Du 22 au 28 janvier 2020 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 22 janvier 2020

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, du 22 au 28 janvier 2020, Atlantique de Mati Diop, La dernière vie de Simon de Léo Karmann et toujours 1917 de  Sam  MendesLes filles du docteur March  de Greta Gerwig et Un monde plus grand de Fabienne Berthaud au tarif Rochefort sur Toile : 6€ toutes les séances.

L’équipe de Rochefort sur Toile vous donne rendez-vous :

mercredi 22 janvier => à 19h Apéro-ciné (changement de lieu ***au Café Pierre Loti***, 64 ave. du Général de Gaule)

vendredi 24 janvier => à 20h15 Soirée rencontre avec Damina Poitou autour du film Atlantique de Mati Diop et

mardi 11 février => à 18h Assemblée générale Rochefort sur Toile, suivie de la projection du film « et la femme créa Hollywood »

Atlantique

drame franco sénégalais belge de Mati Diop (105 mn) Grand prix du Festival de Cannes 2019

Synopsis

Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu’il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s’emparent des filles du quartier. Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés sont revenus. Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada.

Séances en Version Française (VF)
Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28
20h15
Séances en Version Originale (VO)
Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28
18h00 20h10 18h00 13h30
20h10

La critique de Louis Guichard pour Télérama

À Dakar, la révélation d’une héroïne après le départ des hommes vers l’Europe…

Cela commence comme un brûlot sur l’émigration de jeunes ouvriers sénégalais très mal payés (ou pas du tout, depuis des mois) pour leur travail sur une tour futuriste face à l’Atlantique, un bâtiment qu’ils ne pourront jamais habiter. Les voici embarqués un soir sans préavis à bord d’une pirogue, direction Gibraltar et une meilleure vie, croient-ils. Mais la première originalité du film consiste à suivre celles qui restent, yeux rivés sur l’océan houleux : les petites amies, les sœurs, les mères de ces migrants. Une sidérante scène de boîte de nuit sur la plage révèle ainsi une clientèle entièrement féminine, les garçons du chantier, qui avaient l’habitude d’y retrouver les filles après le travail, ont tous disparu. Quelque chose de surnaturel commence à flotter dans l’air… Naissance des fantômes. L’héroïne, Ada, ne se console pas du départ de Souleimane, qu’elle aimait en secret. Son entourage la pousse à un mariage avec un homme anormalement riche, présenté comme son unique chance.

Mati Diop, Franco-Sénégalaise de 37 ans, fille du musicien Wasis Diop, nièce du cinéaste Djibril Diop Mambéty, signe là un premier long métrage d’un éclat et d’une densité admirables, récompensé par le Grand Prix à Cannes. On y découvre les multiples raisons d’enrager du peuple sénégalais, mais aussi de fabuleux antidotes au désespoir. Le constat social est lourd : outre la misère qui pousse à l’émigration clandestine et la corruption des secteurs privé et public, l’aperçu du sort réservé aux femmes terrifie. « Félicitations, madame, votre fille est vierge », dit le médecin à la mère d’Ada, après un test gynécologique réclamé par la famille du futur mari. Ada s’entend dire aussi qu’elle doit impérativement cajoler son riche fiancé, sans quoi « il prendra une deuxième épouse, avant même leur premier enfant ». Quand, à l’approche du mariage, tout se dérègle, et que des djinns (des esprits) s’en mêlent, même le marabout se révèle atrocement sexiste : pour lui, les démons prennent possession des jeunes filles par leur nombril, que leurs petits hauts ont le tort de laisser visible.

Quand une tragédie collective aboutit à l’émancipation d’une femme

Comme le feu détruit sans raison apparente le lit hors de prix où devait se dérouler la nuit de noces, c’est un incendie hallucinatoire, poétique, qui embrase le film — d’autres coups de théâtre à teneur fantastique déjouent la fatalité. Les policiers sont confrontés à d’étranges zombies aux yeux fluorescents qui hantent la nuit dakaroise, du quartier populaire d’Ada aux villas des riches promoteurs immobiliers : des vivant(e)s soudain habité(e)s par l’âme des migrants naufragés, revenus rendre la justice… Le dernier mouvement évoque une lettre lancinante et magnifique, déclaration d’amour et d’indépendance envoyée à l’aube par l’héroïne. Car, contre toute attente, Atlantique raconte, finalement, la même histoire que Titanic, de James Cameron : une tragédie collective et l’engloutissement d’un bien-aimé aboutissent, au moins, à l’émancipation d’une femme.

