Du 29 janvier au 4 février 2020 à l’Apollo Ciné 8

Par Sophie et Anka, le 28 janvier 2020

A l’Apollo Ciné 8 cette semaine, du 29 janvier au 4 février 2020, Le lac aux oies sauvages de Diao Yinan1917 de  Sam  MendesLes filles du docteur March  de Greta Gerwig et Un monde plus grand de Fabienne Berthaud au tarif Rochefort sur Toile : 6€ toutes les séances.

L’équipe de Rochefort sur Toile vous donne rendez-vous : mardi 11 février => à 18h Assemblée générale Rochefort sur Toile, suivie de la projection du film « et la femme créa Hollywood »

Le lac aux oies sauvages

Thriller chinois de Diao Yinan, 1h50

Synopsis

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Un chef de gang en quête de rédemption et une prostituée prête à tout pour recouvrer sa liberté se retrouvent au cœur d’une chasse à l’homme. Ensemble, ils décident de jouer une dernière fois avec leur destin.

Séances en Version Originale (VO)
Me.29 Je.30 Ve.31 Sa.1 Di.2 Lu.3 Ma.4
17h50 15h40 17h50 17h50 11h00 15h40 15h40
20h10 20h10 17h50 20h10 20h10

Critique par Jacques Morice, à Télérama on aime beaucoup

Une intrigue à tiroirs autour d’un chef de gang et d’une prostituée. À la fois satirique et spectaculaire, ce polar intense dresse le portrait d’une Chine à la dérive. Virtuose.

Black Coal, le précédent film de Diao Yinan, racontait une enquête sombre et languide. L’obscurité, têtue, s’impose à nouveau dans Le Lac aux oies sauvages, aux trois quarts plongé dans un univers nocturne, pluvieux, poisseux. Mais s’il réserve encore de longues plages sans aucun dialogue, le polar est cette fois plus nerveux. Il est surtout plus ample : davantage de protagonistes, de destins entrecroisés, d’orchestration dans la mise en scène. Au bout de quinze minutes, on sait que ce quatrième long métrage est le plus ambitieux de son auteur.

Sur un quai de gare, sous un déluge crépitant, un homme amoché reste caché derrière un pilier. Une femme aux cheveux courts s’approche, lui demande du feu. Elle lui annonce qu’elle vient à la place de sa compagne. Lui se méfie, se demande s’il s’agit d’un piège. Après plusieurs flash-back, on en sait davantage : l’homme est un chef de gang traqué à la fois par une bande rivale et par la police. Elle est une prostituée (de celles que l’on surnomme, curieusement, « baigneuses »), prête à tout pour échapper à son triste sort. Une très grosse récompense promise par la police est en jeu. Le fugitif le sait, prêt à se sacrifier pour que cet argent, avec la complicité de la prostituée, revienne à sa femme et à son fils. Sauf que l’arrangement est empêché, obligeant les deux à s’enfuir, chacun de son côté. Juste avant, en guise d’œillade joliment paradoxale, la fille a lancé : « Reviens au lac, je te dénoncerai là-bas. »

Entre loyauté et traîtrise, le film ne cesse d’osciller. Il faut parfois s’accrocher car l’intrigue est tortueuse. Les adversaires peuvent devenir des complices d’un instant et tout le monde se surveille. Même entre le fugitif et la courtisane, les deux protagonistes principaux, on ne sait qui manipule qui. Le cinéaste ne cesse de brouiller les pistes. Exemple : dans une grande salle, un homme donne une sorte de cours magistral où il explique les différentes façons de voler des motos avant d’ordonner, plan de la ville à l’appui, le quadrillage des quartiers. Des policiers ? Non, une assemblée de la pègre, qui va dégénérer et aboutir à une insolite compétition — le gangster taciturne, sur le point de déchoir, la qualifie avec ironie de « jeux Olympiques du vol ». Autant dire qu’il y a de l’humour et de la satire dans ce polar distancié, qui ne se prend pas au sérieux, même s’il décrit une réalité violente. Au passage, c’est aussi un état des lieux de la Chine contemporaine.

