Si vous aimez Jean-Paul Belmondo …

Par Philippe Menneteau, le 29 août 2022

Alors, surtout « n’allez pas vous faire foutre ».

Mais précipitez-vous à l’Apollo pour profiter du cycle organisé par Rochefort sur Toile, qui lui sera consacré du 21 septembre au 4 octobre 2022.

« Soldat Dufourquet Adrien, 2ème classe Besançon, la soupe est bonne mon commandant », François Merlin/Bob Saint-Clar, Arthur Lempereur, Dominique Bourguignon, dit Cartouche, Gabriel Fouquet, Commissaire Letellier, Nicolas Philibert, Joss Beaumont, Léon Morin, Commissaire Jordan, Sam Lion,  Commissaire-divisionnaire Stan Borowitz, Silien « le Doulos », Alexandre (Sacha) Stavisky, Michel Poiccard, Michel « Mike » Gaucher/Bruno Ferrari, Azad, Ferdinand Griffon  alias Pierrot le fou …

Si l’on en croit le titre de ses mémoires, « 1000 vies valent mieux qu’une ». Une chose est sûre, celle de Jean-Paul Belmondo en valut bien mille tant elle fut riche.

Des années du Conservatoire, au beau milieu de la fameuse « bande », à renouveler sans arrêt le rôle de Scapin sans se laisser décourager par les commentaires vexants de glorieux professeurs ne percevant pas (hormis quelques exceptions), hélas, le vent de la modernité qui leur soufflait gaiement au-dessus de la tête et allait tout emporter sur son passage quelques années plus tard, à ses « adieux » au cinéma dans Un homme et son chien, Jean-Paul Belmondo aura tout connu, tout traversé.

 

Tout bousculé également, en ringardisant toute une profession en une seule prestation dans la peau de l’homme qui suit les traces de Bogart dans A bout de souffle. Persuadé que ce succès immédiat ne durerait pas, il enchaîna les rôles les plus inoubliables durant les années 60, avant de ralentir ensuite la cadence des tournages, faisant ensuite de chaque sortie un événement au cours des deux décennies suivantes.

Il revint ensuite à ses premiers amours, « son vrai métier » d’après son père, en brulant à nouveau les planches des théâtres parisiens jusqu’à ce qu’un cruel AVC ne lui impose de poser un genou à terre, lui le félin dansant sur les toits et ne le mure temporairement dans le silence, lui le gouailleur-charmeur à la diction aussi vive et précise que l’esprit et le sens du jeu. Se relevant admirablement de ce terrible épisode, il put ensuite tranquillement « laisser filer  les jours » parmi les siens, comme il le dit si bien en clôture de son autobiographie.

  C’est pourquoi, nous vous consacrons, ici à Rochefort, cher Jean-Paul,  un cycle permettant de voir ou revoir quelques pellicules impressionnées éternellement par votre talent.

 

Le cycle en 5 films

Quelles pellicules précisément, me direz-vous, ou plus exactement quels DCP, puisque l’heure est au numérique, parmi les 75 titres d’une si riche filmographie?

Et bien, premier critère de sélection qui s’impose à nous: choisir parmi les films encore susceptibles d’être distribués actuellement pour une projection au cinéma. Tout d’abord, merci à ces distributeurs que sont Gaumont, Metropolitan Film Export, Les Acacias, Carlotta, Tamasa ou encore Swashbuckler de posséder parmi leur répertoire quelques pépites, même s’il demeure encore quelques progrès à effectuer. Pourquoi Le Magnifique ou L’Incorrigible ou encore Peur sur la ville,  sont-ils, par exemple, indisponible pour une projection en salle?

Ensuite, la location de ces films dits de patrimoine a un coût, parfois, supplémentaire aux conditions commerciales habituelles. Face à des prix fluctuants, la logique « frileusement »  économique l’emporte bien souvent.

Enfin, il fallait également veiller à ce que la sélection de ces films puisse rassembler aussi bien la plus large diversité des spectateurs que témoigner du mieux possible, de l’immense variété de registre dont était capable le comédien.

Ainsi, entre le 21 septembre et le 4 octobre, 5 films vous seront proposés:

L’as des as  de Gérard Oury (1982)

Le Voleur de Louis Malle (1967)

Les Mariés de l’an II de Jean-Paul Rappeneau (1971)

A bout de souffle de Jean-Luc Godard (1960)

et puisqu’il fallait encore une fois cruellement choisir parmi les de Broca disponibles, l’inclassable et indépassable L’Homme de Rio (1964) vous sera également proposé.

Et 2 documentaires en présence du réalisateur:

Le second et dernier week-end du cycle, vous pourrez également profiter de la présence de son ami Jeff Domenech, pour deux soirées, le vendredi 30 septembre et le samedi 1er octobre à 20h15, autour de deux des documentaires qu’il lui consacra: Toujours pas … à bout de souffle, projeté à la suite du film et L’Influenceur, qui témoigne de la source d’inspiration que Belmondo représenta pour beaucoup d’acteurs, toutes générations confondues.

   

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