A chaud, après la projection à Cannes :

Luc Chessel de Libération :

« la Franco-Sénégalaise Mati Diop réalise un premier long métrage renversant, évocation fantastique d’une jeunesse dakaroise tentée par le départ. […] Par l’attention à des gestes simples, de rudimentaires jeux de lumières et des trucages aussi sobres que le divorce des voix et des êtres, Atlantique ouvre sur des abîmes de profondeur méditative à l’endroit de chaque figure et de chaque lieu, dont il enregistre d’abord la matérialité avant d’en visiter les multiples vies possibles. »

Véronique Cauhapé du Monde:

« Au troisième jour du Festival, un océan est venu engloutir puis hanter le bord de mer cannois. Atlantique s’est abattu avec la force d’une marée de pleine lune. Il est ainsi des films qui marquent d’emblée la rétine et occupent l’esprit longtemps après l’avoir touchée. »

La dernière vie de Simon

film fantastique français de Léo Karmann (1h43) (en avant première)

Synopsis

Simon a 8 ans, il est orphelin. Son rêve est de trouver une famille prête à l’accueillir. Mais Simon n’est pas un enfant comme les autres, il a un pouvoir secret : il est capable de prendre l’apparence de chaque personne qu’il a déjà touchée… Et vous, qui seriez-vous si vous pouviez vous transformer ?

Séances en Version Française (VF)
Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28
16h00

La simplicité initiale du scénario se dissout lorsque la magie devient l’outil permettant de révéler les souffrances et les failles de l’être humain. Comme dans La Légende des trois Clefs, modeste minisérie télévisée fantastique qui entremêle la crise d’adolescence et une intrigue policière similaire, le jeune cinéaste se concentre d’abord sur son jeune trio peu ordinaire, joue ensuite avec les codes du thriller et du suspense, puis conduit le spectateur dans une Bretagne labyrinthique et des intérieurs souvent plongés dans la pénombre, le tout sur l’étrange musique composée par Erwann Chandon.

Si La dernière vie de Simon tâtonne quelque peu entre atmosphère de conte initiatique moderne et réalisme social, ce jeu de miroirs bien interprété, destiné à réveiller l’enfant enfoui dans le cœur de chaque adulte, parle au plus grand nombre. En effet, Léo Karmann parvient à planter un décor adapté à cette love story atypique tout en déployant un habile climax émotionnel. La fragilité du héros, métaphorisée par ce double-jeu bientôt révélé au grand jour, fait écho à celle de sa bien-aimée atteinte d’une malformation cardiaque. Simon et Madeleine sont alors des « Freaks » séparés par la fatalité mais réunis par la mécanique du cœur. Dans leurs yeux brille la promesse d’un destin…  Sévan Lesaffre

1917

Drame/guerre américano-britannique réalisé par Sam Mendes (1h59)

Synopsis

Pris dans la tourmente de la Première Guerre Mondiale, Schofield et Blake, deux jeunes soldats britanniques, se voient assigner une mission à proprement parler impossible. Porteurs d’un message qui pourrait empêcher une attaque dévastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frère de Blake, ils se lancent dans une véritable course contre la montre, derrière les lignes ennemies.

Séances en Version Française (VF)
Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28
13h30 13h30 13h30 16h30 10h50 13h30 13h30
16h15 16h15 16h15 19h45 16h30 16h15 16h15
19h45 19h45 19h45 22h15 19h45 19h45 19h45
22h15