On traverse un pays envahi de poubelles, gangréné par le mal, le vice et le goût du pouvoir. On sillonne des bas-fonds dédaléens et un zoo, on dérive sur l’eau. Lentement ou à la vitesse de l’éclair, l’action se partage entre observation et fureur de vivre. De filatures en courses-poursuites, Le Lac aux oies sauvages est une vaste partie de cache-cache mortel, portée par une mise en scène virtuose. Le cinéaste synchronise des ballets, des mouvements de caméra opératiques, des jeux de couleurs fluides (indigo, fuchsia, mauve), d’ombres et de lumières expressionnistes. On devine un hommage aux maîtres américains d’antan (Orson Welles), mais inscrit dans la lignée du meilleur cinéma asiatique, surtout hongkongais, de Tsui Hark à Johnnie To.

Des motos vues du ciel filent comme un essaim d’abeilles ; un parapluie transperce une victime avant de s’ouvrir comme une fleur de sang ; des phares de voitures tracent des « z » flamboyants dans la descente d’une montagne : autant de séquences qui frappent par leur beauté métaphorique. Dans ses échappées réalistes comme oniriques, le film reste spectaculaire, au risque parfois d’une démonstration un peu gratuite de maestria. Heureusement, de manière souterraine, le cinéaste suggère une forme de justice et de revanche des plus humiliés — d’abord les femmes. Deux d’entre elles laisseront derrière elles l’abîme de la nuit, ses turpitudes. On les voit alors en plein jour, affichant une confiance synonyme de dignité retrouvée.

L’avis du « monde » – à ne pas manquer – Extrait de la critique de Jacques Mandelbaum :

Diao Yinan, 49 ans, est certainement la plus belle révélation du cinéma d’auteur chinois de ces dernières années. Trimardant, comme scénariste, puis acteur, depuis les années 1990 dans le milieu du cinéma, il réalise deux remarquables longs-métrages – Uniforme en 2003, Train de nuit en 2007 – qui le font d’emblée remarquer du public cinéphile.

L’Ours d’or de la Berlinale décerné au magnifique Black Coal en 2014 lui ouvre les portes de la notoriété internationale. L’éparpillement d’un cadavre sur le territoire mandchou y est prétexte, au cours de l’enquête sinueuse menée par un flic impavide, à un film noir mélancolique et poisseux, requalifiant l’atmosphère du genre dans ce tempo systolique et cette féerie lumineuse propre au cinéma chinois contemporain.

Il eût été dommage, après une telle réussite autour du genre, de s’arrêter en si bon chemin. Diao Yinan revient donc sur le métier du polar, substituant au film d’enquête solitaire un film de couple en cavale, passant en un mot du point de vue des flics à celui des truands, de la ténacité de la loi à l’ivresse de la transgression. Passant en même temps du nord à plus au sud du pays (direction Wuhan, dans la province du Hubei), du givre poudreux à l’éclat de la nuit, de la pâleur à la luxuriance. Accusant aussi délibérément son formalisme, déjà sensible dans Black Coal, ce que d’aucuns n’ont pas manqué de lui reprocher lors de la présentation du film à Cannes en mai.

Mais il en va en vérité du formalisme comme de toute chose, il en est un mauvais et il en est un bon. Il serait donc plus précis de dire que Le Lac aux oies sauvages est un récit à la fois ténu et palpitant, qui tient tout entier dans l’épiphanie de sa mise en scène. Un film, autrement dit, essentiellement raconté par sa lumière, son mouvement, sa vision, la graphie de ses personnages davantage que leur psychologie.

Longue séquence brechtienne

Voici donc, en scène d’exposition, aux alentours d’une gare détrempée par une pluie battante, un jeune homme balafré, visiblement aux abois, appuyé à un pilier, et une femme mystérieuse, en pull rouge flamboyant dans la nuit, qui le contourne et l’approche à la fois, pour lui demander du feu. Double mouvement, double face. Providence et risque mortel. Cherchez la femme.

