Du 6 au 12 juin 2018 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 6 juin 2018

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine du 6 au 12 juin, au tarif Rochefort sur Toile : Je vais mieux de Jean-Pierre Ameris, Du soleil dans mes yeux de Nicolas GiraudDans un recoin du monde de Sunao Katabuchi,  Senses 1 & 2 et Senses 3&4 de Ryusuke HamaguchiAdy Gazy de Lova Nantenaina et toujours, En guerre de Stéphane Brizé et Everybody knows d’Asghar Farhadi6€ toutes les séances.

Demain jeudi 7 juin, soirée Rochefort sur Toile : « Du soleil dans mes yeux » en présence du réalisateur Nicolas Giraud

Je vais mieux

de Jean-Pierre Ameris

Synopsis

Un quinquagénaire est victime d’un mal de dos fulgurant. Tous les médecins, les radiologues et les ostéopathes du monde ne peuvent rien pour lui : la racine de son mal est psychologique. Mais de son travail, de sa femme ou de sa famille, que doit-il changer pour aller mieux ?

Les séances en version française

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Critique

Le cinéaste apporte toujours une touche de légère critique sociale, dans le milieu du travail avec les relations personnelles compliquées de ceux qui aiment ou qui détestent Laurent, avec l’influence de leur comportement sur son avenir professionnel, le milieu médical pas toujours en empathie avec l’angoisse des malades, le milieu familial ou amical tout en faux-semblants. Et surtout, le comique proposé par Jean-Pierre Améris dépasse la comédie franchouillarde du moment au mieux pas drôle, et au pire franchement vulgaire. Il y a toujours de la tendresse dans les scènes, et le burlesque cache toujours une fêlure, une insécurité… Béatrice Delesalle

Du soleil dans mes yeux

de Nicolas Giraud

Ciné-rencontre jeudi 7 – soirée RST en présence du réalisateur

Synopsis

Irène va mieux. Elle a un projet. Vivre à nouveau avec son fils. Elle profite des vacances d’été pour le retrouver chez sa grand-mère à La Rochelle.  Mais elle fait la rencontre de Yann…

Les séances en version française

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Dans un recoin du monde

de Sunao Katabuchi

Synopsis

La jeune Suzu quitte Hiroshima en 1944, à l’occasion de son mariage, pour vivre dans la famille de son mari à Kure, un port militaire. La guerre rend le quotidien de plus en plus difficile, malgré cela, la jeune femme cultive la joie et l’art de vivre. Mais en 1945, un bombardement va éprouver son courage.

Les séances en version française

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Les séances en version originale sous-titrée

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Critique

Prix du Jury à la dernière édition du Festival du Film d’Animation d’Annecy. Dans un Recoin De Ce Monde étonne en plusieurs points tout d’abord dans ses graphismes et sa réalisation un brin rétro mais très jolie qui le distingue des dessins animés japonais les plus récents. Freakin’ geek

Ady Gazy 

de Lova Nantenaina

Synopsis

À Madagascar, les gens défient la crise avec inventivité sans jamais rien perdre de leur identité et de leur sens de l’humour. En s’appuyant sur une tradition orale toujours digne, souvent enjouée ou cocasse, parfois désemparée ou révoltée, mais jamais amère.

Les séances en version française

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Critique

« Les Chinois fabriquent les objets, les Malgaches les réparent. » Il y a ceux qui font des chaussures à partir de pneus, ceux qui fabriquent des lampes à partir de boîtes de lait condensé sucré, ceux qui transforment en médicaments et savon les os de zébus laissés par les chiens errants. Imaginons un instant un futur où le système économique viendrait à lâcher : ceux qui tomberaient de haut auraient peut-être du mal à se relever, tandis qu’à Madagascar, on saurait s’adapter grâce à ce sens de la débrouille, le « ADY GASY ».
Nos ancêtres disaient :  « Comme on lance un lasso aux cornes des zébus, on lance la parole aux cœurs des gens sensés ».

Telle est l’ambition démesurée de ce film, vous restituer la parole de notre grande terre peuplée de rochers, de zébus et d’ancêtres bienveillants ; peuplée aussi d’artistes, de paysans, et de débrouillards en tout genre.Cette parole, qu’elle explique les gestes ou les âmes, est toujours digne, souvent enjouée ou cocasse, parfois désemparée ou révoltée, mais jamais amère. Africultures

Sense 1 et 2

de Ryusuke Hamaguchi

Synopsis

A Kobe, au Japon, quatre femmes partagent une amitié sans faille. Du moins le croient-elles : quand l’une d’elles disparaît du jour au lendemain, l’équilibre du groupe vacille. Chacune ouvre alors les yeux sur sa propre vie et comprend qu’il est temps d’écouter ses émotions et celles des autres…

Les séances en version originale sous-titrée

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Senses 3&4

Les séances en version originale sous-titrée

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Critique

Senses est une véritable merveille, une fresque chorale d’une beauté et d’une profondeur confondantes, dépeignant de sublimes portraits de femmes au quotidien, et à travers elles, le paysage étendu d’une certaine désaffection contemporaine.