Critique

La reconstitution historique de la Première Guerre mondiale trouve une nouvelle dynamique, grâce à ce drame tourné en plan-séquence par un Sam Mendes plus inspiré que jamais, qui propose une expérience à la fois immersive et intimiste. Un très grand film, qui devrait devenir une référence dans la filmothèque du premier conflit mondial.
Tourner un film entièrement en plan-séquence ? Les cinéastes du monde entier en ont rêvé, les Allemands l’ont fait ! En 2015, le film dramatique allemand Victoria, coécrit et réalisé par Sebastian Schipper, a remporté l’Ours d’argent de la meilleure contribution artistique lors de la Berlinale, le Festival international du film de Berlin. Le film a en effet été tourné en un seul plan-séquence de plus de deux heures ; une véritable prouesse pour les acteurs, mais également pour toute l’équipe technique, nécessitant plusieurs mois de répétitions et une concentration extrême, afin de reproduire une expérience qui, sur grand écran comme ailleurs, n’est encore qu’une illusion. Car ce qui est proposé au spectateur n’est pas encore représentatif de ce qu’ont vécu des comédiens, notamment ceux de 1917, qui tournent des scènes longues, montées ensuite ensemble, en postproduction.
Certes, en 2015, le plan-séquence n’était déjà plus une pratique récente, et encore moins révolutionnaire. Mais utilisée fréquemment pour une scène ou pour un plan fixe, cette technique n’avait encore jamais été employée sur un film entier. Apparu dans les années 1920, le plan-séquence revient à la mode ces dernières années, aussi bien au cinéma qu’à la télévision, au point que le spectateur attentif pourra se sentir agacé de voir une technique se développer, parfois au détriment d’un scénario prévisible ou déjà-vu. En ayant accès à tout, le spectateur d’aujourd’hui ne peut que se montrer critique face à des techniques comme le plan-séquence ou la 3D, qui servent parfois à combler les faiblesses du fond par la forme, tout en n’étant en aucun cas une plus-value pour un film, à propos duquel ce genre de technique est souvent qualifiée d’inutile.
Aussi, les premières minutes de 1917 laisseront sans aucun doute le public perplexe. Est-ce encore l’un de ces films où l’égo du réalisateur s’exprime, au détriment du scénario et d’une mise en scène qui servirait mieux le sujet ? Fort heureusement, le réalisateur britannique Sam Mendes est bien au-dessus de ces pratiques. Car ce qu’il propose est une véritable expérience cinématographique, à la fois immersive, intense et intime ; le fruit d’une réflexion et d’une intention réelle d’exposer la guerre d’une autre façon, afin de mieux la vivre, et donc de mieux la comprendre. Conscient que la Première Guerre mondiale a certes été maintes fois relatée, exposée, aussi bien dans des livres, des séries ou des films, Sam Mendes exprime ici sa volonté d’expliquer le destin des Poilus à une génération qui peut éprouver des difficultés à se rendre compte de la dureté et de l’importance d’un conflit, dont le dernier ancien combattant est décédé en 2008.
1917 suit donc deux simples soldats, dont la mission résume toutes les horreurs auxquelles les Poilus ont été confrontés. Des ennemis partout, des hauts gradés belliqueux, des tranchées infestées de rats, la faim, l’humidité, le froid… Les deux protagonistes principaux, décidés à participer au conflit sans faillir, mais en restant à leur place, vont devoir obéir et passer en territoire ennemi, afin de délivrer un message vital et ainsi sauver 1600 soldats d’une mort certaine. Alors que le piège risque de se refermer sur cet escadron, le duo se lance dans une course effrénée contre le temps.
Parce que la caméra ne les lâche jamais, les suivant tout au long de leur dangereux périple, le spectateur pourra comprendre, minute par minute, tout l’intérêt du choix de Sam Mendes : s’il est vrai que les horreurs de la guerre ne s’arrêtent jamais, alors la caméra ne le doit pas davantage.
Sam Mendes n’est pas le premier réalisateur à comprendre que le plan-séquence se marie particulièrement bien aux films de guerre. En 2008, Joe Wright avait choisi cette technique pour illustrer la bataille de Dunkerque, l’évacuation délicate de l’armée britannique en juin 1940, dans son film Reviens moi. Le plan-séquence permet d’exprimer dans la durée la réalité d’une guerre que les soldats qui l’ont vécue ont eu bien du mal à raconter, tant les horreurs vécues sont indescriptibles. Le cinéma témoigne de la réalité d’un conflit qui ne permettait pas aux belligérants de relâcher la garde ; tout comme la caméra qui ne peut se permettre de manquer une seule seconde d’une aventure palpitante, où le sang, les larmes et la sueur deviennent presque palpables.
Entouré de spécialistes militaires pour les costumes, les décors et la préparation des acteurs, le réalisateur s’amuse donc à reproduire une technique qu’il avait déjà appréhendée avec brio dans la scène d’ouverture de Spectre.
En poussant de toute évidence son équipe dans ses retranchements, il en tire le meilleur. Difficile en effet de reconnaître le jeune roi Tommen de la série Game of Thrones dans la figure du soldat investi interprété par Dean-Charles Chapman. De même, et alors que sa filmographie reste assez confidentielle, George MacKay livre une performance remarquable et habitée. Injustement oublié dans la course aux Golden Globes qui a récompensé 1917 et son réalisateur lors de la cérémonie du 5 janvier 2020, l’acteur porte le film sur ses épaules et méritait, à défaut d’une statue ou d’une récompense, au moins une statuette.
1917, par ses choix de mise en scène, montre toute la fatigue et la peur ressenties par des hommes que la guerre pousse à se surpasser sans cesse pour rester en vie. Un film indispensable, dont le montage sert le scénario et rend plus puissant encore un message de paix universel, par l’absurdité des situations terribles dans lesquelles se retrouvent des hommes terrifiés. Antimilitariste par ce qu’il montre sans porter pour autant la lourdeur d’un message qui desservirait le propos, le long-métrage devrait faire date et permettre de mettre enfin la lumière sur les morceaux de bravoure, les petits actes héroïques et fraternels que les Poilus ont multipliés, sans jamais en être récompensés.
Aux grands hommes, le cinéma enfin reconnaissant. Virginie Morisson – àVoiràLire

Les filles du docteur March

Drame américain de Greta Gerwig  (2h27)

Synopsis

Une nouvelle adaptation des « Quatre filles du Docteur March » qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie.

