Du 13 au 19 juin 2018 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 13 juin 2018

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine du 6 au 12 juin, au tarif Rochefort sur Toile : Gueule d’ange de Vanessa FilhoComme des rois de Xavier MoliaLa révolution silencieuse de Lars Kraume (All)L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam (G-B /Esp)Je vais mieux de Jean-Pierre Ameris et Senses 1 & 2, Senses 3&4 et Sense5 de Ryusuke Hamaguchi6€ toutes les séances.

A noter également, la projection du documentaire de Sandra Blondel et Pascal Hennequin 

« Irrintzina, le cri d’une génération climatique« 

Vendredi 15 juin à 20h au Palais des congrès
entrée avec participation libre
le film raconte l’engagement d’une génération qui ne baisse pas les bras face à l’urgence climatique
soirée organisée par le collectif Alternatiba et Pays Rochefortais Alert

Gueule d’ange

de Vanessa Filho

Synopsis

Une jeune femme vit seule avec sa fille de huit ans. Une nuit, après une rencontre en boîte de nuit, la mère décide de partir, laissant son enfant livrée à elle-même.

Les séances en version française

Me.13 Je.14 Ve.15 Sa.16 Di.17 Lu.18 Ma.19

Critique

Elle est sa petite « gueule d’ange ». Marlène ne voit pas Elli, 8 ans, comme sa fille, mais sa jeune sœur. Sa complice. Son refuge. Un jour, cependant, Marlène disparaît avec un mec de passage. Elli se retrouve seule.

Parce qu’on ne perçoit que trop bien le trouble qui naît dans l’esprit d’une fillette, cernée par l’absence et le vide. Et sa découverte de la trahison et d’un sentiment inconnu qui ressemble fort à de la haine. La réalisatrice s’appuie habilement sur le regard — inquiétant — de la petite Ayline Aksoy-Etaix. Et sur le talent de Marion Cotillard, toujours précise et juste. Pierre Murat

Comme des rois

de Xavier Molia

Synopsis

Joseph ne parvient pas à joindre les deux bouts. Sa petite entreprise d’escroquerie au porte-à-porte, dans laquelle il a embarqué son fils Micka, est sous pression depuis que le propriétaire de l’appartement où vit toute sa famille a choisi la manière forte pour récupérer les loyers en retard. Joseph a plus que jamais besoin de son fils, mais Micka rêve en secret d’une autre vie. Loin des arnaques, loin de son père…

Les séances en version française

Me.13 Je.14 Ve.15 Sa.16 Di.17 Lu.18 Ma.19

Critique

Comme des rois est le cinquième long-métrage du cinéaste Xabi Molia, qui fut révélé par 8 fois debout en 2010. Ici, il met en scène le quotidien, pas toujours rose, d’un père, Joseph, qui entraîne son fils, Micka, dans sa vie de petit escroc, avec parfois quelques accrocs. La figure paternelle tente de préserver le domicile familial tout en se livrant à des arnaques. Kad Merad trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, entre gravité et drôlerie.
Xabi Molia, signe ici une histoire touchante sur une relation père-fils rimant à la fois avec complicité et complexité. À seulement 18 ans, Kacey Mottet Klein s’impose, formant avec Kad Merad un duo génial qui fait mouche. Entre adolescence et âge adulte, il se montre hésitant encore mais ose tout de même s’affirmer pour voir son rêve d’acteur éclore. CineChronicle

La révolution silencieuse

de Lars Kraume

Synopsis

Allemagne de l’est, 1956. Kurt, Theo et Lena ont 18 ans et s’apprêtent à passer le bac. Avec leurs camarades, ils décident de faire une minute de silence en classe, en hommage aux révolutionnaires hongrois durement réprimés par l’armée soviétique. Cette minute de silence devient une affaire d’Etat. Elle fera basculer leurs vies. Face à un gouvernement est-allemand déterminé à identifier et punir les responsables, les 19 élèves de Stalinstadt devront affronter toutes les menaces et rester solidaires.

Les séances en version originale sous-titrée

Me.13 Je.14 Ve.15 Sa.16 Di.17 Lu.18 Ma.19

Critique

Le film est adapté du livre de l’un des lycéens concernés, qui a retracé en 2006 ces événements. Lars Kraume en a tiré un récit captivant. On connaissait ce cinéaste à travers Fritz Bauer, un héros allemand, très académique. La mise en scène, ici, reste convenue, mais le scénario illustre brillamment des thèmes passionnants : le sacrifice, la trahison — d’un idéal, d’un groupe ou d’un amour. Les rebondissements, inattendus, suscitent l’intérêt. Et même l’émotion. Jacques Morice

La typologie des personnages (le rebelle, le bon élève, la jeune fille déchirée entre ces deux garçons) semble empruntée à un teenage movie américain. Quant aux décors et aux accessoires d’époque, ils donnent plus l’impression de visiter le DDR Museum de Berlin que de replonger dans une époque. Reste l’intérêt d’un épisode révélateur de la violence d’un système, et l’apparition terrifiante de l’excellent Burghart Klaussner (vu chez Haneke, entre autres) dans le rôle du ministre de l’éducation, torturé par les nazis, que l’on sent prêt à torturer les jeunes dont il a la charge. Thomas Sotinel

L’homme qui tua Don Quichotte

de Terry Gilliam (G-B /Esp)

Synopsis

Toby, un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol. Toby saura-t-il se racheter et retrouver un peu d’humanité? Don Quichotte survivra-t-il à sa folie? Ou l’amour triomphera-t-il de tout?