Premier exemple de la manière dont la forme ouvre dans ce film à un fond dont on apprendra bien assez tôt qu’il est en lui-même dépourvu. Car ici, en effet, tout est forme, et toute forme tend à la pensée. La lancée du flash-back nous en dit plus. Il s’appelle Zhou Zenong, c’est un chef de clan dans l’immense ville de Wuhan. Elle se nomme Liu Ai’ai, c’est une professionnelle qui vend ses charmes avec élégance au fil de l’eau, mi-baigneuse bucolique, mi-mangeuse d’hommes. Tous deux vont se retrouver dans la fuite éperdue et urbaine d’une vengeance qui le cible, solidaires et défiants, unis et dissociés, ensemble et séparés. Soit un couple. Diao Yinan le disait déjà à l’occasion de Black Coal : « L’amour est intéressant quand les êtres sont séparés. »

1917

Drame/guerre américano-britannique réalisé par Sam Mendes (1h59)

Synopsis

Pris dans la tourmente de la Première Guerre Mondiale, Schofield et Blake, deux jeunes soldats britanniques, se voient assigner une mission à proprement parler impossible. Porteurs d’un message qui pourrait empêcher une attaque dévastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frère de Blake, ils se lancent dans une véritable course contre la montre, derrière les lignes ennemies.

Séances en Version Française (VF)
Me.29 Je.30 Ve.31 Sa.1 Di.2 Lu.3 Ma.4
17h45 15h30 13h30 15h30 10h50 13h30 13h30
20h00 17h45 16h20 20h00 13h30 17h45 17h45
20h00 19h45 16h20 20h00 20h00
22h15 20h00