Séances en Version Française (VF)
Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28
15h30 15h30 15h30 15h35 15h30 15h30 15h30
20h15 20h00

ce qu’en pense Ophélie Daguin pour ELLE :  un film inspirant à voir absolument

La condition féminine au 19e siècle dans la littérature (vous avez quatre heures), voilà un sujet que l’on pourrait trouver épineux voire complexe. Pour Greta Gerwig, il n’en est rien. Ce n’est pas la première fois que le roman « Les Quatre Filles du Docteur March », de Louisa May Alcott, se voit porté sur grand écran – certain.e.s d’entre nous se souviendront peut-être du film de Gillian Armstrong avec Winona Ryder et Kristen Dunst (1994). Mais grâce à cette nouvelle adaptation, signée Greta Gerwig, l’histoire semble avoir une toute autre saveur. Le quatuor aux personnalités bien différentes, la maisonnée remplie d’amour et de générosité, le Noël au coin du feu, la maladie de la jeune Beth, les chamailleries et rivalités fraternelles : tous les ingrédients sont là. Mais bien loin d’être la simple histoire d’une famille un peu mièvre, durant la guerre de Sécession, Les Filles du Docteur March raconte avec sincérité et passion comment des jeunes femmes prennent leurs destins en main tout en se moquant des qu’en-dira-t-on. Jo – brillamment interprétée par Saoire Ronan – se bat avec ardeur pour devenir une auteure reconnue dans un monde patriarcal et refuse de se marier. Meg (Emma Watson) souhaite mener la vie simple dont elle a toujours rêvée. Amy (Florence Pugh), elle, tente de devenir une grande artiste grâce au talent dont elle est dotée.

Un film moderne et féministe.

Vous l’aurez compris, la réalisatrice mise sur des personnages féminins forts, aux caractères bien trempés, que l’on se plaît à (re)découvrir pendant près de deux heures. Pour ce qui est des rôles masculins interprétés par Timothée Chalamet (Laurie) et Louis Garel  (Friedrich), ils sont élégamment relégués au second plan pour laisser éclore et briller l’existence de ces femmes en devenir. Véritable ode à l’empowerment féminin, cette adaptation moderne sait également nous faire verser quelques larmes (et à plusieurs reprises). Les dialogues sont justes, le casting étoilé, les costumes minutieux et l’histoire touchante. Ce film a décidément tout bon. Alors, allez voir « Les Filles du Docteur March » et vous comprendrez pourquoi il se veut l’un des films les plus attendus de l’année 2020. A savourer.

Un monde plus grand

Drame franco belge de Fabienne Berthaud (1h40)

Synopsis

Partie en Mongolie chez des éleveurs de rennes pour enregistrer des chants traditionnels, Corine pensait pouvoir surmonter la mort de Paul, son grand amour. Mais sa rencontre avec la chamane Oyun bouleverse son voyage, elle lui annonce qu’elle a reçu un don rare et doit être formée aux traditions chamaniques. De retour en France, elle ne peut refuser ce qui s’impose désormais à elle : elle doit repartir pour commencer son initiation… et découvrir un monde plus grand.

Séances en Version Française (VF)
Me.22 Je.23 Ve.24 Sa.25 Di.26 Lu.27 Ma.28
18h00 18h00 18h00 20h15 11h10 13h30 18h00
18h00 20h15

La critique de Première par Thierry Chèze

Après trois collaborations fructueuses avec Diane Kruger (Frankie, Pieds nus sur les limaces, Sky), Fabienne Berthaud ouvre un chapitre inédit de ses aventures au cinéma. Nouvelle actrice en tête d’affiche (Cécile de France, remarquable) et première adaptation du livre d’une autre : celui de Corine Sombrun qui y racontait la découverte inattendue en Mongolie de son don rare pour le chamanisme et sa formation sur place pour l’exploiter pleinement. Fabienne Berthaud trouve tout à la fois le ton juste et le positionnement exact pour ce récit ; ni prosélyte, ni agnostique sur le fond. Elle est capable de transmettre la puissance cinématographique des paysages qu’elle filme sans donner la sensation d’assister à un épisode inédit de “Rendez-vous en terre inconnue”. Un projet casse-gueule mais porté par une réalisatrice qui a su prendre la mesure de son sujet et des raccourcis qu’il peut susciter.

Adhérer à Rochefort sur Toile pour la saison 2019-2020 !!!

Et toujours : Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile.
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