Du mercredi 2 au mardi 8 septembre 2026 à l’Apollo Ciné 8

Cette semaine, il y a 2 nouveaux films recommandés « Art & Essai » à l’affiche de l’Apollo Ciné 8 : SOUDAIN de Ryüsuke Hamaguchi, avec Virginie Efira. Film passionnant, parlé en français et en japonais; l’autre film c’est TROIS ADIEUX de Isabel Coixet, que nous avions découvert en avant-première vu lors du Festival Sœurs Jumelles en juin dernier à Rochefort.
Toujours à l’affiche, L’INCONNUE de Arthur Harari, avec Léa Seydoux et Niels Schneider, il ,y a aussi Palme d’Or du dernier festival de Cannes, FJORD, de Cristian Mungiu; c’est un film roumain, tourné en Norvège, et « DE LA COMÉDIE FRANÇAISE, de Martin Darondeau et Bertrand Usclat.
Horaires de la semaine, à télécharger : horaires2-8sept2026.pdf
SOUDAIN
Film franco-japonais de Ryüsuke Hamaguchi (2026 – 3h15) avec Virginie Efira, Tao Okamoto, Jean-Charles Clichet, Marie Bunel.
Double prix d’interprétation féminine au festival de Cannes 2026 (Virginie Efira et Tao Okamoto)
Synopsis : Directrice d’un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d’y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l’écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour « rendre possible l’impossible ».
Après Drive My Car et Le mal n’existe pas, le cinéaste japonais signe son premier film tourné en France. Inspiré de « Quand la vie prend un tournant inattendu », une correspondance entre une philosophe atteinte d’un cancer et une anthropologue médicale, le scénario s’appuie sur les principes de l’Humanitude, méthode de soin née en France et aujourd’hui enseignée au Japon, fondée sur le regard, la parole et le toucher. Avec la volonté de ne jamais céder au didactisme, le réalisateur continue son exploration des liens humains et de la force du dialogue.
TROIS ADIEUX
Film italo-espagnol de Isabel Coixet (2026 – 2h) avec Alba Rohrwacher, Elio Germano
Synopsis : Après une dispute sans importance, Marta et Antonio se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l’appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l’envie de vivre sans peur.
L’INCONNUE
Film français de Arthur Harari (2026 – 2h20) avec Léa Seydoux, Niels Schneider, Valérie Dréville, Lilith Grasmug, Radu Jude. (Interdit aux moins de 12 ans)
Synopsis : À bientôt 40 ans, David Zimmerman est photographe, mais personne ne le sait. Alors qu’il ne sort presque jamais de chez lui, des amis le traînent dans une fête insensée. Il y repère une femme dans la foule, ne peut en détacher le regard, et la suit. Quelques heures plus tard, David se réveille : il est dans le corps de l’inconnue.
- Adapté de la bande dessinée Le Cas David Zimmerman, écrite avec son frère Lucas, ce nouveau long-métrage retrouve l’un des motifs récurrents du cinéma d’Arthur Harari : des personnages contraints de réinventer leur identité, déjà au cœur de Diamant noir et Onoda, 10 000 nuits dans la jungle. Présenté en compétition au Festival de Cannes, ce thriller fantastique transforme le « body switch » en expérience existentielle, où la métamorphose physique nourrit une réflexion sur le désir, l’altérité et la possibilité de recommencer sa vie.
Film annonce :
FJORD
Film de Cristian Mungiu (2026 – 2h26) (Roumanie/France/Norvège) avec Sebastian Stan, Renate Reinsve
Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village au bout d’un fjord où ils se lient rapidement d’amitié avec leurs voisins, les Halberg. Les enfants des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes. Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause.
- Récompensé par la Palme d’or à Cannes, ce long-métrage confirme la place majeure du réalisateur roumain dans le cinéma d’auteur européen. Déjà lauréat en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours, il poursuit son observation des tensions entre l’individu, la famille et les institutions, aussi au cœur de Baccalauréat (2016), sur les compromis d’un père prêt à tout pour l’avenir de sa fille, comme de R.M.N. (2022), consacré aux tensions identitaires en Europe. Il confronte cette fois-ci une famille roumaine attachée à ses traditions au système de protection de l’enfance norvégien, souvent présenté comme l’un des plus progressistes d’Europe. Il souhaite ainsi dépasser le simple affrontement culturel pour interroger les certitudes de chacun.
Film annonce :
DE LA COMÉDIE FRANÇAISE
Réalisation : Martin Darondeau, et Bertrand Usclat
Principaux artistes : Pauline Clément, Laurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands, Guillaume Gallienne, Florence Viala, Christian Hecq, Danièle Lebrun, Adeline d’Hermy.
Genre : Comédie
Nationalité : France
Durée : 1h15
Synopsis : Dans trois heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.
La plus belle idée du film est peut-être aussi la plus simple : faire jouer aux comédiens de la Maison d’autres versions d’eux-mêmes. Guillaume Gallienne en concierge psychorigide, Christian Hecq en régisseur débordé, Pauline Clément en jeune metteuse en scène au bord de la crise de nerfs… En intervertissant les rôles, le film crée un savoureux frottement comique entre la scène et son envers. Ce marivaudage ne sert pourtant pas qu’à faire rire : il fait tomber le masque de l’institution. La Comédie-Française cesse d’être ce monument patrimonial intimidant pour redevenir une ruche dans laquelle acteurs, costumières, régisseurs et maquilleuses cohabitent, s’aiment, se trahissent, s’inquiètent et composent avec leurs névroses, loin de l’image élitiste qu’on lui prête.
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