Critique

La reconstitution historique de la Première Guerre mondiale trouve une nouvelle dynamique, grâce à ce drame tourné en plan-séquence par un Sam Mendes plus inspiré que jamais, qui propose une expérience à la fois immersive et intimiste. Un très grand film, qui devrait devenir une référence dans la filmothèque du premier conflit mondial.
Tourner un film entièrement en plan-séquence ? Les cinéastes du monde entier en ont rêvé, les Allemands l’ont fait ! En 2015, le film dramatique allemand Victoria, coécrit et réalisé par Sebastian Schipper, a remporté l’Ours d’argent de la meilleure contribution artistique lors de la Berlinale, le Festival international du film de Berlin. Le film a en effet été tourné en un seul plan-séquence de plus de deux heures ; une véritable prouesse pour les acteurs, mais également pour toute l’équipe technique, nécessitant plusieurs mois de répétitions et une concentration extrême, afin de reproduire une expérience qui, sur grand écran comme ailleurs, n’est encore qu’une illusion. Car ce qui est proposé au spectateur n’est pas encore représentatif de ce qu’ont vécu des comédiens, notamment ceux de 1917, qui tournent des scènes longues, montées ensuite ensemble, en postproduction.
Certes, en 2015, le plan-séquence n’était déjà plus une pratique récente, et encore moins révolutionnaire. Mais utilisée fréquemment pour une scène ou pour un plan fixe, cette technique n’avait encore jamais été employée sur un film entier. Apparu dans les années 1920, le plan-séquence revient à la mode ces dernières années, aussi bien au cinéma qu’à la télévision, au point que le spectateur attentif pourra se sentir agacé de voir une technique se développer, parfois au détriment d’un scénario prévisible ou déjà-vu. En ayant accès à tout, le spectateur d’aujourd’hui ne peut que se montrer critique face à des techniques comme le plan-séquence ou la 3D, qui servent parfois à combler les faiblesses du fond par la forme, tout en n’étant en aucun cas une plus-value pour un film, à propos duquel ce genre de technique est souvent qualifiée d’inutile.
Aussi, les premières minutes de 1917 laisseront sans aucun doute le public perplexe. Est-ce encore l’un de ces films où l’égo du réalisateur s’exprime, au détriment du scénario et d’une mise en scène qui servirait mieux le sujet ? Fort heureusement, le réalisateur britannique Sam Mendes est bien au-dessus de ces pratiques. Car ce qu’il propose est une véritable expérience cinématographique, à la fois immersive, intense et intime ; le fruit d’une réflexion et d’une intention réelle d’exposer la guerre d’une autre façon, afin de mieux la vivre, et donc de mieux la comprendre. Conscient que la Première Guerre mondiale a certes été maintes fois relatée, exposée, aussi bien dans des livres, des séries ou des films, Sam Mendes exprime ici sa volonté d’expliquer le destin des Poilus à une génération qui peut éprouver des difficultés à se rendre compte de la dureté et de l’importance d’un conflit, dont le dernier ancien combattant est décédé en 2008.
1917 suit donc deux simples soldats, dont la mission résume toutes les horreurs auxquelles les Poilus ont été confrontés. Des ennemis partout, des hauts gradés belliqueux, des tranchées infestées de rats, la faim, l’humidité, le froid… Les deux protagonistes principaux, décidés à participer au conflit sans faillir, mais en restant à leur place, vont devoir obéir et passer en territoire ennemi, afin de délivrer un message vital et ainsi sauver 1600 soldats d’une mort certaine. Alors que le piège risque de se refermer sur cet escadron, le duo se lance dans une course effrénée contre le temps.
Parce que la caméra ne les lâche jamais, les suivant tout au long de leur dangereux périple, le spectateur pourra comprendre, minute par minute, tout l’intérêt du choix de Sam Mendes : s’il est vrai que les horreurs de la guerre ne s’arrêtent jamais, alors la caméra ne le doit pas davantage.
Sam Mendes n’est pas le premier réalisateur à comprendre que le plan-séquence se marie particulièrement bien aux films de guerre. En 2008, Joe Wright avait choisi cette technique pour illustrer la bataille de Dunkerque, l’évacuation délicate de l’armée britannique en juin 1940, dans son film Reviens moi. Le plan-séquence permet d’exprimer dans la durée la réalité d’une guerre que les soldats qui l’ont vécue ont eu bien du mal à raconter, tant les horreurs vécues sont indescriptibles. Le cinéma témoigne de la réalité d’un conflit qui ne permettait pas aux belligérants de relâcher la garde ; tout comme la caméra qui ne peut se permettre de manquer une seule seconde d’une aventure palpitante, où le sang, les larmes et la sueur deviennent presque palpables.
Entouré de spécialistes militaires pour les costumes, les décors et la préparation des acteurs, le réalisateur s’amuse donc à reproduire une technique qu’il avait déjà appréhendée avec brio dans la scène d’ouverture de Spectre.
En poussant de toute évidence son équipe dans ses retranchements, il en tire le meilleur. Difficile en effet de reconnaître le jeune roi Tommen de la série Game of Thrones dans la figure du soldat investi interprété par Dean-Charles Chapman. De même, et alors que sa filmographie reste assez confidentielle, George MacKay livre une performance remarquable et habitée. Injustement oublié dans la course aux Golden Globes qui a récompensé 1917 et son réalisateur lors de la cérémonie du 5 janvier 2020, l’acteur porte le film sur ses épaules et méritait, à défaut d’une statue ou d’une récompense, au moins une statuette.
1917, par ses choix de mise en scène, montre toute la fatigue et la peur ressenties par des hommes que la guerre pousse à se surpasser sans cesse pour rester en vie. Un film indispensable, dont le montage sert le scénario et rend plus puissant encore un message de paix universel, par l’absurdité des situations terribles dans lesquelles se retrouvent des hommes terrifiés. Antimilitariste par ce qu’il montre sans porter pour autant la lourdeur d’un message qui desservirait le propos, le long-métrage devrait faire date et permettre de mettre enfin la lumière sur les morceaux de bravoure, les petits actes héroïques et fraternels que les Poilus ont multipliés, sans jamais en être récompensés.
Aux grands hommes, le cinéma enfin reconnaissant. Virginie Morisson – àVoiràLire

Les filles du docteur March

Drame américain de Greta Gerwig  (2h27)

Synopsis

Une nouvelle adaptation des « Quatre filles du Docteur March » qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie.