Les séances en version originale sous-titrée

Me.13 Je.14 Ve.15 Sa.16 Di.17 Lu.18 Ma.19

Critique

Cet Homme Qui Tua Don Quichotte est un et va-et-vient permanent entre éléments du roman et références autobiographiques du réalisateur, les plus évidentes étant celles liées au tournage avorté. Le scénario original, cosigné avec Tony Grisoni, a aussi subi des modifications de circonstance : envoyant originellement le publicitaire Toby au XVIIème siècle à la rencontre de Don Quichotte, cette version 2018 remplace le voyage temporel par un retour nostalgique davantage dans l’esprit de Cervantes.
Terry Gilliam a réalisé un film à taille humaine qui transbahute son habituel joyeux bordel narratif et se révèle au final très attachant. Parfois arythmique, traversé de seconds rôles peu engageants (Olga Kurylenko et Stellan Skarsgaard ne sont guère aidés) et de péripéties pas toujours nécessaires, cette adaptation de Cervantès a le mérite de pas perdre de vue son objectif. Et laisse évoluer une triplette d’acteurs (Jonathan Pryce, Adam Driver et Joana Ribeiro) qui n’a rien à envier au trio Rochefort/Depp/Paradis, dégageant une fraîcheur qui peut-être aurait même été absente de la version de 2000. Cet Homme Qui Tua Don Quichotte restitue l’esprit de l’oeuvre dont il s’inspire et s’en fait même le digne passeur, se permettant en dernier lieu de caler un pied dans la porte pour la laisser entrouverte. L’homme qui tuera Don Quichotte n’est pas encore né. Guénaël Eveno

Je vais mieux

de Jean-Pierre Ameris

Synopsis

Un quinquagénaire est victime d’un mal de dos fulgurant. Tous les médecins, les radiologues et les ostéopathes du monde ne peuvent rien pour lui : la racine de son mal est psychologique. Mais de son travail, de sa femme ou de sa famille, que doit-il changer pour aller mieux ?

Les séances en version française

Me.13 Je.14 Ve.15 Sa.16 Di.17 Lu.18 Ma.19

Critique

Le cinéaste apporte toujours une touche de légère critique sociale, dans le milieu du travail avec les relations personnelles compliquées de ceux qui aiment ou qui détestent Laurent, avec l’influence de leur comportement sur son avenir professionnel, le milieu médical pas toujours en empathie avec l’angoisse des malades, le milieu familial ou amical tout en faux-semblants. Et surtout, le comique proposé par Jean-Pierre Améris dépasse la comédie franchouillarde du moment au mieux pas drôle, et au pire franchement vulgaire. Il y a toujours de la tendresse dans les scènes, et le burlesque cache toujours une fêlure, une insécurité… Béatrice Delesalle

Sense 1 et 2

de Ryusuke Hamaguchi

Synopsis

A Kobe, au Japon, quatre femmes partagent une amitié sans faille. Du moins le croient-elles : quand l’une d’elles disparaît du jour au lendemain, l’équilibre du groupe vacille. Chacune ouvre alors les yeux sur sa propre vie et comprend qu’il est temps d’écouter ses émotions et celles des autres…

Les séances en version originale sous-titrée

Me.13 Je.14 Ve.15 Sa.16 Di.17 Lu.18 Ma.19

Senses 3&4

Les séances en version originale sous-titrée

Me.13 Je.14 Ve.15 Sa.16 Di.17 Lu.18 Ma.19

Senses 5

Les séances en version originale sous-titrée

Me.13 Je.14 Ve.15 Sa.16 Di.17 Lu.18 Ma.19

Critique

Senses est une véritable merveille, une fresque chorale d’une beauté et d’une profondeur confondantes, dépeignant de sublimes portraits de femmes au quotidien, et à travers elles, le paysage étendu d’une certaine désaffection contemporaine.

Scènes anodines en surface, mais où les enjeux se nouent en profondeur, en un cosmos étourdissant de trajectoires croisées, de non-dits, de gestes esquissés et de souffles suspendus. On touche alors du doigt le projet de Hamaguchi : sonder les plus infimes mouvements de l’existence, cette intériorité inaccessible des personnages, où se dessine, à chaque seconde, le pacte décisif qui lie l’individu à la société. Un pacte personnel, émotionnel, sensuel et politique. Une position dans le monde. Mathieu Macheret

Et toujours :

Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile

p.s. Pour d’autres informations et adhérer à Rochefort sur Toile, naviguez le site au moyen des mots clés et onglets en haut de la page.

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