Scènes anodines en surface, mais où les enjeux se nouent en profondeur, en un cosmos étourdissant de trajectoires croisées, de non-dits, de gestes esquissés et de souffles suspendus. On touche alors du doigt le projet de Hamaguchi : sonder les plus infimes mouvements de l’existence, cette intériorité inaccessible des personnages, où se dessine, à chaque seconde, le pacte décisif qui lie l’individu à la société. Un pacte personnel, émotionnel, sensuel et politique. Une position dans le monde. Mathieu Macheret

En guerre

de Stéphane Brizé

Synopsis

Malgré de lourds sacrifices financiers de la part des salariés et un bénéfice record de leur entreprise, la direction de l’usine Perrin Industrie décide néanmoins la fermeture totale du site. Accord bafoué, promesses non respectées, les 1100 salariés, emmenés par leur porte?parole Laurent Amédéo, refusent cette décision brutale et vont tout tenter pour sauver leur emploi.

Les séances en version française

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Critique

Habité, Vincent Lindon se fait la voix du peuple alors qu’il harangue ses collègues et interpelle les responsables de l’entreprise pour leur rappeler leurs promesses. À l’opposé des rôles de taiseux (Quelques heures de printemps, La loi du marché), il campe ici un homme qui parle, se défend et résiste. Un leader acharné face à un patronat solidaire qui ne manque pas de faire profit des failles du système et du désespoir des grévistes conduisant à la désunion. Alors que, depuis plusieurs décennies, la Grande-Bretagne peut compter sur Ken Loach pour offrir quelques piqûres de rappel virulentes et sans détour face à l’injustice sociale (son dernier Moi, Daniel Blake ne manquait pas de cette révolte saine), la France peut désormais compter sur Stéphane Brizé, en ce mois de mai où la colère gronde dans les usines comme dans les rues, pour un (r)appel aux luttes convergentes. Les documentaires n’ont pas le monopole de l’actualité. Le bleu du miroir Ni « documenteur » ni brûlot romanesque, le film trouve son équilibre et sa puissance dans un entre-deux passionnant, dans une capacité à distinguer et à resserrer les enjeux dramatiques, à en souligner les enchaînements et la complexité, à en incarner toute la dimension humaine. Un vrai contrepoint aux images de reportages télé dont le récit est truffé, rappel constant de la manière dont cette guerre permanente, livrée à nos portes, presque sous nos yeux, est rapportée chaque jour, par bribes, tronquées, hâtives, commodément digestes. La destinée de l’irréductible Laurent Amédéo et l’histoire incandescente et douloureuse de cette lutte collective sont plus difficiles à avaler parce qu’elles n’offrent pas d’issues faciles, de réponses rassurantes. Elles se contentent de souligner l’urgence de faire face. Une insuffisante mais nécessaire condition de survie, résumée en exergue par une citation de Bertolt Brecht : « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. » Cécile Mury

Everybody knows

d’Asghar Farhadi

Synopsis

A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

Les séances en version française

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Les séances en version originale sous-titrée

Me.6 Je.7 Ve.8 Sa.9 Di.10 Lu.11 Ma.12

Critique

Qu’il soit en Iran, en France, en Espagne, Asghar Farhadi creuse son œuvre de cinéaste du dérèglement intime et du désordre social. Il regarde les hommes tomber et souffrir : une tragédie compassionnelle.  Jo Fishley

Le clocher domine un village où Laura (Penélope Cruz) revient avec ses deux enfants, mais sans son mari Alejandro (Ricardo Darin), resté en Argentine, à l’occasion du mariage de l’une de ses sœurs. Elle y retrouve Paco (Javier Bardem), ex-amant, acheteur de la part de la propriété familiale dont Laura avait hérité. Ces interférences entre les transactions amoureuses, juridiques et économiques, qui ont déjà tant servi au cinéaste, sont un temps cachées par l’enthousiasme décontracté avec lequel Farhadi filme une fête familiale en Espagne. Ce pourrait presque être un film de famille chaleureux, avec, en prime, la lumière euphorisante de José Luis Alcaine. A ceci près que, bien avant que ne s’abatte la catastrophe, Farhadi dispose artistement les embûches qui feront tomber ses personnages. L’excitation des retrouvailles masque à peine la résurgence des rancœurs. A la nuit tombée (la première moitié du film se déroule sur une journée), rien ne va déjà plus, si bien que lorsque l’on apprend qu’Ana (Inma Cuesta) a été enlevée, Farhadi a déjà emmené son film dans le crépuscule des regrets, des remords et des soupçons. Thomas Sotinel

Et toujours :

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

p.s. Pour d’autres informations et adhérer à Rochefort sur Toile, naviguez le site au moyen des mots clés et onglets en haut de la page.

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