Séances en Version Française (VF)
Me.29 Je.30 Ve.31 Sa.1 Di.2 Lu.3 Ma.4
15h30 15h30 15h30 15h30 15h35 15h35 15h35
20h15 19h45

ce qu’en pense Ophélie Daguin pour ELLE :  un film inspirant à voir absolument

La condition féminine au 19e siècle dans la littérature (vous avez quatre heures), voilà un sujet que l’on pourrait trouver épineux voire complexe. Pour Greta Gerwig, il n’en est rien. Ce n’est pas la première fois que le roman « Les Quatre Filles du Docteur March », de Louisa May Alcott, se voit porté sur grand écran – certain.e.s d’entre nous se souviendront peut-être du film de Gillian Armstrong avec Winona Ryder et Kristen Dunst (1994). Mais grâce à cette nouvelle adaptation, signée Greta Gerwig, l’histoire semble avoir une toute autre saveur. Le quatuor aux personnalités bien différentes, la maisonnée remplie d’amour et de générosité, le Noël au coin du feu, la maladie de la jeune Beth, les chamailleries et rivalités fraternelles : tous les ingrédients sont là. Mais bien loin d’être la simple histoire d’une famille un peu mièvre, durant la guerre de Sécession, Les Filles du Docteur March raconte avec sincérité et passion comment des jeunes femmes prennent leurs destins en main tout en se moquant des qu’en-dira-t-on. Jo – brillamment interprétée par Saoire Ronan – se bat avec ardeur pour devenir une auteure reconnue dans un monde patriarcal et refuse de se marier. Meg (Emma Watson) souhaite mener la vie simple dont elle a toujours rêvée. Amy (Florence Pugh), elle, tente de devenir une grande artiste grâce au talent dont elle est dotée.

Un film moderne et féministe.

Vous l’aurez compris, la réalisatrice mise sur des personnages féminins forts, aux caractères bien trempés, que l’on se plaît à (re)découvrir pendant près de deux heures. Pour ce qui est des rôles masculins interprétés par Timothée Chalamet (Laurie) et Louis Garel  (Friedrich), ils sont élégamment relégués au second plan pour laisser éclore et briller l’existence de ces femmes en devenir. Véritable ode à l’empowerment féminin, cette adaptation moderne sait également nous faire verser quelques larmes (et à plusieurs reprises). Les dialogues sont justes, le casting étoilé, les costumes minutieux et l’histoire touchante. Ce film a décidément tout bon. Alors, allez voir « Les Filles du Docteur March » et vous comprendrez pourquoi il se veut l’un des films les plus attendus de l’année 2020. A savourer.

Un monde plus grand

Drame franco belge de Fabienne Berthaud (1h40)

Synopsis

Partie en Mongolie chez des éleveurs de rennes pour enregistrer des chants traditionnels, Corine pensait pouvoir surmonter la mort de Paul, son grand amour. Mais sa rencontre avec la chamane Oyun bouleverse son voyage, elle lui annonce qu’elle a reçu un don rare et doit être formée aux traditions chamaniques. De retour en France, elle ne peut refuser ce qui s’impose désormais à elle : elle doit repartir pour commencer son initiation… et découvrir un monde plus grand.

Séances en Version Française (VF)
Me.29 Je.30 Ve.31 Sa.1 Di.2 Lu.3 Ma.4
15h40 13h30 13h30 15h40 13h30 13h30
18h00 18h00

La critique de Première par Thierry Chèze

Après trois collaborations fructueuses avec Diane Kruger (Frankie, Pieds nus sur les limaces, Sky), Fabienne Berthaud ouvre un chapitre inédit de ses aventures au cinéma. Nouvelle actrice en tête d’affiche (Cécile de France, remarquable) et première adaptation du livre d’une autre : celui de Corine Sombrun qui y racontait la découverte inattendue en Mongolie de son don rare pour le chamanisme et sa formation sur place pour l’exploiter pleinement. Fabienne Berthaud trouve tout à la fois le ton juste et le positionnement exact pour ce récit ; ni prosélyte, ni agnostique sur le fond. Elle est capable de transmettre la puissance cinématographique des paysages qu’elle filme sans donner la sensation d’assister à un épisode inédit de “Rendez-vous en terre inconnue”. Un projet casse-gueule mais porté par une réalisatrice qui a su prendre la mesure de son sujet et des raccourcis qu’il peut susciter.

Adhérer à Rochefort sur Toile pour la saison 2019-2020 !!!

Et toujours : Les spectacles de la COMEDIE-FRANCAISE de Paris, du BOLCHOI de Moscou, du METROPOLITAN de New York : 18€ sur présentation de votre carte Rochefort sur Toile.
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