Cycle Francis Ford COPPOLA du 14 au 27 Janvier 2026

Par DidierR, le 6 janvier 2026

Cycle Francis Ford COPPOLA : 5 films proposés par le cinéma Apollo Ciné 8

Horaires des films, dès la semaine prochaine, et sur le site du cinéma https://www.apollocine8.fr/

LE PARRAIN (The Godfather)

1972 de Francis Ford Coppola – 2h55, Casting : Marlon Brando (Don Vito Corleone), Al Pacino (Michael Corleone), James Caan (Sonny Corleone), Robert Duvall(Tom Hagen), Diane Keaton (Kay Adams), Richard Castellano (Clemenza), Sterling Hayden (Capt. McCluskey), John Marley (Jack Woltz), Richard Conte (Barzini), Al Lettieri (Sollozzo), Abe Vigoda (Tessio), Talia Shire (Connie), Simonetta Stefanini

En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, « parrain » de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo,  » parrain  » de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.

Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l’attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.

Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père…

  • On ne présente plus ce chef-d’œuvre de Francis Ford Coppola, fleuron du cinéma du cinéma populaire américain des années 1970. Le film est une succession de morceaux de bravoure, tant au niveau de la dramaturgie que de la mise en image, et aligne des performances d’acteurs plus impressionnantes les unes que les autres, de Marlon Brando qui faisait alors un come-back spectaculaire à Hollywood, à Al Pacino, en passant par James Caan, Robert Duvall, Diane Keaton, John Cazale ou encore la méconnue Talia Shire, sœur du réalisateur. Le Parrain a été couronné de l’Oscar du meilleur film en 1973.

CONVERSATION SECRÈTE

1973 – de Francis Ford Coppola – 1h52, avec Gene Hackman, Frederic Forrest, Cindy Williams, John Cazale

Harry Caul est seul au milieu de la foule. Il enregistre le dialogue d’un couple pour le compte d’un de ses clients. Il est l’un des meilleurs dans son métier : écouteur professionnel. Une sorte d’espion qui capte les conversations les plus secrètes. En écoutant les enregistrements chez lui, il découvre un complot meurtrier…

  • Servie par l’interprétation exceptionnelle de Gene Hackman, la mise en scène construit au sein du quotidien le plus banal une étrangeté confinant à l’épouvante, par l’interaction inédite entre l’image et le son, par la progressive transformation de l’enregistrement du réel en graphisme presque abstrait. Ce sont les choix stylistiques qui racontent l’évolution psychique du personnage et simultanément suggèrent le passage insensible de la description du monde à l’invention d’une fiction autiste. […]. Conversation secrète annonce ces « films de dénonciation » qui vont s’en prendre à l’emprise étatique sur la vie des personnes et au danger de la technique, qu’illustreront bientôt les beaucoup plus conventionnels Les Hommes du président ou Les Trois Jours du Condor. À rebours de ces « fictions consolatrices », Coppola maintient une indécision infiniment plus troublante, et donc plus démocratique, que le règlement de compte du vieil individualisme américain avec l’État, profitant du Watergate pour ressusciter les cowboys.  (Jean-Michel Frodon, Le Monde, 25 octobre 2000)
  • Palme d’or du Festival de Cannes 1974

APOCALYPSE NOW – Final Cut

1979/2001 – de Francis Ford Coppola – 3h02, avec Martin Sheen, Marlon Brando (le colonel Kurz), Robert Duvall (le colonel Kilgore), Frederic Forrest (Jay Hicks), Dennis Hopper (le photographe), Albert Hall (Phillips), Sam Bottoms (Lance B Johnson), Laurence Fishburne (Tyrone Miller)

Cloîtré dans une chambre d’hôtel de Saïgon, le jeune capitaine Willard, mal rasé et imbibé d’alcool, est sorti de sa prostration par une convocation de l’état-major américain. Le général Corman lui confie une mission qui doit rester secrète : éliminer le colonel Kurtz, un militaire aux méthodes quelque peu expéditives et qui sévit au-delà de la frontière cambodgienne.

« Le public pourra voir, entendre et ressentir ce film comme je l’ai toujours rêvé, de la première explosion au dernier gémissement » (Francis Ford Coppola)

  • Palme d’or du festival de Cannes 1979 (ex-aequo avec « Le Tambour » de Volker Schlöndorff)

COUP DE CŒUR (« One from the Heart »)

1982 – de Francis Ford Coppola- 1h47, avec Frederic Forrest, Teri Garr, Raul Julia, Nastassja Kinski, Harry Dean Stanton, Lainie Kazan

Musique : Tom Waits & Crystal Gayle

Las Vegas. Un déluge de lumières multicolores se répand sur un décor irréel, un paradis de la chance où tout peut arriver. Dans cet espace construit pour le seul plaisir de jouer et de rêver, deux amants : Hank et Frannie font le bilan de cinq années de vie commune. Ils se sont rencontrés un 4 juillet, alors que la ville entière célébrait le jour de l’Indépendance. Désormais, ils s’ennuient. Frannie décide de quitter Hank.

  • One from the Heart possède la fluidité d’un fleuve d’eau de la vie, resplendissant comme un cristal. C’est une comédie musicale où la danse n’est plus chorégraphiée, réglée au millimètre près. Ici, c’est la lumière qui danse, les néons qui bougent, les images qui s’animent, s’agitent, se fondent les unes dans les autres jusqu’à ce que le rideau tombe. (Iannis Katsahnias)

TUCKER (« Tucker : The Man and His Dream »)

1988 – de Francis Ford Coppola – 1h50, avec Jeff Bridges, Joan Allen, Martin Landau, Frederic Forrest

1948. Preston Tucker, ingénieur visionnaire, a conçu une automobile révolutionnaire qui préfigure toutes les grandes améliorations que connaîtront les voitures durant les décennies suivantes. Tucker possède un enthousiasme sans limite, une foi inébranlable dans le « rêve américain », une famille prête à le soutenir dans toutes les épreuves, quelques collaborateurs dévoués et un sens inné de la publicité. Il n’a ni financier, ni usine, ni soutien politique et se lance pourtant à l’assaut des « Big Three » de Detroit : Ford, General Motors et Chrysler.

  • On peut voir en Tucker une métaphore autobiographique sur l’itinéraire de Francis Ford Coppola. La création des studios Zoetrope fut, elle aussi, un combat d’un groupe d’individus aux idées chimériques contre des monopoles aux aspirations frileuses. On peut gloser à l’envi et tout interpréter à travers une grille de lecture. Mais c’est oublier l’euphorie que suscite le film, la joie candide du spectateur et l’espoir d’un capitalisme éclairé.  (Jeune Cinéma n°193, février 1989)

le réalisateur Francis Ford COPPOLA : biographie en cours d’élaboration… il y a tant à écrire…

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