18h30 au Palais des Congrès

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *